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Mée-disances du 18 septembre 2013

Ecrit le 18 septembre 2013

 Gaspillage alimentaire

 
Lemonde.fr du 12/09 : Les pertes agricoles et alimentaires coûtent chaque année à la planète l’équivalent de trois fois le lac Léman en eau gaspillée et occupent inutilement un tiers de sa surface agricole. [...]

Dans un rapport publié mercredi 11 septembre, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) étudie les impacts environnementaux de cet immense gâchis. Environ 1 600 milliards de tonnes de produits alimentaires sont perdus chaque année dans le monde, soit un tiers de ce qui est produit. « L’empreinte carbone de la nourriture produite mais jamais consommée est estimée à 3 300 milliards de tonnes de CO2 », affirme le rapport, un chiffre qui représente à peu près la moitié des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis ou de la Chine. La production de ces denrées gaspille annuellement 250 km3 de ressources en eau et occupe 1,4 milliard d’hectares.
 
Ce gâchis est évalué à 750 milliards de dollars (565 milliards d’euros) en coûts directs par la FAO, qui rappelle que la réduction des pertes agricoles et alimentaires pourrait largement contribuer à atteindre l’objectif d’augmentation de 60 % des denrées disponibles pour répondre aux besoins de la population mondiale en 2050. Selon la FAO, 54 % des pertes sont enregistrées dans les phases de production, de récolte et de stockage. Le reste relève du gaspillage alimentaire au sens propre, au stade de la préparation, de la distribution ou de la consommation. Dans les pays riches, c’est ce dernier type de pertes qui domine.
 
[…] « Les pertes de céréales en Asie apparaissent comme un point chaud environnemental significatif », tant pour leur bilan carbone que pour leur consommation en eau et leur utilisation de terres arables, conclut le rapport. Cela est dû notamment aux importants volumes de production en Asie du Sud et de l’Est, ainsi qu’au poids de la riziculture, qui émet de fortes quantités de méthane. Les pays riches et l’Amérique latine sont à l’origine de 80 % des pertes en viande, qui « ont un impact élevé en termes d’occupation des sols et d’empreinte carbone », poursuivent les auteurs. Les pertes de fruits en Asie, en Amérique latine et en Europe comptent parmi les principaux responsables du gaspillage de l’eau.

Pour remédier à cette situation, la FAO préconise diverses mesures (lire pages 4-5)

 Rugbyman mordeur

 
20minutes.fr du 13/09 : Anthony Watts ne pourra plus se faire les dents sur ses adversaires pendant un petit moment... Le crime remonte au 1er septembre dernier. en tentant de défendre sa ligne d’en-but, le joueur de rugby à XIII australien Anthony Watts a eu la douteuse idée de mordre le pénis d’un adversaire. Ce qui ne se fait pas. Après avoir été jugé par un tribunal sportif, l’ex-star de la NRL (National Rugby League), l’un des championnats de XIII les plus prestigieux du monde, a écopé de huit matchs de suspension. Watts a pourtant nié les faits, mais les juges ont estimé que les preuves de la morsure étaient irréfutables. Sur le moment, la victime s’était en effet tordue de douleur avant de baisser son short et de montrer à l’arbitre les stigmates de la morsure.

 Flingues

 
NouvelObs.com du 13/09 : Plus le nombre de propriétaires d’armes est élevé dans un État américain, plus le taux d’homicides y est élevé, affirme une étude américaine dirigée par Michael Siegel, chercheur de la Boston University School of Public Health, qui met au jour une « corrélation solide » entre le taux estimé de détention d’armes dans un État et le nombre des homicides par balles qui y est commis.
 
« Quand le taux de détention d’armes augmente de 1%, le taux d’homicides augmente de 0,9% », conclut l’étude, en réponse à une affirmation du lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), selon qui la possession d’une arme n’entraîne pas d’augmentation de la violence, voire la fait baisser. Pour ce travail publié dans la revue American Journal of Public Health, le chercheur a étudié les chiffres estimés, sur 30 ans (1981-2010), du nombre de propriétaires d’armes et des homicides par balles dans chaque État.
 
