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ABRFI, aucune commande

Ecrit le 9 octobre 2013

 La section FO reçue à Bercy

Une délégation de la section FO des ABRF (Laurent Halet et Willy Delanoë), accompagnée de Michel Le Roc’h, secrétaire adjoint de l’UD FO et avec le soutien d’Eric Keller de la fédération FO de la métallurgie, a été reçue à Bercy par Monsieur Rabin, conseiller de Monsieur Montebourg, Ministre du redressement productif. « Nous avons évoqué avec lui la situation difficile dans laquelle se retrouve aujourd’hui l’entreprise après le surprenant retrait du Russe UVZ. Monsieur Rabin a réaffirmé que le ministère mettait tout en œuvre, pour aider au maintien de l’activité. Ainsi, des contacts sont pris à différents niveaux pour aider l’entreprise à finaliser un carnet de commandes à court terme, l’objectif étant, à moyen terme, de trouver un autre repreneur ayant une vraie volonté industrielle ».

En l’absence d’une stratégie pour renouveler en France, le parc de wagons actuellement vieillissant, la reprise de l’entreprise ne peut venir sans doute que d’un industriel étranger. Nous souhaitons que les démarches engagées par le ministère aboutissent, mais dans les conditions actuelles, nous n’avons aucune garantie.

Monsieur Rabin a par ailleurs confirmé que la SNCF proposerait un emploi à chaque salarié licencié, répondant ainsi à la revendication de notre organisation syndicale faite dès l’annonce du plan de licenciement. C’est la seule chose dont nous pouvons aujourd’hui nous féliciter.


Ecrit le 16 octobre 2013

 Rien, Rien ...

Du côté des ABRF, c’est toujours l’attente, interminable. La SNCF va, de plus en
plus, être confrontée à l’obsolescence d’une large partie de son parc de wagons de fret, et donc à la double nécessité de mettre en circulation de nouveaux matériels roulants et de réparer/rénover les voitures dont la « vie » peut encore être prolongée.
Mais elle préfère importer des matériels à bas-coût … et ne confirme aucune commande pour les ABRF.

ABRF en péril

L’usine de Châteaubriant dispose de personnel, d’un savoir-faire reconnu et de 3 ateliers situés sur la zone d’activités économiques Sud Ouest de Châteaubriant : 18 000 m2 pour la construction, 8 000 m2 pour la réparation, et 2 000 m2 pour la maintenance.

 Manifestations à partir du 16 octobre 2013

ABRFi

Mercredi 16 octobre sur le site des ABRF à CHATEAUBRIANT, un Blocus de l’entreprise commencera dès 7h !!! les 136 salariés seront présents plusieurs jours en permanence afin de montrer notre mécontentement sur l’avenir de l’entreprise !

« 54 lettres de licenciement partent cette semaine, nous voulons agir et alerter les pouvoirs publics. Nous comptons sur votre présence afin de montrer notre savoir faire reconnu partout en Europe et ne pas mourir à petit feu sans rien dire » dit le syndicat Force Ouvrière.

Contact : Laurent Halet délégué syndical Force Ouvrière.

Ouest-France : le baroud d’honneur


Selon la Lettre de l’API du 3 octobre 2013 :

 Recomposition du capital

Arrivé il y a 20 ans à la tête d’ABRF industries, Jean-Luc Remondeau s’apprête à en perdre le contrôle. L’entrepreneur et sa famille possèdent à ce jour près de 70 % du capital d’AORF, la holding de l’industriel spécialisé dans la construction, la transformation et la maintenance de wagons de fret. Mais le plan de sauvegarde de la société mère, validé le 25 septembre par le tribunal de commerce d’Orléans, prévoit une recomposition de l’actionnariat.

Obligations convertibles
Les créances obligataires détenues par Unexo (Crédit agricole) et Arkéa capital investissement suite à une levée de fonds de 4 M€ en mai 2009 seront partiellement converties en capital, opération leur donnant une participation d’environ 20 %. Eric Vinassac, spécialiste des situations de crise nommé PDG en mars 2011, fera également son entrée au tour de table dans une proportion similaire. Avec les 20 % que conservera un groupe composé d’actionnaires multiples dont les salariés d’ABRF, la part de Jean-Luc Remondeau et de sa famille sera donc ramenée à 40 %.

Nouvelle gouvernance
Cette redistribution des cartes va se traduire par une nouvelle gouvernance qui devrait faciliter les négociations commerciales avec la SNCF alors que Jean-Luc Remondeau entretient des relations difficiles avec l’établissement public. Le dirigeant lui reproche d’être à l’origine du déclin du secteur dans l’Hexagone en gelant depuis des années toute commande tandis que sur le marché de la maintenance, les ateliers d’AORF concurrencent ceux de la SNCF. Or le succès des plans de continuation accordés à ABRF et sa filiale SDHF repose sur une bonne entente entre les deux parties.

