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Mée-disances du 11 septembre 2013

Ecrit le 11 septembre 2013

 Logement social

 
Lexpress.fr du 06/09 : Deux élus UMP, dont le député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson, appellent les maires à manifester contre le projet de loi Duflot sur le logement près de l’Assemblée nationale, affirmant qu’il va contribuer à « la mort des communes rurales ». […]
 
Affichant leur « détermination à préserver l’espace naturel » et à refuser des « constructions massives », ces deux élus considèrent que « le gouvernement attaque le budget de nos communes et notre environnement ». « Non à une urbanisation débridée ! Non à une législation incohérente et idéologique ! Non à la construction de logements sociaux quoiqu’il en coûte : les communes rurales isolées ne s’en relèveront pas ! », disent-ils. 
 
Créer une garantie universelle publique des loyers et plafonner leur montant, sont deux des ambitions, déjà sous le feu des critiques, du projet de loi sur le logement de Cécile Duflot, promis à une bataille parlementaire dès la semaine prochaine. 
 
Examiné en première lecture à partir de mardi à l’Assemblée, le projet de loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), avait fait l’objet en commission, au mois de juillet, de 633 amendements, qui n’ont pas modifié l’économie générale de ce texte-fleuve de 84 articles. Son auteur, la ministre du Logement, affirme vouloir mettre un terme à « l’exagération de la spéculation » immobilière et a promis de se montrer pugnace face à ses opposants. 

 Commerce lucratif

 
Courrier international du 06/09 : Par les temps qui courent, le gaz lacrymogène a le vent en poupe. Même si les Nations Unies le qualifient d’arme chimique, de puissants intérêts ont permis à ce gaz d’être commercialisé sur l’ensemble de la planète en tant qu’« arme non létale ».
 
Le plus grand producteur de gaz lacrymogène est Combined Systems. Cette société est établie à Jamestown, un village de moins de 700 habitants en Pennsylvanie. Selon son site web, son métier consiste à « fabriquer des munitions tactiques et des dispositifs de contrôle des masses, destinés aux forces armées, à la police, aux autorités carcérales et aux agences de sécurité nationale du monde entier ». Cette société est une machine à produire de l’argent. Plus le monde va mal, mieux elle se porte. Une récente étude menée par Anna Feigenbaum, professeure à l’université de Bournemouth (Grande-Bretagne), montre que pendant les périodes de crise économique les dépenses anti-émeutes grimpent en flèche.
 
Dans le cas de l’Espagne, tandis que le gouvernement Rajoy a réduit le budget de 2013 dans presque tous les domaines, à commencer par la santé et l’éducation, celui du poste « anti-émeutes » a été multiplié par 17 , passant de 173 000 à 3 millions d’euros. Les principaux pays à se fournir auprès de ce fabricant de gaz lacrymogène sont par ordre d’importance : les États-Unis, Israël, l’Égypte, la Colombie et le Yémen.
 
En 2007, on a enregistré 800 manifestations en Colombie. Cette année-là, le gouvernement d’alors a signé pour le compte de la police nationale un contrat avec Combined Systems pour 2 262 936 dollars [soit environ 1,5 million d’euros]. Le contrat portait sur l’achat de lance-grenades et autres munitions anti-émeutes. Pour chacune des grenades de fumée blanche, le contribuable colombien paye 43 880 pesos [17 euros]. Chaque cartouche de gaz lui coûte 27 183 pesos [plus de 10 euros].

 Gagner moins, ou la porte

 
Sud-Ouest du 06/09 : Ils sont 35 professeurs de langue d’une école de management bordelaise, certains en place depuis 17 ans, qui se retrouvent, à quelques jours de la rentrée, à devoir choisir entre une baisse drastique de leur rémunération ou la perte pure et simple de leur poste.

