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Issé, air pur (suite)

Ecrit le 14 août 2013

 Compte-rendu de la CSS du 15 avril 2013

La Sous-Préfecture de Châteaubriant a communiqué, en début juillet, le compte-rendu de la réunion du 15 avril 2013 de la CSS (Commission de Suivi de Site) concernant les sociétés SARVAL OUEST et VALDIS à Issé, et les problèmes de bruit et d’odeurs

En préambule, le directeur de la Ste VALDIS a fait le point sur l’incident du 17.02.2013.

Survenu après 8 mois d’activité, cet incident résulte d‘une montée anormale de la pression interne des cuves de réception, occasionnant un débordement et une déformation de ces dernières ainsi que des projections de matière organique. Il s‘explique par une vanne de remplissage d’eau restée ouverte le samedi 16 février alors que deux autres. celles des trop-pleins étaient fermées. Ce dysfonctionnement ponctuel des cuves de réception n’a toutefois impacté ni l’environnement, ni l’activité du site mais l’équipement a été renforcé.

 Rejets gazeux


En ce qui concerne la société SARVAL, un suivi permanent des rejets gazeux est prévu tous les deux ans, s’agissant de l’oxydeur. Les autres contrôles sont réalisés chaque année, généralement en mai et septembre/octobre, par l’entreprise en auto-surveillance. Cette dernière en informe le service des installations classées, qui peut solliciter, si nécessaire, l’intervention d’une autre entreprise. Les sources d’odeurs sont recherchées en capturant l’odeur, qui est analysée par les « nez ». et en menant une étude de dispersion réalisée par un laboratoire indépendant.

M. FOURNET (association Issé Air Pur) indique que les odeurs sont très fluctuantes, variables selon les lieux, et donc difficiles à mesurer, ce qui n’est pas sans avoir un impact négatif sur le développement du secteur.

Mme LEROY (coordinatrice d’associations de riverains) approuve M FOURNET en ajoutant que les normes d’odeurs prévues dans l’arrêté ministériel sont plus sévères que les relevés effectués par le service des installations classées. Selon elle, le bilan annuel ne doit pas être réalisé par rapport aux relevés de départ. Elle réclame des informations supplémentaires.

Afin d‘instaurer un climat de confiance, il est suggéré, par plusieurs participants, d’installer une station météo sur le site afin de mieux déceler la provenance des odeurs et également d’impliquer les associations en leur demandant de remplir des tableaux pour mieux cerner les odeurs.

M SPANNAGEL (S VALDIS), approuve mais signale que les capteurs d‘odeurs sont différents et que la problématique de l’odeur est difficile à gérer malgré une démarche volontaire de l’entreprise en ce sens.

Mme PRIER (association Issé Air Pur) fait remarquer que, contrairement à 2012, elle n‘avait quasiment pas relevé d’odeurs en 2011.

M CONAND, adjoint au maire d’Issé, interpelle les participants sur les disparités importantes de perceptions d’odeurs enregistrées entre 2011 et 2012. En réponse, M PELISSIER (Président de la S Sarval) indique qu’un réseau de sentinelles est en place depuis 2008/2009, qu’un tiers des bâtiments de l’usine a été refait en 2012. Des investissements continuent d’être planifiés. L’objectif n’est pas de cacher mais d’avancer.

« Certes, des efforts importants ont été réalisés, mais ces problèmes d’odeurs persistent et impactent l’ensemble de la commune » font remarquer plusieurs participants.

M SPANNAGEL informe Ia CSS que les riverains ont été contactés. Cependant, d’après M FOURNET et Mme PRIER cette démarche ne fonctionne pas puisque la personne qui laisse un message à l’entreprise n’est jamais rappelée par cette dernière. M DEFAYE (directeur de la S Sarval) signale l’existence d’une boite vocale. L’ensemble des communications téléphoniques est répertorié : « nous essayons de cerner le problème avant de rappeler la personne », dit-il. Des améliorations sont à apporter dans ce domaine, indique M SPANNAGEL en signalant l’intérêt de recueillir l‘information le plus tôt possible afin de réagir au plus vite et être en mesure d’identifier ce qui ne marche pas. Les représentants de la S VALDIS s‘associent à cette démarche.