26 M€ à rembourser
L’enjeu est de taille : les deux sociétés vont devoir combler sur dix ans un passif évalué à 26 M€. « Le remboursement se fera sentir principalement sur les dernières années de l’étalement de la dette, confie Eric Vinassac. En veillant au grain, nous pouvons assurer notre développement tout en développant un cash-flow suffisant surtout que nous avons continué à investir durant les exercices passés. » Priorité des priorités : décrocher des commandes auprès des filiales de la SNCF avec le soutien du ministère du redressement productif.


Ecrit le 19 octobre 2013

 Désespoir et combat

ABRFi

Dans l’allée de l’entreprise ABRF une carcasse de wagon a été renversée et couverte d’une bâche. Trois bacs en bois brûlent de vieux pneus. La fumée est noire, comme la colère. La détermination est totale : « Nous faudra-t-il créer des émeutes pour qu’on nous entende ? » dit l’un des salariés licenciés. Une centaine de salariés (sur 136) sont présents. Et ne travaillent pas. De toutes façons, il n’y a pas de travail à leur donner.

Le PDG, Eric Vinassac, désapprouve cette « occupation » des lieux. « Mais cela fait des années que nous nous battons pour l’entreprise » dit le syndicat Force Ouvrière qui commence à penser : « Nous avons été trop gentils ».

Dans l’assemblée des salariés, les visages sont creusés. Les interrogations fusent : « La SNCF-Géodis vient de signer un contrat de 383 wagons avec l’entreprise Lohr à Duppigheim en Alsace. Nous nous contenterions d’une commande de 100 wagons ». Un cadre rappelle qu’il y a eu de nombreux audits effectués sur les ABRF et que, à chaque fois, la qualité du travail a été reconnue, qu’il s’agisse des wagons porte-voitures, des freins, des trémies, des essieux, etc. Au moment où le ministre des Transports Frédéric Cuvillier annonce la création d’autoroutes ferroviaires « pour le désenclavement et le développement économique des territoires tout en favorisant la transition énergétique », les salariés ne comprennent pas que le frêt soit à la peine. « Le beurre pour le voyageur, des miettes pour le frêt ».

Cette situation résulte d’un conflit entre l’ancien PDG, Jean-Luc Remondeau, et la SNCF. Remondeau reprochait durement à la SNCF de négliger le frêt. La SNCF n’était pas encline à lui passer des commandes, considérant en outre que les ateliers de ABRF concurrencent ses propres ateliers Entre les deux, les salariés sont victimes de cette brouille.

Les choses vont peut-être changer car il y a eu recomposition du capital. Selon la Lettre de l’API du 3 octobre 2013, les créances obligataires détenues par Unexo (Crédit agricole) et Arkéa capital investissement seront partiellement converties en capital, opération leur donnant une participation d’environ 20 %. Eric Vinassac fera également son entrée au tour de table dans une proportion similaire. Avec les quelque 20 % que représentent des actionnaires multiples dont les salariés d’ABRF, la part de Jean-Luc Remondeau sera donc ramenée à 40 %. Il ne sera plus majoritaire (lire ci-dessus la Lettre de l’API)

Les élus

Les élus le 18 octobre 2013

Vendredi 18 octobre, à l’occasion du congrès des maires de l’arrondissement de Châteaubriant, les élus, toutes tendances confondues, sont venus dans l’entreprise à 15 h. Yves Daniel député, Viviane Lopez et Bernard Douaud conseillers généraux, Ronan Dantec sénateur, Alain Hunault maire. Tous, ils promettent un appui. « Je ne comprends pas
qu’il n’y ait pas eu de commandes de la SNCF pour passer ce cap difficile » dit Alain Hunault qui, en d’autres lieux, plaide pour le « moins d’Etat » et, là, souhaiterait que l’Etat puisse imposer une politique économique à une entreprise. « Le frêt va se redévelopper en France, comme en Allemagne, car nous sommes en face de défis énergétiques » dit Ronan
Dantec. « Dans l’immédiat, il faut sauver les ABRF à court terme pour préparer l’avenir ». Le problème est bien là : le court terme.

ABRFi

« Nous recherchons des solutions depuis des mois » dit Yves Daniel qui est en contacts réguliers avec le ministre Arnaud Montebourg et avec le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. « Nous attendons une décision de la SNCF ».

« Mais qui doit décider ? L’Etat ou la SNCF » interroge le délégué FO, Laurent Halet, en parlant du désarroi des salariés ABRF et de leur famille, « un drame social ». Des salariés sont au bord des larmes. Un salarié pompier déclare : « Je ne souhaite pas être appelé parce qu’un de mes camarades aura mis le feu à sa maison ».

Il faut que la situation évolue positivement d’ici deux à trois semaines, sinon c’en sera fini des ABRF.
Ateliers qui ont
Besoin d’un
Repreneur
Financier
Impératif
dit une pancarte à la porte de l’usine.

Philippe Grosvalet

Le Président du Conseil Général a écrit à Jean-Marc Ayrault pour s’inquiéter de la situation des
Ateliers bretons de réalisation ferroviaire industrie (ABRF), il demande que
l’Etat intervienne auprès de la SNCF pour sauver ce fleuron de l’industrie
castelbriantaise, ce qui pourrait sauver ses 136 emplois.

Un peu de répit ?

Ouest-France : je ne comprends pas pourquoi ça bloque