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ACPM, Aide aux chômeurs, 8 salariés à l’honneur en 2003

Ecrit le 5 novembre 2003

ACPM   : 40 salariés

Lundi 27 octobre 2003 : huit salariés à l’honneur. Une équipe « patrimoine » de l’ACPM   a été reçue officiellement à la mairie de Mouais par le maire, Yves DANIEL, en remerciement pour le travail bien fait : 50 mètres de murs en pierres « recto-verso » comme disent les gars, autour de la cour de récréation de l’école. Du travail qualité « monu-ment historique » sous la direction de l’encadrant Dominique MANDARY. Le chantier est allé à un bon rythme, et s’est poursuivi par le déplacement d’une croix de schiste, datée environ du XVIIIe siècle, placée sur un socle de pierres au nord de l’église, sur les indications d’un spécialiste : Gilbert MASSARD.

L’ACPM   a une autre équipe « patrimoine » qui travaille actuellement à Ruffigné et a été retenue pour la réfection de la Chapelle des Templiers à St Aubin des Châteaux. Une équipe « environnement » nettoie et aménage les rives de la Chère, sous la direction de Pierre ESCOBAR.

Sous la présidence de Yvon GICQUEL, l’ACPM   emploie actuellement une quarantaine de salariés :
– 24 salariés en insertion
– 6 salariés permanents à temps partiel
– 10 salariés (équivalent temps-plein) en mise à disposition chez les particuliers.

Cette association fait ainsi de l’aide aux chômeurs, non pas en leur donnant de l’argent, mais en leur fournissant un vrai travail, avec des exigences d’horaires, de rythme et de qualité, grâce aux communes qui acceptent de lui confier des chantiers.


(écrit le 3 juillet 2002)

Avec le CRFA :
Le lavoir à paroles

C’était un trou d’eau au bout de l’impasse des Lilas. De la boue, des herbes aquatiques, des iris d’eau, des petites grenouilles et quelques moustiques. Souvenir de « La Garenne » le terrain de chasse des Seigneurs de Châteaubriant .

Le CRFA, qui s’occupe de réinsertion, cherchait des travaux de rénovation à faire. Pourquoi pas ce petit lavoir abandonné ?

Des hommes décidés, les pieds dans la gadoue, des pelletées de terre humide, des pierres bleues, un muret de maçonnerie, des lauzes de schiste, un vieux bénitier en ardoise, le cœur à l’ouvrage, et l’amour de ce qui est beau ... et le petit lavoir du XVIIIe siècle revit, l’eau gazouille doucement et emplit la pataugeoire. Bancs de bois, bancs de pierre, s’asseoir, jouer avec l’eau, discuter, jouer de la musique, dire plutôt que médire.

Une passerelle, la Chère paresseuse, quelques nénuphars. Gentils coquelicots, mesdames !

L’inauguration a eu lieu mercredi 26 juin 2002, fort sympa ma foi. Si vous voulez vous promener, allez y faire un tour. C’est là-bas, au bout de l’impasse des Lilas.


16 octobre 2002

Comment torpiller les chantiers d’insertion

Le COORACE, organisme de « Coordina-tion des Comités d’Aide aux Chômeurs par l’emploi » est très inquiet sur le devenir des « chantiers d’insertion ». On sait qu’il existe en France un RMI, revenu minimum d’Insertion qui, comme son nom l’indique, exige de son bénéficiaire des « activités d’insertion » en échange d’un mirifique salaire de 3000 F par mois. Encore faut-il trouver des activités d’insertion. C’est ainsi que se sont créées des structures destinées à trouver du travail à ces personnes en difficulté.

L’efficacité des chantiers d’insertion est reconnue comme une première étape essentielle d’un parcours vers l’emploi et l’entreprise. C’est un puissant outil de progression des personnes car on estime son taux de réussite à 50 %. La structure s’occupe de donner un vrai travail 20 h par semaine, de faire retrouver un rythme de travail, des relations d’équipe, mais elle s’intéresse aussi aux problèmes de santé, de logement, de formation. C’est la seule structure qui prenne en charge une personne dans sa globalité.

Jusqu’à maintenant, l’Etat prenait en charge 95 % de la rémunération des personnes, le Conseil Général complétait les 5 %, et donnait une aide pour payer les encadrants. Mais voilà que brutalement, à partir du 1er octobre (*), l’Etat a diminué sa participation à 85 % voire à 65 %. Ce qui remet en cause l’équilibre financier des associations gérant les chantiers d’insertion, entraînant en conséquence la majorité d’entre elles au licenciement des personnes en insertion, donc des personnes les plus fragiles du pays.

