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ACPM, chantier, chomeur, insertion

ACPM, Aide aux chômeurs, 2004

Ecrit le 26 mai 2004 :

Assemblée Générale du 6 mai 2004

L’ACPM   a concerné 160 salariés en 2003 :
– 6 salariés permanents
– 111 salariés en mise à disposition
– 42 salariés en chantier d’insertion

En volume d’heures de travail c’est l’équivalent d’une PME

Mise à disposition

L’ASSOCIATION A DEUX SERVICES DISTINCTS (donc deux comptabilités)

Le premier service concerne la mise à disposition. Du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2003 : 14791 heures ont été réalisées (8 personnes équivalent temps plein) dont 5008 pour le ramassage des déchets ménagers et 5275 heures de ménage. (13872 heures en 2002)

Les tarifs permettent de payer le travailleur et les cotisations patronales, et de faire face aux coûts de gestion de l‘association.

Les heures facturées représentent 76 % des ressources. Les communes apportent des subventions à hauteur de 2 % et le Conseil Général 3 %. Le reste (19 %) étant des produits divers (notamment mesures ASI : appui social individualisé). Ce sont donc essentiellement les chercheurs d’emploi qui, par leur travail, aident à financer la structure qui les emploie.

Les services proposés sont :
–  pour les hommes : rippeurs, manutention, déménagement, bricolage, jardinage, peinture
–  pour les femmes : ménage, secrétariat, saisie informatique, repassage, garde d’enfants, manutention

L’accueil des chômeurs (avec pour finalité l’emploi) est l’essentiel de l’action de l’ACPM  . Parmi les 69 personnes (sur 111) mises à disposition en 2003, 17 ont trouvé un emploi permanent.

Chantier d’insertion

Le second service est le chantier d’utilité sociale (appelé plus communément chantier d’insertion)

L’agrément pour ce service concerne 24 personnes. En fait, en raison de durées différentes, 42 personnes ont transité par l’ACPM  , 9 femmes et 33 hommes. Les travaux concernent l’environnement (sentiers, rivières) et la rénovation du patrimoine bâti, à la demande des municipalités, syndicats de rivières, Communautés de Communes. 16085 heures ont été effectuées en 2003

Quelques chantiers importants ces derniers mois : berges de la Chère de Châteaubriant à Mouais ; murs du cimetière de St Aubin des Châteaux et Ruffigné, réfection intérieure de la Chapelle des Templiers à St Aubin des Châteaux, murets avec jardinières incorporées à Soudan et Mouais, calvaire à Soudan, etc

Les salariés du chantier d’insertion ne sont absolument pas dans une logique d’assistance. Ils travaillent à mi-temps et gagnent 517 € nets par mois. Le reste de leur temps est consacré à diverses tâches : soins médicaux, remise à niveau, préparation du permis de conduire, etc.

Le gouvernement a exprimé le désir de relancer la consommation en accordant une réduction d’impôts de 150 € par an pour ceux qui font un emprunt. Les salariés qui sont en insertion à l’ACPM   ne paient pas d’impôt et, pire, ne peuvent pas obtenir un emprunt bancaire. Si le gouvernement avait la bonne idée de leur accorder une prime de 150 €, il serait sûr de relancer la consommation.

La difficulté pour trouver de l’emploi est liée à plusieurs facteurs . En voici deux :
–  1) le manque d’emplois
–  2) le manque de mobilité, lié au manque de voiture. En partie pour des raisons financières (quand on gagne 1000 euros par mois on n’a pas les moyens d’aller travailler en voiture). Selon une étude présentée mercredi 31 mars 2004, par la Fédération française des Automobile-Clubs et des usagers de la route (FFC), le budget des automobilistes français est resté en moyenne quasiment stable en 2003. Un propriétaire d’une Renault Clio à essence neuve, ayant parcouru 11 060 km, a dépensé 453 euros par mois en moyenne en 2003.
453 euros par mois quand on gagne 1000 € : c’est pari impossible.
Alors les chômeurs achètent des voitures à bas prix... avec de multiples exemples des coûts induits élevés engendrés par des réparations incessantes

Rapport financier

L‘ACPM   qui, naguère, disposait d’un local gratuit fourni par la municipalité, a été obligée par la municipalité actuelle de quitter les lieux, ce qui induit un coût de 5500 € par an.

Le déficit de l’ACPM   a été de 6272 € en 2003, s’expliquant en partie par le loyer, et en partie par la diminution des heures de « rippeurs » (c’est-à-dire d’éboueurs) . le SICTOM (syndicat intercommunal des ordures ménagères), qui a confié 7422 heures de travail à l’ACPM   en 2002, a cessé d’attribuer des heures en octobre 2003, occasionnant une perte de 2400 heures. En 2004 le SICTOM continue à refuser d’accorder des heures de rippeurs à l’ACPM  , alors même qu’il manque de personnel !

