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Mée-disances du 10 juillet 2013

Ecrit le 10 juillet 2013

 Affaire Snowden

Edward Snowden : l’homme qui a révélé la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que le système d’écoute sur internet du gouvernement américain …

L’Humanité.fr du 04/07 : Le président bolivien Evo Morales a enfin pu rentrer à La Paz dans la nuit. La France a simplement présenté ses « regrets », incapable de fournir des explications claires concernant l’interdiction de survol de son territoire par l’avion du président. Le gouvernement bolivien a, quant à lui, affirmé son indépendance et sa souveraineté. « Certains pays d’Europe doivent se libérer de l’empire nord-américain, mais nous, nous n’avons pas peur parce que nous sommes un peuple digne et souverain », a lancé le président bolivien en débarquant à l’aéroport de La Paz. Déjà la veille, le ministère des Affaires étrangères bolivien avait annoncé qu’il rejetait la demande d’extradition des États-Unis concernant Edward Snowden : « Il s’agit d’une demande d’extradition surprenante, illégale, infondée et suggestive qui sera rejetée d’une manière immédiate et catégorique », indique le ministère. Se fondant sur la rumeur qui annonçait qu’Edward Snowden se trouvait dans l’avion du président Morales, les États-Unis avait envoyé une demande d’extradition « au cas où le citoyen Edward Snowden se trouverait sur le territoire bolivien ». […]
 
Laurent Fabius a « fait part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du président ». « Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord », a tenté de se dédouaner de son côté François Hollande, faisant allusion aux rumeurs sur la présence de Snowden.

Manuel Valls a enfoncé le clou sur BFM TV. prenant position contre l’octroi de l’asile politique à Snowden : « Les États-Unis sont un pays démocratique, avec une justice indépendante. M. Snowden est un agent des services américains, et c’est un pays ami avec lequel nous avons des relations (...) Si cette demande est faite, elle sera toutefois examinée ».

 Ndlr : l’indignation face aux écoutes de la NSA aurait-elle fait long feu ?

 Éducation à vendre

Courrier international du 03/07 : Selon le quotidien britannique The Independent, Michael Gove, ministre de l’Éducation bien décidé à réformer entièrement le système éducatif britannique d’ici 2015, aurait pour projet de transformer l’ensemble des 30 000 écoles d’Angleterre en « Academy schools ». Les « Académies » sont des écoles publiques indépendantes des autorités locales, financées par le gouvernement mais aussi par des fonds privés. Plus encore, le ministre souhaiterait faire de ces « Académies » des entreprises à but lucratif, ce qui signifie que des entreprises privées pourraient fonder des écoles et les revendre plus cher - à condition que ces écoles ne fassent pas faillite avant. Il envisage même un recours à des fonds spéculatifs et à des capitaux à risque pour récolter de l’argent. Cette expérience a déjà été réalisée en Suède, se soldant par un échec total.

Le projet encore « secret » a été révélé au journal par des membres du ministère de l’Éducation qui craignent que « l’argent ne soit détourné des classes, que les matières qui coûtent trop cher soient réduites, comme la musique et les sciences, et que cela mette un terme à la vocation de professeur pour le service public. »

 Cause à mon cumul

leMonde.fr du 02/07 : Cinquante ans de vie politique, et le triple (147 ans) de mandats électifs cumulés. Incontestablement, Christian Poncelet est le prototype du « cumulard » comme on n’en fait plus. Tout commence en 1962, lorsqu’il obtient son premier mandat de député des Vosges, qu’il conservera jusqu’en 1972. Député : 10 ans. Élu conseiller général en 1963, il est systématiquement réélu depuis. Il devient président du conseil général en 1976, fonction qu’il occupe toujours depuis onze mandats consécutifs. Conseiller général : 50 ans.