Ainsi, pendant que Raffarin baisse les impôts de la France d’en haut, il baisse aussi le financement des chantiers d’insertion, ce qui va mettre au chômage les salariés qui font l’effort de travailler pour avancer sur le chemin de l’emploi.

Tout proches de Châteaubriant, il y a deux chantiers d’insertion. L’un est à Rougé et s’occupe de la mise en valeur du site des mines de la Brutz, contribuant ainsi au développement touristique du pays. L’autre est à Châteaubriant : c’est l’ACPM   (aide aux chômeurs du Pays de la Mée)(1) qui donne du travail à 25 personnes sur deux types de chantiers : environnement et entretien du patrimoine.

De l’eau presque jusqu’au cou

C’est du travail dur, qui exige beaucoup de main d’œuvre surtout lorsqu’il est impossible de faire intervenir des machines (par exemple dans des endroits quasi inaccessibles en bordure de la Chère). Les hommes doivent, comme autrefois, manier la faucille, la débroussailleuse et la tronçonneuse, souvent dans l’eau, avec de l’eau à la hauteur de la poitrine !

En entretien du patrimoine, le travail n’est pas plus facile car il s’agit, pour faire quelque chose qui plaise aux touristes, de refaire les murs à l’ancienne. Pas question de couler du béton, mais de poser pierre par pierre pour réhabiliter des murs qui font parfois une centaine de mètres.

Les salariés de l’ACPM  , sont des gars « qui en veulent », qui ne ménagent pas leur effort. Ils gagnent 3000 F par mois, pour 20 h de travail par semaine, et le reste du temps ils le consacrent à mettre au point leur projet : pour les uns cela peut être de passer le permis de conduire (condition indispensable de la mobilité que l’on exige de plus en plus des salariés), pour d’autres, cela peut être de suivre des cours de remise à niveau, pour préparer une entrée à un stage de formation professionnelle ou une école spécialisée.

Un à un

L’ACPM   est là pour les suivre un à un, pour les aider à poursuivre leur projet, pour leur remonter le moral aussi quand les difficultés s’accumulent sur leur route.

Le rôle de l’ACPM   c’est aussi de trouver des chantiers (ceux que les municipalités ou Communautés de Communes veulent bien lui confier). Cela nécessite l’achat de camionnettes pour aller sur les chantiers, l’achat de matériel de professionnels, la formation des personnels et bien sûr la location d’un local pour ranger tout ça sans risque que ce soit volé.

C’est cela qui est mis en péril par la décision de l’Etat de diminuer ses taux de prise en charge. Les Présidents de Conseils Généraux en sont bien conscients et en ont parlé au Gouvernement, pour le faire revenir sur sa décision. (*)

Il est quand même incroyable que des grands patrons (style Jean-Marie Messier et d’autres), puissent quitter leur entreprise avec des indemnités faramineuses, il est incroyable que l’Etat se préoccupe de diminuer (voire de supprimer) l’impôt sur les grandes fortunes et qu’en même temps il décide de faire passer le nombre de CES (contrat emploi solidarité) de 260 000 à 75 000, avec l’espoir que les communes et les Conseils Généraux prendront le relais du financement. Drôle de façon de « décentraliser » les charges.

Des associations et conseils généraux se sont mobilisés dans la France entière pour faire revenir le gouvernement sur cette décision qui peut entraîner 100 000 chômeurs de plus, dans la France d’en bas.


Ecrit le 30 avril 2003 :

Satisfaction

Les élus de la commune de Saint-Aubin-des-Châteaux ont fait une réception, jeudi 24 avril 2003 pour remercier l’équipe « Patrimoine » de l’ACPM   (chômeurs du Pays de La Mée) dirigée par Dominique Mandary

« Vous aviez déjà fait le mur du cimetière, à la satisfaction de tous les Aubinois. Cette fois vous avez rénové le mur du Presbytère. Et nous sommes contents de la qualité de votre travail ».

Cette réception a permis d’expliquer les buts et moyens d’action de l’ACPM   et la volonté des salariés des chantiers de « s’en sortir » par le travail ... à condition que des municipalités acceptent de donner du travail comme le font les communes de St Aubin, Moisdon, Mouais, Fercé, Issé, Soudan, Ruffigné, La Meileraye, Petit Auverné, Lusanger et d’autres

Situé auprès de la Chapelle des Templiers, le mur qui vient d’être terminé bordera une voie d’accès piétonnière au lotissement que va lancer la municipalité aubinoise qui se trouve confrontée à une forte demande