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Le bien-être des enfants des pays riches

Ecrit le 15 mai 2013

 Chaque privation aggrave l’effet des autres

Selon l’UNICEF : dans les pays en développement, plus de 30 pour cent des enfants – soit environ 600 millions – vivent avec moins d’un dollar par jour. Toutes les 3,6 secondes, une personne meurt de faim. C’est habituellement un enfant de moins de cinq ans. La pauvreté est un facteur de la malnutrition, qui cause à son tour plus de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement. Quelque 300 millions d’enfants s’endorment tous les soirs le ventre vide. Sur ce nombre, seulement huit pour cent sont victimes de la famine ou d’une situation d’urgence. Plus de 90 pour cent souffrent de malnutrition et d’une carence en micro-nutriments chronique.

Ce sont les enfants qui souffrent le plus de la pauvreté. Chaque privation aggrave l’effet des autres, et en présence de deux ou plus, l’impact sur les enfants peut devenir catastrophique. Pour un enfant, il est essentiel de prendre un bon départ dans la vie à un très jeune âge, non seulement pour survivre mais pour se développer physiquement, intellectuellement et affectivement. Les privations empêchent les enfants de réaliser toute la mesure de leur potentiel, et renforcent le cycle sans fin de la pauvreté et de la faim dans une société.

C’est en respectant les droits des enfants que l’on brisera ce cycle. L’éducation de base, les soins de santé, la nutrition et la protection produisent des résultats dont la magnitude dépasse largement le coût raisonnable de ces interventions. Pour les enfants, les chances de survivre et d’avoir un avenir productif sont décuplées – comme celles de créer une société mondiale véritablement équitable et pacifique.

 France : 13e sur 29

Oui mais, dans nos pays riches, tout va bien. D’ailleurs l’enfant y est roi ! L’UNICEF vient de publier un classement comparatif portant sur 29 pays ayant une « économie avancée », sur 5 critères. Les premiers sont : Pays-Bas, Norvège, Islande, Finlande, Suède.

La France n’arrive qu’en 13e position.

Les quatre dernières places sont occupées par trois des pays les plus pauvres de l’enquête (la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie) et par l’un des plus riches, les États-Unis

Classement France (sur 29) :


  • Bien-être matériel  : 10e
  • Santé et sécurité  : 10e
  • Éducation  : 15e
  • Comportements et risques  : 13e
  • Logement et environnement : 16e

1 Le bien-être matériel est mesuré par le taux de pauvreté relative des enfants, le taux de privation des enfants, le taux de familles ayant une aisance familiale faible. La France est 10e sur 29.

2 Santé et sécurité sont mesurés par : le taux de mortalité infantile, les services de médecine préventive, le taux de vaccination générale. La France est 10e sur 29.

3 L’éducation est mesurée par l’éducation de la petite enfance, le taux de participation à l’enseignement secondaire de 15 à 19 ans, le pourcentage de jeunes âgés de 15 à 19 ans n’étant ni étudiants, ni employés, ni stagiaires) et le score moyen aux tests PISA en lecture, mathématiques et en connaissances scientifiques. La France est 15e sur 29.

4 Les critères de jugement des comportements et des risques sont : le surpoids, l’habitude de prendre un petit-déjeuner et de manger des fruits, l’activité physique, la consommation de tabac, alcool, cannabis, l’implication dans des bagarres ou des brimades. La France est 13e sur 29.

5 En ce qui concerne le logement et l’environnement, l’UNICEF retient le nombre de pièces par personne, les problèmes multiples de logement, le taux d’homicides et la pollution atmosphérique. La France est 16e sur 29

Pour ces cinq grands critères, la France est, en moyenne, 13e sur 29. Enfin l’UNICEF a enquêté sur l’avis des enfants. Alors la France passe du 13e rang au 18e rang, les enfants signalant, dans notre pays, les moins bonnes relations avec leurs camarades de classe, leur mère et surtout leur père.

Source : rapport unicef