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A.S.F.A : aide au répit

Ecrit le 25 septembre 2013

ASFA   : Association de Soutien aux Familles Aidantes. C’est une petite association basée à St Vincent des Landes depuis un an environ. Comme son nom l’indique, elle désire soutenir les familles aidantes dans leur prise en charge des malades et/ou personnes handicapées, que ce soit pour « le répit », l’assistance personnelle ou la vie quotidienne.

 Un large champ d’activités

Le répit : permettre aux familles de « souffler » un peu. « Nous prenons en charge des personnes atteintes de diverses pathologies, Alzheimer  , Parkinson, suites d’AVC ou autres, pour des séances de stimulation (mémoire, écriture, motricité), à domicile. Pendant ce temps la famille peut disposer de temps libre » dit Mme Dauly.

L’assistance personnelle, ce peut être l’aide à la toilette, au lever, au coucher, habillage, repas, aide à la mobilité. Ou autres prestations. « Si le besoin s’en fait sentir, nous pouvons même aller visiter régulièrement une personne. Par exemple, nous allons passer deux heures avec une personne, tous les week-ends, à la demande de la famille » dit Mme Bauduz.

L’association fait même des gardes de jour ou de nuit.
Le service « vie quotidienne » peut prendre en charge le ménage et le repassage, les courses, la préparation des repas.

 Souplesse, adaptabilité

Une caractéristique de l’ASFA   : sa souplesse. « Nous ne sommes pas limités par un nombre de ’lits’. Et nous intervenons 7 jours sur sept et 24 heures sur 24 en respectant le choix de vie des personnes. Par exemple, si une personne choisit de se lever à 7h, c’est à cette heure-là que nous intervenons ». L’association emploie, pour cela, une quinzaine d’intervenantes dont 4 AMP (aide médico psycho-logiques), sur le territoire de Soudan, Châteaubriant, Derval, Nozay et quelques communes environnantes. La prise en charge est individualisée, mais toujours en coordination avec les services sociaux.

Une autre caractéristique de l’ASFA   : son adaptabilité. « Nous prenons chaque demande en considération, même quand le service de soins à domicile, ou les infirmières libérales, débordées, ne peuvent intervenir »

 Animations

Consciente des problèmes d’isolement, l’AFSA compte proposer un nouveau service dès novembre prochain, « mettre en place des animations, hors domicile, pour les personnes dépendantes, ou pour les aidants, ou pour d’autres personnes, au minimum une fois par mois, pour favoriser le lien social », au travers d’activités et en prévention de la perte d’autonomie et des effets du vieillissement. L’ASFA   se chargera des animations et du transport des personnes.

Afin de financer ce projet, l’Association a reçu une subvention de 2000€ par la Fondation d’Entreprise Banque Populaire Atlantique.

(Renseignements : 02.40.07.92.23)


Ecrit le 8 janvier 2014

 Première activité-loisirs de l’ASFA  

L’ASFA   (Association de Soutien aux Familles Aidantes) l’avait annoncé : elle a tenu parole en organisant sa première après-midi de détente pour les personnes âgées. Elle sait bien, en effet, qu’il ne suffit pas d’apporter de la nourriture et des soins pour satisfaire les besoins humains. Manger, boire, dormir, être propre oui, mais aussi : ne plus être seul, être intégré socialement, appartenir à un groupe, échanger.

Une quinzaine de personnes se sont donc réunies le 19 décembre à l’Espace Campagn’Arts   de St Vincent des Landes. « Usez et abusez de bonnes choses » leur a dit l’adjoint Yves Blais. Il y avait là Marie Gautier, 93 ans, aveugle, et Suzanne Hamon 80 ans, et Vivien Auguste, 90 ans, toujours vaillant à l’accordéon. Il se souvient de son épouse décédée : « Elle ne me reconnaissait plus, sauf quand je prenais l’accordéon ». Ce 19 décembre, Auguste a joué des airs d’autrefois, accompagné d’Anthony au chant. Nos Anciens savent encore chanter ensemble. En est-il de même des jeunes ?

Les deux responsables de l’ASFA  , et quatre aide-soignantes, sont allées chercher les personnes chez elles. « Tout au long de l’année, on reste dans le médical. Cela fait du bien de prendre une récréation ! ». Les personnes apprécient ! Certaines sont seules à la maison, d’autres ont un coinjoint-e et/ou des enfants, mais quand ils sont au travail …. « Nous allons essayer d’organiser un après-midi détente deux fois par mois » disent les responsables de l’ASFA   qui ont à régler les problèmes de transport et d’animation. St Vincent des Landes ? Nozay ? La Grigonnais ? L’ASFA   a de grands projets !
Renseignements : 02.40.07.92.23

Auguste et Anthony Photo : Auguste et Anthony


Ecrit le 8 janvier 2014

 Les besoins humains

Selon Manfred Max-Neef le besoin n’est pas un phénomène purement négatif de privation, il doit être envisagé comme le ressort d’une dynamique possible, d’une énergie pour se mettre en route, donc comme une potentialité. Pour ceux qui interviennent dans les processus de développement, c’est une invitation à changer de regard, pour accepter que ceux qui souffrent de besoins insatisfaits puissent investir pertinemment dans la recherche et la construction d’une solution.

La satisfaction des besoins humains

Selon l’économiste chilien Manfred Max-Neef, les neuf besoins humains fondamentaux sont : Nourriture – Protection – Affection – Compréhension - Participation – Plaisir – Création – Identité – Liberté.

Le modèle de Manfred Max-Neef explique que la satisfaction des besoins humains fondamentaux ne peut être réellement assurée de manière simple en fournissant des biens et des services à ceux qui sont dans le manque.

Vouloir résoudre les pénuries d’une manière mécaniste, spécialisée et extérieure - médicaments contre les épidémies, boîtes de conserve contre la famine, argent contre la pauvreté, gendarmes contre l’insécurité... - ne permet pas d’enclencher de véritables dynamiques de développement.

Vouloir pallier l’insatisfaction des besoins fondamentaux par une course à la productivité non seulement est illusoire mais peut même se révéler destructeur.

Et vouloir parachuter les solutions comme on parachute des vivres ou des médicaments, sans ouvrir un espace à la parole de l’autre, sans lui donner la possibilité d’élaborer à travers cette parole sa propre conscience de sa situation, revient à nier la nature humaine, une partie de son système de besoins et de ses ressorts. Les formes d’organisation, les structures politiques, les valeurs, les règles, les espaces, les contextes, les pratiques sociales, font aussi partie des réponses aux besoins fondamentaux de l’être humain.

De ce point de vue, Manfred Max-Neef pense que les structures sociales « moléculaires », à taille humaine, sont les plus propres à créer le contexte du processus de développement. On y risque moins de voir la tentation de l’avoir se substituer à l’être, au faire et à l’inter-agir, on y risque moins de voir des solutions-leurres prendre le pas sur des réponses justes et synergiques, notamment parce que, paradoxalement, ces micro-sociétés peuvent être plus riches, du point de vue expérientiel, que les sociétés dites « évoluées ».
Une fois de plus la démonstration est faite, que la logique du ’’tout marchand’’ qui a déjà fait bien des dégâts, reste la solution d’aujourd’hui … qui prépare les problèmes de demain.

L’un des traits de génie de Max-Neef est d’avoir ajouté à l’être, à l’avoir et au faire, le mode de l’inter-agir : en articulant ainsi le système des besoins humains à son environnement social et naturel, il fonde le concept de « développement soutenable »

Les super zaidants