Activités diverses

En plus de la mise à disposition et des chantiers, l’ACPM   assure le suivi de quelques personnes en « appui social individualisé » (accompagnement psychologique, écoute, aide aux démarches administratives). L’ACPM   participe à l’opération « Premiers départs en vacances », et aux « sorties familiales à la journée » (9 sorties en juillet-août), occasions de briser la monotonie quotidienne et d’offrir aux enfants une journée de découverte. Entre autres actions, le goûter et le cinéma de Noël, le forum « look et bien-être », visent à créer des relations sociales et à mieux intégrer les salariés de l’ACPM   dans la vie sociale.

Formation

Association agréée par la Préfecture et conventionnée par le Conseil Général, l’ACPM   ne « bricole » pas n’importe quoi. Salariés et bénévoles suivent des formations régulières sur l’alcoologie, la souffrance psychique des salariés ets. Une formation spécifique appelée « Cèdre » s’inscrit dans une démarche de qualité basée sur une pédagogie de l’insertion par l’activité économique : elle concerne 10 personnes qui participent à 8 journées de formation échelonnées au cours de l’année 2004. La réflexion permet de préciser ce qu’est l’ACPM   :

– Elle n’est pas une entreprise d’intérim, spécialisée dans les petits boulots

– Elle n’est pas un « atelier de charité » servant à occuper les chômeurs pour des tarifs modiques

– Au contraire elle se situe dans une logique d’insertion par le travail, en associant les demandeurs d’emploi à cette démarche, en valorisant les personnes à travers leurs travaux, en posant des exigences (autonomie, ponctualité, hygiène, respect des consignes), en vérifiant les aptitudes des salariés (qualification, compétences, santé) et en proposant des formations.

COUP DE COEUR

A la fin de l’assemblée générale, dépassant les bilans traditionnels qui sont trop souvent des chiffres froids ne traduisant pas la réalité humaine, le Président Yvon Gicquel a livré son « coup de cœur » en disant :

« Les demandeurs d’emploi que reçoit l’ACPM   sont
– des gens fragiles
– des gens seuls
– des gens qui veulent s’en sortir
– des gens qui ont besoin d’aide ou plutôt d’accompagnement

La fragilité n’est pas une tare, elle est sans doute une des caractéristiques de l’être humain. Et tel qui se croit fort peut être très surpris de craquer même pour un simple grain de sable sur sa route. Vous connaissez des personnes qu’un deuil, une maladie, une rupture, conduisent au désespoir, à la négation d’eux-mêmes.

La fragilité peut être source de richesse, quand elle permet de mieux comprendre l’autre.

Elle peut aussi devenir un handicap quand la personne n’a rien ni personne à qui se raccrocher.

Or il est frappant de constater que les demandeurs d’emploi que nous côtoyons à l’ACPM   sont des gens seuls,
– homme ou femme d’un couple désuni,
– célibataires trop peu confiants en eux pour oser prendre contact avec d’autres
– jeunes femmes avec enfant
– jeunes gens en rupture familiale

Solitude

La solitude, le manque de repères, chez ces personnes, ne favorisent pas la reprise du travail. Le monde du travail est de plus en plus difficile, lieu du « chacun pour soi » et du « pousse-toi de là que je m’y mette ». Les gens fragiles, non soutenus, en sont alors facilement rejetés.

La solitude c’est aussi l’impossibilité de demander un conseil ou une aide. Le personnel de l’ACPM   est très attentif au dit et surtout au non-dit, de façon à amener peu à peu les salariés à oser parler de leurs problèmes. Un problème mis sur la table est déjà en partie résolu.

S’en sortir

C’est ainsi qu’intervient l’ACPM   : que ce soit en mise à disposition ou sur les chantiers, les salariés sont écoutés, suivis, parfois même encadrés. Je voudrais que vous veniez vous rendre compte, par vous-mêmes, de la joie et de l’entrain que manifestent les salariés des chantiers le matin à l’embauche. Et pourtant l’ACPM   se montre exigeante à leur égard, exigeante sur l’exactitude, la propreté, le rythme de travail, les relations avec les autres, la non-consommation de boissons alcoolisées sur le temps de travail.

Malgré ces exigences, les salariés sont heureux au travail. Cela nous pose d’ailleurs un problème car, au bout de quelques mois, il faut qu’ils nous quittent et ce saut dans l’inconnu les inquiète. Encore heureux si c’est vers un emploi, malheureusement nous n’avons pas le pouvoir de créer des emplois.

Même après leur départ, les salariés savent qu’ils peuvent revenir pour rencontrer les filles du bureau, ou leurs anciens encadrants, demander un conseil. Si l’ACPM   a pu libérer la parole, c’est déjà une première étape vers un mieux être

Nous refusons le terme d’aide : nous ne sommes pas des êtres supérieurs se penchant sur la misère humaine. Nous préférons le terme d’accompagnement. Chacun des salariés doit pouvoir trouver le moyen de s’en sortir par lui-même. Le personnel de l’ACPM   est là en appui, comme une branche d’arbre sur un chemin escarpé.

