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Une loi gomme pour les ados

Ecrit le 2 octobre 2013

À partir du 15 janvier 2014, un nouveau « bouton » apparaîtra sur les réseaux sociaux fréquentés en Californie : il permettra aux adolescents de supprimer des contenus qu’ils avaient eux-mêmes mis en ligne auparavant, mais sans mesurer leur portée négative, par exemple après une soirée arrosée… Les adolescents pourront ainsi faire disparaître de leurs pages personnelles les photos ou commentaires postés sur un coup de tête. Twitter et Facebook proposent déjà cette fonctionnalité, mais cette fois elle sera généralisée.

« C’est une protection pour nos enfants, qui agissent souvent de façon impétueuse en téléchargeant des photos ou des messages déplacés avant de penser aux conséquences », a déclaré le parlementaire démocrate Darrell Steinberg, auteur de la loi.

Les défenseurs de la loi espèrent ainsi protéger les jeunes Californiens du harcèlement de leurs camarades, qui survient parfois quand ils se sont mis en scène dans ses situations peu flatteuses. Mais il s’agit aussi de les aider à ne pas avoir à supporter le poids d’erreurs de jeunesse pouvant peser lourd dans leur parcours scolaire ou à l’abord du monde du travail. « Les erreurs de jeunesse suivent leurs auteurs toute leur vie et leurs empreintes numériques les suivent où qu’ils aillent », déclare James Steyer, fondateur de l’association Common Sense Media, favorable à la loi, dans les colonnes du San Francisco Chronicle.

Les profils des réseaux sociaux sont de plus en plus observés et contrôlés. Une étude publiée en 2012 indiquait que près du quart des responsables des admissions dans l’enseignement supérieur passaient au crible les profils des candidats sur les réseaux sociaux. Parmi eux, 35 % affirmaient avoir trouvé des contenus diminuant fortement les chances des postulants (photos vulgaires ou prises lors de la consommation d’alcool ou de drogue).

La « loi gomme » ne règle pas tout, notamment parce qu’elle ne protège pas les jeunes des commentaires ou photos les concernant téléchargés par des tiers. Elle ne permet pas non plus aux adultes de gommer leurs erreurs de jeunesse et enfin elle ne s’appliquera qu’en Californie, mais c’est un premier pas intéressant. [La Commission européenne a, elle, proposé un règlement qui va plus loin que la loi californienne puisqu’il obligerait les éditeurs de sites à informer les services-tiers de la volonté de l’utilisateur d’effacer des données. Mais ce projet est toujours au stade de projet.]

Autre volet intéressant de cette loi californienne : limiter la publicité destinée aux mineurs. Les éditeurs de sites et d’applications seront dans l’obligation de contrôler leurs publicités, pour éviter de diffuser, par exemple, des annonces de cigarettes, d’alcool ou d’armes, à un utilisateur mineur.

L’ordinateur sait tout

Le 12 mai dernier à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), une jeune femme a déclaré la disparition de sa fillette, Fiona et son appel télévisé aux ravisseurs (supposés) était très émouvant.

Mais des analyses informatiques menées par la police scientifique ont permis d’établir que les parents avaient consulté des archives de presse sur internet concernant des affaires de disparitions d’enfants. Finalement le couple a avoué que Fiona avait été tuée après une soirée bien arrosée, et enterrée.