Jusqu’en juillet dernier, la BEM étant dans le giron de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Bordeaux, ces professeurs de langue, qui officient souvent dans plusieurs établissements, bénéficiaient du droit social consulaire et pouvaient donc enchaîner des contrats de vacation successifs. Mais en juillet, la BEM a fusionné avec la marseillaise Euromed Management pour devenir KEDGE Business School, une entité de droit privé. N’étant plus un établissement consulaire mais une association loi 1901, il a fallu changer de cadre légal et modifier le statut de ces professeurs vis-à-vis de l’Urssaf, qui « nous a dit que cet enchaînement de CDD était impossible », a expliqué le directeur général de l’école.

Pour fournir et payer ces 35 professeurs, un appel d’offres a donc été lancé et remporté par deux organismes bordelais, l’Instituto Cervantes pour l’espagnol, et le CEL pour les autres langues. Et ces organismes ont donc contacté en priorité les professeurs de BEM, mais, selon ceux-ci, « dans des conditions indécentes et inacceptables en termes de salaire, avec une baisse de 40 à 50%, et des conditions de travail dégradées ». Un petit nombre a accepté, d’autres ont refusé, et la plupart, déconcertés, n’ont toujours pas donné de réponse.
 
Les professeurs se disent « blessés » par « le mépris » de l’école.

 Du porno au Parlement

 
Marianne.fr du 06/09 : Le premier ministre britannique, David Cameron, craignait en juillet dernier que la pornographie sur Internet « salisse les esprits des enfants ». Mais ...selon des chiffres officiels, entre mai 2012 et juillet 2013, près de 300 000 « tentatives de connexion à des sites internet répertoriés comme pornographiques » depuis les ordinateurs du Palais de Westminster ont été recensées. […].

114 844 tentatives d’accès à des sites pornographiques ont été enregistrées en novembre 2012 et 55 552 en avril 2013 par les employés du Parlement. Des chiffres tout aussi surprenants qu’inédits, surtout dans un pays qui se veut en croisade contre la pornographie sur Internet.
 
Et si 5 000 personnes travaillent au Parlement, ce sont 52 000 visites sur des sites de rencontres   extraconjugales qui ont également eu lieu depuis le réseau parlementaire de janvier à juillet 2013. Une situation quelque peu embarrassante pour David Cameron, lequel entendait imposer dès 2014 aux fournisseurs d’accès à Internet la mise en place par défaut d’un filtre anti-pornographie. Les internautes désireux de se connecter sur des sites pour adultes devront ainsi demander la désactivation du blocage. On comprend mieux, désormais, les divergences exprimées à l’époque par ses collaborateurs, lui reprochant d’alimenter la censure et la surveillance des internautes...

 Pacte mafieux

 
Europe1.fr du 06/09 : Selon la Cour d’Appel de Palerme, l’ex-sénateur Marcello dell’Utri, condamné en mars à sept ans de prison pour complicité avec la mafia, a servi de « médiateur dans le pacte entre Silvio Berlusconi et la mafia » en vertu duquel cette dernière a assuré la protection du « Cavaliere » entre 1974 et 1992, contre espèces sonnantes et trébuchantes. […] En vertu de cet accord, Silvio Berlusconi, « a abandonné toute idée de se faire protéger par les institutions, et s’est placé sous le parapluie de la protection mafieuse », en versant « .d’importantes sommes (40 millions d’euros) à la mafia ».
 
Silvio Berlusconi a dû ainsi embaucher un palefrenier à Arcore, sa villa près de Milan, « non tant pour sa célèbre passion pour les chevaux » que « pour garantir une présence mafieuse dans la villa », ironise la Cour. […]

Le secrétaire de la Commission justice de la Chambre des députés, membre du PDL, le parti de Silvio Berlusconi, a immédiatement dénoncé ces attendus, y voyant une nouvelle preuve de « la furie persécutrice de la part d’un secteur de la magistrature politisée ». Cette dernière cherche à « le faire considérer comme coupable même dans les procès où il n’est pas inculpé », s’est insurgé Luca D’Alessandro, en réclamant une réforme de la Justice. Le Sénat doit se prononcer prochainement sur l’éventuelle exclusion du magnat des médias après sa condamnation définitive pour fraude fiscale le 1er août.