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Mée-disances du 26 juin 2013

Ecrit le 26 juin 2013

 « Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi... »

 
leMonde.fr du 18/06 : Destinée à Nicolas Sarkozy, une lettre manuscrite, (un brouillon ?) en forme de serment d’allégeance, a été découverte chez Christine Lagarde lors de la perquisition de son domicile, le 20 mars : « Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement », écrit la patronne du FMI (Fonds Monétaire International). « 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France. 2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon. 3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable. 4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting. 5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. »

Ndlr : si c’est pas de l’amour !!!

 La « leçon » de Fukushima

 
leMonde.fr du 20/06 : Le Japon, qui a connu à Fukushima en mars 2011 le plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986, compte faire de l’exportation de son savoir-faire en la matière un axe de sa stratégie de croissance. En visite à Varsovie, le premier ministre Shinzo Abe et ses homologues du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie), ont décidé, dimanche 16 juin, de renforcer leur coopération dans le nucléaire civil.[…]
 
Après le Moyen-Orient, le Vietnam et l’Inde, l’Europe orientale devient l’un des marchés visés par l’industrie nucléaire japonaise. Une démarche soutenue par l’État qui compte ainsi redresser ses échanges extérieurs affectés par l’accroissement des importations en hydrocarbures à la suite de l’arrêt pour maintenance, après la catastrophe de Fukushima, de 48 des 50 réacteurs nucléaires en activité dans l’Archipel.

Avant l’accident, le Japon exportait sa technologie nucléaire et des équipements, mais il s’agit désormais de projets « clés en main » : construction de centrales, maintenance et services après-vente - dont la gestion des dégâts et des indemnisations en cas d’accident. L’argument de Shinzo Abe pour promouvoir le nucléaire japonais est la « leçon » que les autorités auraient tirée de la catastrophe. Un point qui ne semble guère convaincre les Japonais dont la majorité demande, à en croire les sondages, l’arrêt du nucléaire.
 
Les suites de la catastrophe sont aussi loin d’être maîtrisées à la centrale : les difficultés de stockage des matériaux irradiés retardent les travaux de décontamination dont l’achèvement était prévu pour 2014. Mercredi 19 juin, le groupe Tepco, opérateur du site, a fait état de niveaux très élevés d’éléments radioactifs (strontium 90 et du tritium) dans l’eau souterraine accumulée au pied des réacteurs. En outre, 160 000 personnes vivent toujours dans des habitations provisoires.
 
Le gouvernement Abe a écarté l’objectif de son prédécesseur de sortir progressivement du nucléaire avant fin 2030, et compte relancer les réacteurs arrêtés. Le nouveau Livre blanc sur l’énergie ne fait donc aucune référence à la « stratégie innovante pour l’énergie et l’environnement » de Yoshihiko Noda, ancien premier ministre, visant une sortie de l’atome.[…]
 
L’ancien premier ministre, au pouvoir au moment de la catastrophe de Fukushima, critique la démarche de Shinzo Abe : « Se transformer en voyageur de commerce du nucléaire à travers le monde est »indécent«  », écrit-il sur son blog.

Au cours de la récente visite à Tokyo du président Hollande, la France et le Japon ont annoncé le renforcement de la coopération nucléaire notamment sur les marchés tiers…

 Défauts de fabrication

 
Martin Hirsch, président de l’Agence du service civique, a lancé le revenu de solidarité active en 2009 lorsqu’il était haut-commissaire aux solidarités actives sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Il réagit aux critiques : « J’ai toujours reconnu que le RSA   était une réforme inachevée. Nous n’avons pas pu aller au bout de notre projet. Par peur de l’explosion des demandes, le RSA   a été blindé de tous côtés. Résultat : nous sommes arrivés à une sophistication telle qu’elle se retourne parfois contre les allocataires. Pour autant, les critiques de mise en œuvre ne doivent pas remettre en cause les grands principes de base, notamment le soutien au pouvoir d’achat des salariés modestes ou précaires ».

Pour l’améliorer, il faut tout d’abord un plan massif contre le non-recours. Il n’y a eu qu’une seule campagne d’information sur le RSA   depuis sa création en 2009. Ensuite, une partie de la droite s’est lancée dans un discours sur l’assistanat. Pour encourager les gens à demander le RSA  , on ne pouvait pas faire pire. Il faut aussi simplifier les démarches. Il est facile par exemple de ne plus calculer au centime près les revenus du travail. On pourrait forfaitiser la prise en compte de telle ou telle ressource, avoir un barème par tranche de revenus avec des paliers de RSA   à la clé. Avant de tout chambouler, il faut réparer les défauts de fabrication du RSA   qui sont connus et qui ont été imposés sciemment.

Il faut refuser obstinément que les familles modestes perdent de l’argent en travaillant. Garantir que toute heure travaillée engendre des revenus supplémentaires est plus que jamais d’actualité avec la crise. Le grand danger aujourd’hui serait de remettre dans deux catégories distinctes ceux qui travaillent et ceux qui n’ont pas d’activité.

Obsédé
 
Libération.fr du 19/06 : Le tweet reste bien l’outil le plus efficace pour accéder en mode express à la notoriété. Voici donc Hugues Foucault qui se présente sur son compte comme « agriculteur, père, maire de Bretagne (un tout petit village de 143 habitants), vice-pdt de la CdC de Levroux, CN UMP, membre du bureau politique du Parti Chrétien-Démocrate ». Ce membre du parti de Christine Boutin, qui avait annoncé en octobre qu’il ne célébrerait pas de mariage homosexuel, a donc décidé à 15h38 de commenter à sa façon la présence de Najat Vallaud-Belkacem à la séance des questions au gouvernement : Najat Vallaud-Belkacem « suce son stylo très érotiquement » a-t-il dit.
 
La volée de réponses laisse toutefois penser que cette notoriété soudaine ne sera pas forcément bénéfique... Mais qu’à cela ne tienne, l’élu voyant les proportions prises par son message, a commenté plus tard dans l’après-midi : « amusant comme la gauchosphère se lâche !... ». Puis il s’est excusé, parlant d’un message infamant : « Je présente mes plus vives excuses à Mme @najatvb ainsi qu’à tous ceux que j’ai choqués par mon tweet d’une infamie et d’une horreur totale ».
 
Ndlr : fort pudique, l’élu est resté discret quant-à l’amplitude de son érection.

 Sarkozy financé par Kadhafi

 
NouvelObs.com du 20/06 : Les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 s’accumulent. Moftah Missouri, l’interprète personnel de Mouammar Kadhafi confirme que le régime de Tripoli a bien versé « une vingtaine de millions de dollars » au candidat UMP à la présidentielle de 2007.

L’interprète est catégorique : Kadhafi m’a dit […] que la Libye avait versé une vingtaine de millions de dollars. Normalement chez nous, à la présidence, quand on donne de l’argent à quelqu’un, il n’y a pas un transfert bancaire, il n’y a pas de chèque, c’est de l’argent liquide dans des mallettes. […]

Le parquet de Paris a ouvert vendredi 19 avril une information judiciaire contre X pour « corruption active et passive », « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits ».