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Mée-disances du 19 juin 2013

Ecrit le 19 juin 2013

 Aide aux plus démunis

 
L’Humanité.fr du 12/06 : Après des mois d’âpres débats, le Parlement européen (UE) a rétabli le budget de l’aide aux plus démunis pour la période 2014-2020 au niveau qui était le sien durant les sept années précédentes.

Les dizaines de milliers de bénévoles qui agissent chaque jour sur le terrain vont pouvoir poursuivre leurs actions . L’UE a ouvert toutefois le champ d’utilisation de l’aide à une « assistance matérielle de base » ou au financement de « mesures d’accompagnement » à l’insertion sociale.
 
Fondé sur de nouvelles bases juridiques, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) doit relayer le PEAD créé en 1987 pour redistribuer aux populations pauvres de l’Union Européenne une partie des surplus agricoles communautaires. Ces derniers ayant fortement réduit, l’aide était devenue financière, ce qu’avaient contesté des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui estimaient que l’aide sociale aux individus ne relevait pas des compétences de l’Europe.
 
En France, l’aide alimentaire de l’UE a atteint 72 millions d’euros en 2011, soit environ 130 millions de repas distribués par quatre associations agréées (Banques Alimentaires, Croix-Rouge, Restaurants du Cœur et Secours populaire   français) pour recevoir l’aide communautaire. Cela représente un tiers des denrées alimentaires distribuées chaque année en France.

 Affaire Tapie

 
Challenges.fr du 13/06 : Selon Europe 1, Nicolas Sarkozy ne cacherait plus sa colère concernant la remise en cause de l’arbitrage de l’affaire Tapie qui va de rebondissement en rebondissement. Et il n’hésite pas à « charger » l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, qui était alors conseiller spécial de l’Élysée. Selon l’ancien chef de l’État, l’ex-ministre de l’Intérieur lui a expliqué que le conflit Tapie-Crédit Lyonnais avait déjà coûté 20 millions d’euros aux contribuables (...) Nicolas Sarkozy s’en serait alors remis à la sagesse de son bras droit sans poser de questions. En clair, l’Élysée n’avait pas choisi l’arbitrage pour arranger les affaires de Tapie, mais par souci de l’intérêt général, peut-on lire sur le site d’Europe 1.
 
L’Etat a l’intention d’engager un recours en révision contre l’arbitrage dont a bénéficié en 2008 Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit lyonnais. « Nous contestons et continuons de contester l’utilisation de l’arbitrage pour régler un contentieux qu’il y avait entre l’Etat et Monsieur Tapie », a confirmé le Premier ministre, Jean Marc Ayrault. […]

Selon lui, « il est très important s’agissant des intérêts de l’État et les intérêts des contribuables qu’on n’utilise pas des méthodes qui semblent contraires aux principes de la République ».

L’Etat s’est également porté partie civile dans ce dossier. Le recours en révision est formé auprès de la cour d’appel de Paris, qui doit se prononcer sur le fait de savoir s’il y a eu, ou non, fraude. Si la cour d’appel reconnaît la fraude, elle peut annuler la sentence. Le tribunal arbitral avait décidé en juillet 2008 d’octroyer à Bernard Tapie 403 millions d’euros, intérêts compris, pour mettre fin au différend entre l’homme d’affaires et le Crédit lyonnais né de la vente d’Adidas.

 Chère inégalité

 
Libération.fr du12/06 : l’engagement de campagne du candidat Hollande risque de coûter très cher à l’UMP. La loi sur l’égalité femmes-hommes que prépare Najat Vallaud-Belkacem pour le Conseil des ministres du 3 juillet prévoit d’alourdir les sanctions financières pour les partis politiques qui ne respectent pas la parité femmes-hommes sur leurs listes électorales.

