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ACPM, Aide aux chômeurs - 2001

Ecrit en mars ou avril 2001

ACPM  

L’ACPM  , aide aux chômeurs du Pays de la Mée : c’est une « association intermédiaire » qui existe depuis 1987 et a son (nouveau) siège au 1 rue Pasteur (1) à Châteaubriant, local mis à disposition par l’ancienne municipalité.

L’année 2000 aura été une année un peu plus difficile que les autres : la réduction à 240 heures maximum, par personne, de « mise à disposition » en entreprises a fait chuter le nombre d’heures. « Cette limitation à 240 heures en entreprises, sur 12 mois calendaires, est trop stricte, surtout si cela se fait sur plusieurs entreprises et ne donne pas le temps, à beaucoup de personnes, de se réapproprier le monde du travail, ses contraintes horaires, etc. Quand, de plus, il faut gérer des difficultés de santé, logement, mobilité, psychologiques, etc c’est difficile » a dit le Président Maurice Legrais.La reprise économique, heureusement, a permis à beaucoup de personnes de retrouver du travail, et pour d’autres, de retrouver l’espoir, de se remettre en route.

En 2000 : 109 personnes nouvellement inscrites à l’ACPM   :
– 38 hommes soit 34,9 %
– 71 femmes soit 65,1 %

Comme à la « Mission Locale Jeunes » on constate le problème d’emploi qui se pose pour les femmes.

Le niveau de formation de ces 109 personnes :

– niveau 6 (primaire) 25,7 %
– niveau 5 (niveau classe de 3e) 33,0 %
– niveau 4 (CAP-BEP) 35,8 %
– niveau 3 (bacc) et au-dessus 5,5 %

58,7 % de ces 109 chômeurs n’ont donc pas de formation professionnelle et ce, quels que soient les âges. On remarque cependant que les femmes sont plus formées que les hommes, reste à savoir si leur formation correspond au marché du travail. On peut déplorer au passage que de nombreux jeunes, encore à l’école, se refusent à voir, malgré ce qui leur en est dit, les difficultés d’insertion qui les attendent plus tard, du fait de leur faible niveau de formation.

Situation de famille :
– 51 personnes vivent seules
– 58 personnes ont un conjoint

16 638 heures de travail en 2000

Le nombre d’heures de travail fournies par l’ACPM   a évolué de la façon suivante :
– 1996  : 13 730 heures
– 1997  : 8 348 heures
– 1998  : 11 405 heures
– 1999  : 21 756 heures
– 2000 : 16 638 heures

Les 16 638 heures de travail se répartissent ainsi :
– Collectivités 9076 heures
– Particuliers 6076 heures
– Entreprises 1051 heures
– Divers 435 heures

Elles ont concerné :
– 46 chômeurs (11 675 h)
– 38 chômeuses ( 4 963 h)

Chantiers d’utilité sociale

L’ACPM   gère en outre deux chantiers d’utilité sociale, en environnement et en maçonnerie :

Environnement : Circuit de la Forge à Moisdon-la-Rivière, plantations à Derval, sentier de randonnée à Mouais, Marée Noire à La Turballe, démolition et récupération (bâtiment ex-Provost), aménagement d’un local

Maçonnerie : cimetière de St Aubin des Châteaux, mur à Soudan avec bacs à fleurs, caniveaux à l’ancienne à Fercé, mur au Grand Auverné, etc.

Une double mixité fonctionne dans les deux chantiers (homme/femme, français/étranger).

Il y a eu en l’an 2000  :
– 33 hommes
– 11 femmes
avec une majorité de personnes de moins de 40 ans, vivant seules, et de très faibles niveaux de formation (88 % de niveau primaire ou inférieur à la classe de 3e)

Autres activités

L’ACPM   a proposé diverses autres activités aux personnes qu’elle a rencontrées :
– possibilité de passer un bilan de santé à St Nazaire
– participation à l’animation de Noël de la Rue Pasteur
– participation à la journée de Refus de la misère et à l’élaboration de la Charte de Pays
– Prévention Routière
– Session « budget » : comment gérer avec peu de revenus
– Premier départ en vacances (avec des caravanes louées à la Turballe)
– Aide sociale individuelle (pour 4 personnes)
– Sorties festives et notamment places à tarif réduit au Théâtre de Verre  .

Conclusion

En conclusion, le Président Maurice Legrais, avec les salariés et bénévoles de son association, constate qu’il y a bien reprise économique, mais pas pour tout le monde et s’interroge sur les orientations à prendre, dans l’avenir, pour faire face aux problèmes, sans doute plus difficiles, des personnes qui restent encore sur le bord du chemin.

(1) Nouveau local : 14 rue des Vauzelles, face à la Com’Com’   de Châteaubriant


NOTES:

Un peu d’histoire : voici ce qu’écrivait La Mée dans son numéro 115 de mai-juin 1988.

Quand les institutions échouent, il reste encore l’initiative privée. Celle-ci est venue, en fin d’année 1985, d’un qroupe de chômeurs qui ont eu l’idée de créer une Association de Chômeurs, pour aider ceux qui sont sans ressources, ou fin de droits. De telles associations existent à Redon, Nort sur Erdre, Blain, etc. Suite à une première réunion le 2 novembre 1985, l’association ACPM (Aide aux Chômeurs du Pays de La Mée) s’est mise en place et a fonctionné correctement jusqu’au milieu de l’année 87. Mais sans subvention municipale ni aide d’aucune sorte .

Et puis les chômeurs actifs qui avaient lancé cette association ont retrouvé du travail. Ils n’étaient donc plus chômeurs et I’ACPM a failli sombrer Une nouvelle équipe a pris la relève depuis octobre 1987 “ça tourne” à nouveau, mais toujours avec des bénévoles.

S’est alors posé le problème d’une subvention à demander aux communes du Pays de Châteaubriant. Environ 2 à 3 francs par habitant. La question est venue au Conseil Municipal de Châteaubriant, mais le maire Xavier Hunault n’est pas favorable à I’ACPM c’est le moins qu’on puisse dire....