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ACPM 2007 : 61 sorties vers l’emploi ou la formation

Ecrit le 23 avril 2008

 61 sorties positives

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Labyrinthe à Lusanger

L’Association ACPM   (Actions pour les Chômeurs du Pays de la Mée) a compté 172 personnes inscrites à son fichier, en 2007. Elle a pu leur fournir 39 753 heures de travail :
– 13 634 heures pour des contrats individuels
– 26 119 h pour des travaux en chantier de valorisation.

 Contrats individuels

Avec satisfaction, l’ACPM   a enregistré 61 sorties positives :
– 40 CDD
– 16 CDI
– 5 Formations

Ménage, repassage, jardinage, bricolage,
secrétariat, accueil périscolaire ou cantine
déménagement, agent d’entretien…. Ce sont essentiellement des particuliers (pour 6797 heures) qui font appel à l’ACPM  . Mais aussi des communes et des associations (pour 4142 h) et des entreprises (2725 h).

Des avantages : l’ACPM   trouve la personne adaptée aux besoins du donneur d’ouvrage, et fait tous les papiers administratifs et les diverses déclarations. C’est donc tout simple pour la personne qui a besoin de personnel.

En revanche, il y a quelques rigidités, introduites par la loi : l’ACPM   n’a pas le droit de fournir du matériel (même pas un balai !) et, pour les entreprises, elle ne peut placer quelqu’un que pour 240 heure, c’est-à-dire environ un mois et demi de travail. Le gouvernement demande aux associations, telles que l’ACPM  , de fournir du travail aux chômeurs, mais, en même temps, elle limite leurs possibilités. Tout ça pour ne pas concurrencer les artisans.

Les donneurs d’ouvrage se situent essentiellement à Châteaubriant (6989 h), puis à Rougé (2017 h). Sur les autres cantons l’ACPM   a peu de clients. Il s’agit sans doute d’un manque d’information, et aussi d’un manque de moyens financiers. C’est dommage car, dans les faits, l’ACPM   a une bonne réputation et peut répondre à nombre de demandes.

 Valorisation

En ce qui concerne le chantier de valorisation, 10 femmes et 41 hommes ont été embauchés en 2007 pour un salaire net de 700 euros par mois environ (pour 24 à 26 heures de travail/semaine), sur deux types de chantier : environnement et entretien de patrimoine.

Plantations, débroussaillage, sentiers de randonnées, clôtures, escalier en rondins, montage d’une serre, piquetage d’un mur, réfection d’un pignon, réhabilitation d’un calvaire, dallage, conception et réalisation d’un labyrinthe, travaux en forêt…. L’ACPM   travaille pour des particuliers, des collectivités ou associations, voire en sous-traitance.

Pour 2007 l’ACPM   a équilibré son budget avec un excédent de 15 000 euros … qui n’autorise pas à faire des imprudences.

 Gérard

On dit à tort : les chômeurs yzonca travailler. C’est une simplification injuste et sans lien avec la réalité car, dans les faits, les salariés qui viennent à l’ACPM   ne demandent qu’une chose : avoir du travail.

Encore faut-il avoir du travail : appel est donc fait à tous ceux qui seraient susceptibles d’en apporter.

Encore faut-il aussi que les salariés soient capables de travailler. Le chantier de l’ACPM   permet justement de tester les capacités physiques et les obstacles à l’emploi.

Un exemple de suivi a été donné à l’assemblée générale de l’ACPM   avec le cas de « Gérard » (prénom d’emprunt) :

Gérard a 24 ans, il vit seul depuis l’âge de 17 ans. Gros problèmes financiers, ce qui a entraîné le passage d’un huissier et de fréquents rappels de sa banque. Il a peur de l’avenir et a beaucoup de mal à faire confiance aux gens qui l’entourent notamment les assistantes sociales, les référents de l’ANPE et de la Mission Locale, et les encadrants de chantier. « Toujours présent au travail, avec une volonté réelle de travailler, tout engendre chez lui un questionnement énorme qui se manifeste par une sollicitation quasi permanente de l’encadrant. Il a besoin que les consignes soient longuement expliquées avec beaucoup de détails. C’est quelqu’un qui demande beaucoup de temps et d’énergie aux personnes qui le suivent.

Très émotif, Gérard est pris de tremblements surtout lorsqu’il fait un travail minutieux. C’est handicapant pour l’exécution de sa tâche. Les expressions de visage qu’il a alors, entraînent des remarques de la part de ses collègues du style « pourquoi tu fais cette tête là ? » ou alors « pourquoi tu trembles comme ça ? ». Cela ne fait que l’agacer et le remettre face au problème dont il est conscient mais pour lequel il n’a aucune solution. ».

Le parcours de Gérard s’est fait en 4 étapes :
– La première étape : le mettre en situation de travail sur une longue période
– La deuxième étape : lui faire prendre conscience qu’il arrivait à faire des choses avec un résultat satisfaisant, pour pouvoir lui redonner confiance en lui.
– La troisième étape a été axée sur son métier de peintre (il a un CAP) .
– La quatrième étape consistait à définir le niveau réel de compétence en peinture, dans de vraies conditions de travail. Avec l’association Retravailler, des Evaluations en Milieu de Travail ont été mises en place (EMT) pour aider Gérard à trouver l’entreprise qui pouvait l’accepter en stage et le préparer à toutes les démarches de présentation devant un employeur. Il a pu passer l’étape de la sélection pour la formation pré-qualifiante et a été retenu.

Il s’agit donc d’une évolution positive mais qui reste très fragile, à la merci du moindre accident de parcours.

Pour contacter l’ACPM   :
– 02 40 28 09 70
– acpm44@orange.fr
– http://www.acpm44.fr