Ainsi l’arbitrage final de l’article 19 est drastique   : ces retenues sur le financement public versé par l’Etat seront carrément doublées. Pour l’UMP – qui est déjà le parti le plus pénalisé depuis 2007, présentant moins de 30 % de femmes –, la douloureuse pourrait donc passer de quatre à huit millions d’euros par an. Pour un budget annuel d’environ trente millions… Sauf éventuelle dissolution de l’Assemblée, la mesure entrera en vigueur en 2017, après les prochaines législatives.

 Licenciés pour 11 euros

 
L’Humanité.fr du 13/06 : Des centaines d’ouvriers d’une usine cambodgienne sous-traitante de la firme américaine Nike ont été licenciés après une série de protestations concernant les salaires. Leurs réclamations : une hausse à hauteur de 11 euros sur un salaire mensuel de 57 euros. Ils sont 288 à avoir été remerciés à l’usine Sabrina Garment Manufacturing pour avoir participé à cette grève les 27 mai et 3 juin derniers. Les 3 000 ouvriers, majoritairement des femmes, ont été évacués alors qu’ils bloquaient la route d’accès à leur usine, à l’ouest de la capitale, Phnom Penh.

Même si la police et leurs responsables se refusent à commenter les événements, les syndicats précisent que les salariés ont violemment été touchés. Au total, 23 blessés et huit arrestations. En réponse à ces heurts, entre 2000 et 3000 ouvriers du textile ont manifesté contre l’arrestation de leurs collègues devant le tribunal de la province.
 
Nike a fait part de sa « préoccupation », indiquant que le groupe avait ouvert une enquête, et attendait de ses fournisseurs qu’ils respectent les droits des salariés. Mann Seng Hak, représentant de la Free Trade Union, précise que ces ouvriers ont été « forcés de démissionner de leurs emplois sans compensation », dénonçant cet acte illégal. Il estime d’autre part que ces réactions sont des « punitions pour forcer les ouvriers à ne pas faire grève et à ne pas manifester ».
 
Selon le FMI, la confection représente 75% des exportations du pays ; le secteur textile emploie 650 000 personnes. Le Cambodge est souvent considéré comme un pays modèle dans ce domaine car l’Organisation internationale du travail en surveille beaucoup les conditions de salaire et de travail.

Cependant, le nombre de grèves a quadruplé en 2012, selon l’association syndicale du secteur, GMAC. Depuis le début de l’année on recense 48 mouvements sociaux dans le secteur de la confection. Les militants sociaux ont remarqué une détérioration des droits des salariés, des scènes d’évanouissements collectifs tirant la sonnette d’alarme. Sous-alimentation, surmenage, mauvaise ventilation des ateliers sont le lot quotidien de ces ouvriers textiles, souffrant de la pression des groupes internationaux.

Les défenseurs des droits de l’Homme craignent que le gouvernement ne veuille faire taire les tensions sociales et les critiques avant les élections du 28 juillet.

 On vote pour ne pas voter

 
Lemonde.fr du 12/06 : Comment faire enterrer par la base le nouveau vote pour la présidence de l’UMP, prévu en septembre ? C’est le tour de force auquel sont parvenus JF. Copé et F. Fillon. Ils ont défini les deux questions qui seront posées aux adhérents fin juin. La première les invite à valider les nouveaux statuts du parti, qui prévoient notamment l’organisation d’une primaire ouverte en 2016 pour la désignation du candidat de l’UMP à la présidentielle de 2017. Si le corps électoral vote oui à la première question, il pourra se prononcer sur la seconde, qui vise à entériner trois dispositions : l’annulation du vote de septembre 2012 et le maintien d’une direction collégiale jusqu’en novembre 2015, terme du mandat de M. Copé à la tête du parti ; le report de l’élection des instances locales de l’UMP après les municipales ; le renouvellement du bureau politique à titre transitoire jusqu’en mars 2014. […] « C’est une affaire de mots, mais le but reste de poser deux questions pour recueillir un double oui », résume un proche de François Fillon.