 Méthanisation

M le maire fait part de sa déception concernant la méthanisation qui, lui avait-on dit, ne devait pas engendrer de nuisances olfactives. Certes, des travaux ont été réalisés mais de fortes odeurs persistent en été, dont les causes sont à rechercher. Il s’interroge sur l’origine de la présence de soufre et d’ammoniac, difficiles à supporter, et se demande si les dimensions du hall de réception sont suffisantes pour recevoir l’ensemble des matières.

Par ailleurs, il mentionne la dégradation des accotements par des gros engins lors des opérations d’épandage,. Enfin, faisant référence à l‘incident du 17.02.2013, le maire dénonce le manque de concertation entre les services chargés d’intervenir dans ces circonstances : prévenu uniquement par les riverains, il ne savait pas si la gendarmerie et les pompiers avaient été alertés. Toutefois l’information sur l’incident, communiquée par le SDIS (pompiers), lui a permis de rassurer les riverains.

En réponse, le SDIS indique avoir été prévenu à 12h00 alors que I’incident est survenu en début de matinée. Il signale l’absence d’un plan d’établissement répertorié, qu’il serait souhaitable de mettre en place le plus rapidement possible.

S’agissant de |‘épandage, M VIARD (un des responsables de la S Valdis) s’est rendu sur place en plein après-midi mais n’a pas pu évaluer la situation, compte tenu, selon lui, d’un phénomène de stripping (évaporation) en forte chaleur. Il redit le pouvoir fortement désodorisant de la méthanisation. Les épandages s’effectuent généralement sur terre labourée. Chaque année, environ 20 000 ha reçoivent de épandage. « Les véhicules utilisés nécessitent des moyens de pression au sol, qui souvent ne correspondent pas à la largeur des chemins. Lors de ces opérations, les routes sont plus impactées que les chemins. Des arasements du sol à certains endroits, en lien avec les prestataires, devraient permettre d’améliorer la situation ».

Enfin, le maire signale que le permis de construire prévoyait |’existence d’un bio filtre, mentionné dans l’arrêté préfectoral. Selon M FOURNET, cette décision n’est pas respectée. Mme FADAT (inspectrice des installations classées) rappelle que ces prescriptions incombent en priorité à l’exploitant, notamment au titre de l’auto- surveillance.

Certes, l’auto-surveillance est difficile, mais elle ne fonctionne pas sur plusieurs points, ajoute M FOURNET.

Le sous-préfet indique que l’auto-surveillance est la régle générale en matière d’installations classées et qu’elle n’a pas à être assurée par les services de I’Etat. Lors de la prochaine réunion, prévue en octobre 2013, Mme FADAT fera le point sur l’état des contrôles. Deux visites ont déjà été effectuées sur place par les services de la Direction Départementale de la Protection des Populations.


 Rachat

Un arrêté publié le mercredi 7 août 2013 au Journal officiel revalorise le tarif d’achat de l’électricité produite par méthanisation à partir d’effluents d’élevage. Cette mesure permet de soutenir le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) qui prévoit le développement de mille méthaniseurs dans les fermes d’ici 2020. La méthanisation doit contribuer à l’atteinte de l’objectif de 23 % d’énergie renouvelable en France en 2020.


Ecrit le 15 juillet 2015

 Valdis se dégonfle ?

Que s’est-il passé chez Valdis à Issé. La première photo, ci-contre, montre (à droite) un beau dôme bien arrondi.

Valdis et son dôme

Mais une photo d’un riverain (Ysel Fournet) montre que le beau dôme-rond s’est dégonflé. Il a fait pschiiiit ? Les voisins ont entendu comme une explosion et, par la suite, ils ont eu des maux de tête. Qu’y avait-il sous ce dôme ? Du méthane ? (photo du 8.07.2015)

Valdis : le dôme est dégonflé