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Forêt de Vioreau

Ball-trap

page 386
Ecrit le 23 avril 2003 :

6000 à 10 000 coups de fusil par jour

Détermination : l’association de lutte contre les nuisances du ball-trap du Bois de la Vente, au bord du lac de Vioreau, a obtenu des promesses des maires de Joué sur Erdre et Abbaretz qui ont déclaré que, SOUS QUINZE JOURS, les Sous-Préfets de Châteaubriant et d’Ancenis doivent rencontrer le Préfet et que celui-ci va prendre une décision.

Sous 15 jours ? La salle grondait, poussant les dirigeants de l’association à des actions rapides. Une souscription a rapporté, en un seul soir, de quoi payer l’avocat pour une action en justice (référé).

Qu’on se le dise en haut lieu.....

.... avant qu’il n’arrive un accident. 6000 à 10 000 coups de fusil par jour, cela met les nerfs en pelote au point qu’un participant à la réunion a déclaré : « Le soir, je deviens agressif. Je cognerais bien sur tout le monde ».


Ecrit le 6 août 2003 :

Nuisances au « Bois de la Vente »

Du côté de l’étang de Vioreau, par les belles journées de cet été exceptionnel, déjeuner en famille, recevoir des amis, se reposer tranquillement, deviennent impossible lorsqu’éclatent les rafales de détonations. Les habitants continuent de subir l’agression physique et psychologique des coups de feu, malgré les déclarations d’un responsable du ball-trap selon lequel le bruit ne dépasse pas la clôture de la forêt. (Si c’était le cas, sa fortune serait faite : il aurait inventé le grillage anti-bruit !)

L’association de défense contre les nuisances du ball-trap doit faire face aux récriminations toujours plus nombreuses des personnes excédées. Une rencontre le 12 juin 2003 avec les Sous-préfets d’Ancenis et de Châteaubriant, a permis d’avoir confirmation de la note envoyée par le Préfet de Loire-Atlantique à la Fédération de Chasse 44, demandant que « le centre soit resitué dans le cadre légal ». (C’est donc qu’il ne l’est pas !). Un échéancier a été exigé par le Préfet, mais si l’interpellé fait preuve de « panne d’enthousiasme », la procédure ne va pas aboutir tout de suite !

Lors d’une réunion le 17 juillet au Conseil Général l’association a dénoncé l’amalgame qui est fait « pour noyer le poisson » entre les activités de la fédération de chasse 44 et l’association sportive qui exploite une partie des lieux. Elle a montré, en produisant des photos, comment le site « boisé classé » qu’est la Forêt de la Vente n’est pas respecté (destruction irrémédiable de dizaines et de dizaines d’arbres situés dans les axes des tirs).

L’association n’est pas opposée à la formation des jeunes chasseurs, à la découverte et l’apprentissage des milieux naturels mais refuse « les activités ludiques mercantiles et bruyantes, la destruction massive de la flore, la pollution des sols ».

Dans le cadre d’une action en justice, le Président du TGI de Nantes a nommé un expert judiciaire en acoustique pour arrêter sa décision définitive. A suivre

Philippe Taurisson

Association de Lutte contre toutes les
Nuisances engendrées par la création du
Centre Cynégétique et Sportif de la Vente
Communes de Joué-sur-Erdre et Abbaretz -
Siège Social : Mairie d’Abbaretz -
22, rue de la Mairie
44170 ABBARETZ


Ecrit le 24 septembre 2003

Ball-trapé !

Depuis le 1er Septembre la forêt des Ventes à Vioreau a retrouvé son calme ancestral. Il semblerait que les diverses interventions des riverains aient fait prendre conscience à certains, et notamment aux maires et autres autorités, que l’intérêt général passe avant les intérêts particuliers. Le ball-trap a fermé ses portes. Les habitants des communes arrosées par la pollution sonore ne peuvent que se réjouir de la décision de la Fédération de Chasse 44 de ne plus réserver le site qu’à l’application du décret sur les modalités pratiques nécessaires à l’obtention du permis de chasse.

« Pour autant notre vigilance ne doit pas cesser, nous avons vu comment peuvent naître des initiatives qui ne s’inscrivent pas du tout dans le bien commun. Nous rappelons notre position sur l’environnement du site de Vioreau : pas plus de protection style « Réserve d’Indiens » que de développement au goût de « Disney World ». Il y a la place pour un développement maîtrisé des lieux qui respecte la spécificité générale de nos communes et ne les livre pas à une évolution mercantile avec retour maximal sur investissement » dit l’association de riverains dans un communiqué.

« Citons un exemple parmi d’autres : développer des activités variées autour du lac de Vioreau, faire connaître cet endroit magique serait une bonne idée, mais pour y parvenir il faudrait que le réseau routier soit capable d’absorber l’augmentation d’utilisateurs.

Or en l’état actuel de celui-ci nous pensons que ce serait une gageure. Est-ce bien raisonnable d’envisager des modifications profondes qui augmentant notoirement le trafic et les nuisances ôterait de facto le charme de notre contrée, donc son intérêt.

Voilà le type de contradiction qui s’offre tant aux gestionnaires qu’aux citoyens de nos communes. Cette problématique ne doit pas nous faire baisser les bras mais plutôt nous mobiliser pour être acteur des changements, et non pas simple spectateur de décisions unilatérales. »

C’est pourquoi le bureau de l’association, tout en maintenant son objet originel par souci de vigilance proposera à ses adhérents lors de sa prochaine Assemblée Générale des modifications statutaires lui permettant d’évoluer vers un objectif de veille sur les projets en cours et de leurs conséquences sur l’environnement du site de Vioreau. « Chat échaudé craint l’eau froide ».

