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100 milliards, et ensuite ?

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Ecrit le 10 juillet 2013

Eh bien, il y va franchement, le nouveau patron du MEDEF : Pierre Gattaz réclame 100 milliards pour les entreprises (20 milliards par an), sans promettre d’ailleurs le moindre emploi en échange !

Le gouvernement est en difficulté financière. A-t-il fait des folies ? Non, il a seulement récupéré un héritage … foireux. Voir en effet le tableau ci-dessous (tout en milliards d’euros).

Le solde primaire est important : quand il est négatif, comme c’est le cas depuis 1990, cela veut dire qu’il faut emprunter pour boucler le budget et du coup la dette augmente.

À partir de la fin des années Chirac, et tout le temps des années Sarkozy, le déficit de la France n’a pas cessé d’augmenter.

Ainsi, ceux qui demandent des économies, maintenant, sont toujours ceux qui ont laissé filer la dépense depuis des années, et qui, en même temps, crient lorsque des dépenses sont différées, (par exemple sur la construction de lignes de chemin de fer à grande vitesse).

L’impôt sur le revenu devrait rapporter 72 milliards d’euros en 2013. En demandant 20 milliards pour le patronat, M. Gattaz voudrait donc augmenter les impôts de 27 %. Rien que ça !

Et ensuite il réclamera sans doute la baisse générale des salaires, le démantèlement des aides sociales, la fin des congés payés, et une hausse brutale des salaires-parachutes, stock-options et autres gadgets pour les grands patrons !

Pour mémoire : le gouvernement vient d’annoncer un budget pour 2014 comportant 14 milliards d’euros d’économies supplémentaires et un montant du même ordre en 2015, selon les déclarations du ministre des finances, Pierre Moscovici. Et M. Gattaz voudrait en plus 20 milliards pour les patrons !

Source des chiffres : http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php


Ecrit le 10 juillet 2013

Rejet

Le Conseil constitutionnel (dont 7 membres sur 9 ont été nommés par la Droite) a rejeté le compte de campagne de N.Sarkozy. Cette décision prive l’UMP du remboursement par l’État de 10,6 millions d’euros de frais de campagne. La même mésaventure était arrivée dans le passé à Jacques Cheminade et Bruno Mégret, et, récemment à deux députées socialistes qui, elles, en plus, ont été déclarées inéligibles !

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