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PLU, Plan local d’urbanisme

(écrit le 16 septembre 2002)

L’avenir de la ville : Tout sur le PADD

Le PLU   (programme local d’urbanisme), a été prévu par la loi SRU (solidarité et rénovation urbaine) du 13 décembre 2000. Ce PLU  , en cours pour Châteaubriant, débouchera sur un PADD (plan d’aménagement et de développement durable), document plus lisible que le POS (plan d’occupation des sols) mais plus exigeant aussi.Pour préparer ce PLU  , la loi a prévu plusieurs phases. La première, diagnostic et enjeux, est terminée et a débouché sur une réunion publique et une exposition en mairie. L’Atelier du Canal, qui étudie ce PLU   a terminé la seconde phase : l’esquisse du PADD. Celle-ci a été présentée au public :- mercredi 18 septembre 2002 - 20h15 à la Halle de Béré   pour le secteur urbain- mardi 24 septembre 2002 - 20h15 à la Halle de Béré   pour les écarts.Tout cela devra déboucher, par la suite, sur un PADE : plan d’aménagement durable élaboré.


(écrit le 27 septembre 2002)

60 à 70 personnes à la réunion de concertation sur le PLU   (plan local d’urbanisme), ce mercredi 18 septembre 2002. Voici les grandes lignes de ce qui a été dit par M. SIMON, architecte urbaniste.Depuis un an, les élus ont eu 7 réunions internes sur le diagnostic et les enjeux pour Châteaubriant, qui ont débouché sur une réunion publique le 21 février 2002.La réunion du 18 septembre 2002 avait pour but d’expliquer ce qu’est le PADD et de commenter les panneaux qui seront désormais visibles en mairie.

Projet, pas plan

Le PADD (projet d’aménagement et de développement durable), a-t-il été dit, « est un document stratégique, mais pas un plan ». Il propose des objectifs et des orientations, qui ne seront pas forcément tous retenus à la fin, mais ceux qui seront retenus devront être réalisés sur 10 ans. « Ce PADD est un projet politique, un outil de marketing urbain, qui s’inscrit dans une volonté de croissance, d’évolution positive ». Ce projet s’inscrit dans la perspective d’un développement durable ainsi défini : « le développement durable, c’est la capacité des hommes à répondre à leurs besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (c’est bien dit, non ?).

Le projet de développement durable proposé pour Châteaubriant s’appuie sur trois piliers : social, économique, environnemental.

Pilier social : limiter les extensions, favoriser la mixité sociale et générationnelle, développer les services et offrir des équipements nouveaux en assurant leur bonne accessibilité.

Pilier économique : définir un seuil de population acceptable (que le maire fixe à 15 000 habitants d’ici 10-15 ans), viser à conforter la fonction commerciale du centre-ville et de la périphérie, assurer la sécurité, la complémentarité des zones, l’accessibilité, tout ça dans une dynamique économique intercommunale.

Pilier environnemental : limiter l’extension urbaine de Châteaubriant, préserver l’activité agricole, faire des économies sur les déplacements et l’énergie, préserver les ressources en eau et protéger les espaces naturels remarquables. Tous ces grands principes étant posés, avec lesquels on ne peut qu’être d’accord, il reste à voir les détails.

En fait, les détails de zonage, c’est pour plus tard, la phase actuelle ne donne encore que des grandes lignes qui, si l’on a bien compris, sont les suivantes :
– La rocade sud sera faite
– La rocade ouest aussi (mais de façon moins ambitieuse que prévu, ainsi que La Mée l’a expliqué dans son numéro du 11 septembre 2002)
– La rocade nord est vraiment abandonnée
– Des zones urbanisées seront développées à l’intérieur du réseau des rocades de contournement.

Citons quelques endroits :
– Au nord de la ville, en gros entre le centre de loisirs et le bois de la Galissonnière.
– A l’ouest, du côté de Super U
– A l’est, dans la vallée orientée au sud, à proximité des étangs de la Route d’Angers
– Au sud, du côté du lotissement de la Garenne.

Ce qui n’a pas été précisé, c’est quel type de lotissement sera aménagé. S’agira-t-il, comme il en était question dans le programme municipal du maire, de lotissements « résidentiels » c’est-à-dire avec grands terrains ? Dans ce cas, cela irait à l’encontre de la volonté de mixité sociale.D’un point de vie environnemental, il est question de développer les parcs et jardins, et les cheminements piétonniers et de transformer en voie piétonne la voie ferrée qui longe la Ville aux Roses et mène vers Teillay (mais à quel prix ?).

Pas d’extension de zone industrielle

D’un point de vie commercial et industriel, il est question de renforcer l’existant, sans créer d’extension. Par exemple, il n’est pas prévu de développer de nouvelles zones industrielles à Châteaubriant : cela sera fait en intercommunalité sur les communes voisines (la Bergerie à Louisfert et Hochepie à Soudan par exemple). Deux exceptions : un terrain est réservé pour une nouvelle extension des ABRF, et un autre terrain est prévu pour densifier le secteur où se trouvent la scierie Boulé et les transports Richet (à proximité de la centrale électrique, route de Juigné).

Dans ce dernier secteur sera développé un pôle commercial et un pôle « services aux personnes » (notamment avec une crèche et la ludothèque).

Par ailleurs les friches Huard devront être aménagées, mais on ne sait pas encore comment (bureaux, pôle tertiaire, etc)

Les sportifs, au Sud

Un plateau sportif à vocation intercommunal, pourra être implanté au sud de la ville, du côté du lotissement de la Garenne. Un participant a fait remarquer qu’il sera très éloigné de la cité scolaire (collège Schuman, lycées Guy Môquet et Etienne Lenoir), sans être proche d’aucun des autres établissements scolaires de la ville.

La Gendarmerie et le Centre de Secours devraient avoir des locaux neufs, sur la route de St Aubin des Châteaux, juste après « Monsieur Bricolage ».

En ce qui concerne le centre-ville, l’atelier du Canal a remarqué que le cœur de ville a deux « socles de cohérence » : un socle minéral qui correspond au centre-ville commerçant et qui se situe dans la partie Ouest de l’hyper-centre ; et un socle végétal, qui se situe dans la partie Est, autour du Château et de la Vallée de la Chère. Il est question d’affirmer la valeur commerçante du centre-ville et de renforcer les services aux personnes. Mais pour l’instant on n’en sait pas plus.

Micro-climat

Un participant a eu le culot de douter de la possibilité d’atteindre 15000 habitants dans les 10 ans à venir « ce qui correspondrait à un taux de croissance dépassant ceux de Nantes et de Toulouse ». Il s’est fait renvoyer dans les cordes par « Monsieur le maire, cher Alain » qui ne supporte pas la moindre interrogation venant de gens d’un autre bord politique que le sien. Le PADD n’a sans doute pas pensé inscrire, dans ses objectifs, une volonté de démocratie locale (autre que formelle) et d’esprit d’ouverture de son maire !

Ce qui est d’ailleurs étonnant c’est que cette hargne ne caractérise pas les autres élus de la ville ... Y aurait-il un micro-climat à la mairie ?