Déjà le problème de la dépollution des surfaces couvertes par le ball-trap se pose. Quid des dizaines de tonnes de plombs qui tapissent les sous-bois ? Les conséquences si elles ne se font pas ressentir dans l’immédiat seront obligatoirement à l’ordre du jour dans quelques années. « Ne laissons pas les poubelles de notre présente histoire à ceux qui assurent notre futur : nos enfants. »


Ecrit le 8 octobre 2003 :

Regard sur Vioreau

« REGARD SUR VIOREAU » prend le relais de « L’ASSOCIATION DE LUTTE CONTRE TOUTES LES NUISANCES ENGENDREES PAR LA CREATION DU CENTRE CYNEGETIQUE ET SPORTIF DE LA VENTE ».

La société « Le plateau volant » n’ayant pas vu son bail renouvelé pour l’exploitation du ball trap de la forêt de la Vente à Joué sur Erdre, les tirs ont cessé depuis le 1er septembre 2003. Le site de Vioreau a retrouvé son calme. L’association spécifiquement et précisément créée contre les nuisances provoquées par le centre cynégétique et sportif n’a de fait plus de raison d’être.

Mais l’évolution que risquent de prendre différents dossiers concernant le site de Vioreau, (forêt de la Vente comprise) ont incité l’association à poursuivre son action d’autant plus que la Fédération de chasse 44 envisagerait l’utilisation du ball trap pour l’entraînement de ses adhérents. « Nous disons toujours la même chose : du tir sur des assiettes pourquoi pas mais en silence. Par contre nous n’émettons aucune opposition aux sessions de formation pratiques du permis de chasser.
La manière dont s’est installé le ball trap fut tout sauf très claire, nous ne voulons pas voir s’établir n’importe quoi sur les même bases. ».

« Ensemble protégeons le site de Vioreau » fut notre devise elle le reste. Il y a encore beaucoup à faire : en plus du bruit le problème de la dépollution des bois reste à prendre en compte, les lois et règlements concernant le respect des zones boisées-classées restent à appliquer, le développement urbanistique des rives nord et sud du lac n’est pas très lisible, le futur trafic routier à travers nos villages pose problème, etc...il y a surtout cet engouement pour ce lieu enchanté qu’est Vioreau, et si pour le bien du plus grand nombre nous voulons qu’il reste magique et fascinant, il faudra le défendre contre une « marchandisation » galopante.

La vigilance est de mise, telles des sentinelles nous veillerons à ce que tous ceux qui désirent venir s’y établir et y développer quelque chose le fassent dans le respect complet du lieu. Si celui-ci devait être modifié il devra l’être de manière positive qui ne pourra que l’embellir et non pas simplement le valoriser.

Le nouveau nom retenu pour l’association a été : REGARD sur VIOREAU. Siège Social : mairie d’Abbaretz

Le plomb chez l’enfant :
– risque d’intoxication graves aux conséquences irréversibles pour les jeunes enfants,
– risque de séquelles neurologiques irréversibles. Le plomb, même à très faible dose est facteur de débilité mentale.
– risque accru de stérilité, d’avortement et de déficience intellectuelle pour le futur adulte).

C’est si vrai que le Préfet de la Région Pays de Loire vient d’engager des actions spécifiques de lutte contre le « satur-nisme » (maladie grave liée au plomb)

Pour les animaux c’est encore plus radical : Par expérience on sait qu’il suffit qu’un canard ingère 5 à 6 plombs pour être condamné et mourir dans les 10 jours qui suivent. Une seule cartouche contient potentiellement assez de plomb pour empoisonner mortellement de 40 à 60 canards colverts adultes ou 23 cygnes adultes.

Les animaux morts sont consommés par d’autres animaux (insectes, charognards...) qui s’intoxiquent à leur tour. Les animaux vivants et contaminés ont eux beaucoup plus de « chance » d’être capturés par un prédateur ou tués par un chasseur, avec dans chaque cas, la contamination progressive du prédateur (ce qui est le cas des populations Inuits au Canada). Il y a donc ainsi contamination de la pyramide alimentaire.

Or les sites sont souvent pollués bien au delà de toutes les normes et directives relatives au sol et/ou aux déchets, même si les effets directs sur les sols et sur la nappe phréatique sont en apparence minimes. La décomposition des grains de plomb et le transfert du plomb dans les végétaux peuvent se produire sur les sites de ball-trap et champs de tir à la cible ou en aval avec les végétaux ensilés pour le bétail. On a connu, en Bretagne, des vaches qui sont mortes de contamination par le plomb.

Danger hypothétique ? Non puisque des décisions ont été prises :
– aux USA, au début des années 90, où malgré les pressions du lobby des armes, une douzaine de centres de ball-trap, dont 6 en zone humide, ont été rapidement fermés ou contraints d’utiliser des munitions non-toxiques ;
– au Danemark : interdiction de tir sur cibles au-dessus des masses d’eau peu profondes dès 1981, avec fermeture de plusieurs ball-trap permanents ;
– les Pays-Bas, la Suède et la Norvège visent depuis les années 80, avec leurs associations de tir sportif à éliminer graduellement le plomb pour le tir sur cibles.

Parce qu’on peut supprimer le plomb dans les balles ? Mais oui ! L’Espagne a rejoint en octobre 2001 les pays qui imposent l’utilisation de cartouches sans plomb dans les zones humides. En France rien n’est officiellement prévu avant 2008, malgré les propos du ministre de l’environnement concernant une interdiction en 2004.

Voir à ce sujet le site internet :
http://www.universnature.com/dossiers/plomb/

Et la chasse à courre, qu’en pensez-vous ?