[…] Après le massacre commis dans une école de Newtown, Connecticut, en décembre 2012, où 20 enfants et 6 adultes avaient été tués par un jeune homme lourdement armé, « de nombreux États étudient une législation possible » pour lutter contre la violence par armes à feu, rappelle le chercheur qui « suggère que des mesures permettant de faire baisser le nombre de détenteurs d’armes feront baisser les taux d’homicides par balles ».
 
Le taux de détention d’armes dans le pays va de 25,8 % à Hawaï à 76,8% dans le Mississippi, avec une moyenne de 57,7%. Selon le FBI, un peu plus de 8.500 personnes ont été tuées par balles en 2011, un chiffre en baisse.

Jusqu’à 300 millions d’armes à feu sont en circulation aux États-Unis, soit presque une par habitant. Depuis septembre 2013, l’Etat du Iowa, aux Etats-Unis, délivre des permis de port d’arme aux personnes aveugles ou atteintes de fortes déficiences visuelles, au nom de la non-discrimination ..

 Boire et se sentir beau ?

 
NouvelObs.com du 13/09 : Boire de l’alcool fait-il se sentir beau ? Le laboratoire de psychologie de Grenoble, pour s’être penché très sérieusement sur la question, a reçu ce 12 septembre à Harvard un « Ig Nobel », un prix récompensant les travaux de recherche qui « font rire puis réfléchir ».
[...]

« En psychologie, aucun Français n’avait encore reçu d’Ig Nobel, ça nous a bien fait rire quand on a appris la nouvelle », a réagi le directeur du laboratoire inter-universitaire de psychologie (Lip) de Grenoble.
 

 Sexisme ordinaire

 
lefigaro.fr du 12/09 : Depuis l’affaire DSK, la parole des femmes en politique s’est déliée. Qu’elles soient ministres, députées ou assistantes parlementaires, elles ont été nombreuses à évoquer la misogynie quotidienne et le paternalisme ancré qui flirtent souvent avec le harcèlement sexuel. Des habitudes qui sont aussi monnaie courante dans le milieu de la recherche universitaire. [...]
 
Louise Antony, professeur à l’université du Massachussets, regrette l’impunité de mise sur ces affaires : « Très peu de poursuites pour harcèlement sexuel sont engagées, et pourtant, je suis persuadée que presque toutes les femmes dans la profession pourraient donner quatre ou cinq exemples de comportements grossiers de la part de professeurs masculins qui n’ont jamais été sanctionnés pour cela. » 

Le sujet a été mis sur la table après l’éviction de l’université de Miami en juillet de Colin McGinn : le philosophe avait envoyé par mail des propositions indécentes à l’une de ses étudiantes. Contre toute attente, Il a été soutenu par nombre de ses confrères masculins.
 
Une misogynie mise en avant par Jennifer Saul, directrice du département de philosophie de l’université de Sheffield. Sur son blog What is it like to be a woman in philosophy ?, créé en 2010, les messages sur les attitudes sexistes se multiplient. Comme celui de cette étudiante qui raconte sa discussion avec un professeur, qui se disait pourtant déterminé à faire avancer la cause des femmes philosophes. Mais qui a interrompu leur entretien brusquement en lâchant à son interlocutrice qu’il avait une envie irrésistible de lui toucher les seins.
 
Ce sexisme est également présent chez les scientifiques et pèse sur les recrutements. L’an dernier, dans le cadre d’une étude réalisée par l’université Yale, 127 membres de la faculté des sciences ont reçu des CV de candidats à un poste de chef de laboratoire. Parmi les postulants, on comptait 63 hommes et 64 femmes. Les recruteurs ont jugé que la femme était moins compétente que l’homme. Ils étaient également prêts à offrir au candidat masculin 5 000 dollars de plus qu’à la candidate. Pourtant leurs parcours étaient parfaitement identiques...