En 1965, il devient conseiller municipal de Remiremont. Il est ensuite premier adjoint et, enfin, maire en 1983, poste que la loi anti-cumul l’obligera à quitter en 2001. Élu municipal : 36 ans. Il siège aussi au conseil régional de la Lorraine de 1978 à 1992. Conseiller régional : 14 ans.

Au passage, il s’offre même une éphémère présence au Parlement européen de 1979 à 1980. Député européen : 1 an. Après différentes fonctions ministérielles de 1972 à 1977, c’est vers le Sénat qu’il se tourne. Élu sénateur en 1977, il achève actuellement son 4e mandat de neuf ans, ayant même obtenu un petit rab d’un an en raison de la modification du calendrier électoral. Sénateur : 36 ans.

En cinquante ans de vie politique, Christian Poncelet se targue de n’avoir perdu aucune élection. Une domination locale ininterrompue, à laquelle son accès privilégié à la réserve parlementaire, pendant ses douze années de présidence de la commission des finances du Sénat, de 1986 à 1998, puis en tant que président du Sénat, de 1998 à 2008, n’est certainement pas étranger. Impossible, hélas, de reconstituer les montants dont il a pu disposer à sa guise durant cette période. Christian Poncelet est bien le dernier spécimen d’une espèce en voie de disparition.

 Contrôle au faciès

Marianne.fr du 03/07 : treize personnes ont décidé de dénoncer des contrôles « injustifiés et discriminatoires » opérés par les forces de l’ordre en France en attaquant pour la première fois ce mercredi 3 juillet l’État et le ministère de l’Intérieur devant la justice. Noirs ou arabes, âgés de 18 à 35 ans, ces citoyens français souhaitent attirer l’attention du public et des médias sur la pratique du contrôle au faciès, en demandant au tribunal de grande instance de Paris de délibérer sur leurs cas. Réunies par le collectif « Stop le contrôle au faciès », ces treize victimes de contrôles de police, dont ils jugent qu’ils n’ont eu lieu qu’à cause de leur couleur de peau, s’appuient sur une enquête publiée en 2009 par l’Open Society Justice Initiative  , menée avec le CNRS à Paris, qui estime qu’un Noir a entre 3 et 11 fois plus de chances d’être contrôlé par les forces de l’ordre qu’un Blanc, et un Maghrébin entre 2 et 15 fois plus. [...]
 
Au-delà du problème social, c’est également un enjeu politique que les plaignants souhaitent soulever. François Hollande avait fait du contrôle au faciès un de ses chevaux de bataille pendant sa campagne électorale en 2012, qui figurait à la trentième place dans ses « 60 engagements pour la France ». Il avait proposé de mettre en place un système de récépissé après tout contrôle d’identité, avant d’abandonner l’idée, jugée « beaucoup trop bureaucratique et lourde à gérer » par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, en septembre dernier.
 
En compensation, le gouvernement a annoncé le retour du matricule sur les uniformes de police, qui serait « opérationnel » fin 2013, selon le porte-parole du ministre de l’Intérieur. De son côté le parquet, d’un commun accord avec l’État, a préconisé de débouter les treize plaignants. Un nouveau « délit de faciès » ?

 La souris en deuil

Libération.fr du 04/07 : L’ingénieur et pionnier de l’informatique Douglas Engelbart, vient de décéder à l’âge de 88 ans en Californie. Dans les années 1950, une époque où les ordinateurs occupaient encore des pièces entières, le travail de l’ingénieur et de son équipe allait porter sur les fondements qui ont mené à l’informatique moderne. Ses recherches ont ainsi porté sur la visioconférence, la téléconférence, le courrier électronique, les « fenêtres » et le lien hypertexte mais il est surtout connu pour avoir inventé la souris d’ordinateur.

Son groupe de recherches avait aussi créé Arpanet, précurseur d’internet. L’ingénieur était à l’origine de 21 brevets et il avait reçu en 2000 la Médaille nationale de la technologie, la plus haute distinction du secteur.