Dignité

Ici, à l’ACPM  , nous faisons confiance aux salariés et, sauf exception, nous ne sommes pas déçus. En des circonstances difficiles que nous avons connues, nous avons mis des salariés en responsabilité sur des chantiers. Nous n’avons jamais eu à le regretter.
Le monde moderne dispose de techniques extraordinaires, mais il a perdu le sens de l’homme, le sens de la solidarité humaine.Le chômage est un drame épouvantable parce qu’il rejette des personnes, parce qu’il les fait douter d’elles, parce qu’il les retranche de la communauté humaine. C’est à cela que l’ACPM   essaie de remédier sans pouvoir hélas enrayer la machine à écraser les hommes et les femmes.

Yvon Gicquel


Ecrit le 16 juin 2004 :

Une réception des travaux de la Chapelle des Templiers a été faite le 7 juin 2004 par le maire de St Aubin des Châteaux, M. Michel Rétif. Dans cette église, à la charpente taillée à la hache, les deux grands fenêtres ogivales étaient murées depuis longtemps. Les employés municipaux ont enlevé les parpaings disgracieux mais, au moment de poser des vitres, il ont constaté un faux aplomb de la bande de pierre séparant les deux fenêtres. C’est l’ACPM   (chômeurs du Pays de la Mée) qui, sous la direction de Dominique Mandary, a rétabli l’équilibre avec d’infinies précautions.

Les deux ogives éclairent ainsi la chapelle, sans rien d’agressif, et mettent en valeur la charpente.

L’ACPM   a aussi refait les joints intérieurs d’une partie de l’église, et de l’enfeu, et réalisé un banc de pierres tout autour de la chapelle pour consolider les murs. La municipalité réfléchit à ce qu’elle va mettre sur le sol.

Une deuxième phase de rénovation va être confiée à l’ACPM   dont chacun s’accorde à reconnaître la qualité du travail. « Ces travaux qui vous sont confiés sont un geste de solidarité vis-à-vis des personnes en réinsertion » a dit le maire, « et en même temps une grande satisfaction pour nous car les visiteurs expriment leur admiration ». Le président de l’ACPM  , Yvon Gicquel, de son côté, a remercié les élus qui font confiance à l’association, et mettent ainsi en valeur le travail dont les salariés peuvent être fiers.

La Meilleraye : l’ACPM  , toujours avec Dominique Mandary, poursuit le chantier de la Meilleraye, rue du Monastère, avec mise en sécurité des murs existants, piquage et habillage en moëllons du mur de clôture, habillage d’un puits, construction d’un muret de 10 mètres de long avec jardinières à fleurs.

Par ailleurs le chantier de nettoyage des rives de la Chère, par l’ACPM   sous la direction de Pierre Escobar, va bon train et devrait être fini après l’été.

Voie ferrée

L’ACPM   espère voir démarrer le chantier de débroussaillage de la voie ferrée Nantes-Châteaubriant promis par Réseau ferré de France et la Région Pays de Loire.

Le débroussaillage de la ligne de Tram-train

Télécharger le document : Chantier de débroussaillage , format pdf de 214.9 kilo octets

Les communes qui ont des travaux à confier à l’ACPM   sont les bienvenues, tout comme les particuliers qui ont des travaux à confier en bricolage, ménage, jardinage, etc.

ACPM   - 15 bis rue St Georges   -Châteaubriant - 02 40 28 09 70


Ecrit le 29 septembre 2004 :

ACPM   : nettoyons la nature

Nettoyons la nature 24.0

Bidon (rouillé), tôles (rouillées), fils de fer (barbelés et rouillés), socle de machine à laver, grands sacs-bâches, l’ACPM   (actions pour les chômeurs) a ramassé de nombreux détritus, jetés là depuis longtemps le long de la « Voie Verte ». Il en reste beaucoup à enlever !

Soucieuse de l’environnement, l’ACPM   a ainsi participé gratuitement à l’opération « Nettoyons la nature » organisée par Leclerc, qui a rassemblé entre autres l’école Claude Monet, l’école de Béré, la Maison Familiale et quelques éléments du Conseil Municipal des Jeunes.

L’ACPM   est de plus en plus connue de par les chantiers qu’elle exécute au bénéfice et à la satisfaction des Communes : murs et jardinières à La Meilleraye, mur du presbytère à Villepôt, chapelle des Templiers à St Aubin des Châteaux, sans oublier le nettoyage des rives de la Chère

L’ACPM   (agréée par la Préfecture) peut aussi fournir du personnel pour les particuliers (ménage, jardinage, manutention, secrétariat, etc) et pour les entreprises. Toutes les formalités sont faites par cette association.

Renseignements : 02 40 28 09 70

voie ferrée