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Mée-disances du 09 octobre 2013

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Ecrit le 09 octobre 2013

 Après le Sarkothon, le Barjothon 

Le Sarkothon lancé par l’UMP afin d’éponger les dettes de l’ancien président suite à l’invalidation de ses comptes de campagne a donné des idées à certains, notamment à Frigide Barjot. Selon le quotidien 20 minutes, l’ex tête de file de la Manif pour tous devrait  bientôt lancer, elle aussi, une association, les «  Amis de Frigide Barjot  » pour l’aider à résoudre ce qu’elle désigne comme «  un moment pénible  », à savoir l’assignation par son bailleur, la Régie immobilière de la ville de Paris, à quitter le logement qu’elle occupe du fait de l’avoir utilisé «  à des fins commerciales  ».

Frigide Barjot et son mari, Basile de Koch, se retrouvent devant la justice pour avoir sous-loué leur appartement - un duplex de 173 mètres carrés situé dans le 15e arrondissement de Paris - à la société Jalons, un groupe d’étudiants cofondé par Basile de Koch, organisateur d’événements humoristiques avant de se transformer en société d’édition spécialisée dans la publication de pastiches. Des «  manquements graves aux obligations des baux d’habitation consentis à M. et Mme Tellenne  », selon la RIVP. Les baux, d’un montant mensuel de 2.850 euros, constituent une somme dérisoire pour le prix du marché parisien. Un loyer que le couple justifie en se référant à une clause sociale étayée par la déclaration de faibles revenus (environ 36 000 euros par an).

N’envisageant pas de s’installer dans son appartement de 64 m2 dans le Xe arrondissement de Paris, qui ne possède « que » deux chambres, Frigide Barjot prévoit de surmonter cette épreuve grâce à un appel aux dons : «  Les gens qui pensent que je ne mérite pas ce traitement pourront ainsi m’aider  ». Quand elle promettait de continuer à en appeler à la mobilisation tant qu’elle le jugerait nécessaire, on s’attendait à peu près à tout, mais sûrement pas à ça.

 Les excuses de Barilla

leFigaro.fr du 27/09 : Le président des pâtes Barilla, qui a provoqué un tollé en déclarant ne pas vouloir de couple homosexuel dans ses spots publicitaires, parle de « malentendu ». Après avoir déclenché une vive polémique en affirmant, la veille, qu’on ne verrait jamais un couple gay dans ses publicités, le président des pâtes Barilla, Guido Barilla, a présenté ses excuses : « Je m’excuse si mes mots ont généré de la controverse, de l’incompréhension, ou s’ils ont heurté la sensibilité. Je voudrais souligner que j’ai le plus grand respect pour tous, sans distinction d’au-cune sorte. Dans ses publicités, Barilla met en avant la famille, car notre marque y est fortement liée et qu’elle est un lieu d’accueil chaleureux pour tous. »

Il avait tenu ces propos le 25 septembre, lors de l’émission La Zanzara de la radio 24 « pas par manque de respect » mais parce qu’il n’est « pas d’accord avec eux.

Notre famille est de type traditionnel ; la femme y occupe un rôle fondamental ». Durant l’émission, le patron de la célèbre marque italienne a également indiqué qu’il était favorable au mariage gay mais pas à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. Ajoutant que « si les homos aiment nos pâtes et notre communication, ils peuvent les manger, sinon ils peuvent manger d’autres pâtes. On ne peut pas toujours plaire à tout le monde ».

 Espionnage privé

Libération.fr du 27/09 : Des employés de la NSA, l’agence américaine chargée des interceptions de communications au centre d’une polémique déclenchée par les révélations d’Edward Snowden, ont profité des outils de surveillance de leur employeur pour espionner les communications de … leur petite amie.

Dans une lettre à un sénateur consultée par l’AFP, l’inspection générale de la NSA recense 12 utilisations malintentionnées par des employés indélicats des puissants outils de surveillance des communications. La loi interdit à la NSA de surveiller les communications des Américains ou des étrangers installés légalement dans le pays, sauf en cas de soupçon légitime de liens avec des activités terroristes. Elle proscrit également les surveillances à des fins personnelles.

Cela n’a pas empêché en 2004 une employée civile en poste à l’étranger de « surveiller le téléphone portable de son mari parce qu’elle soupçonnait qu’il avait une liaison », relate l’inspection générale

Un militaire de la NSA n’avait pour sa part pas hésité au premier jour de son travail à faire des recherches sur six courriels d’une ancienne petite copine. Vite épinglé, il avait dit vouloir s’entraîner.

 Le Venezuela expulse trois diplomates américains

Lexpress.fr, du 01/10 : Accusés de sabotage en lien avec la panne d’électricité qu’a connu le Venezuela début septembre, trois diplomates de l’ambassade des États-Unis à Caracas ont eu 48 heures pour rentrer aux États-Unis. « J’ai ordonné au ministre des Affaires étrangères Elias Jaua de procéder à leur expulsion » a déclaré le président dans un discours public.
Le président a accusé les diplomates de s’être réunis « avec l’extrême droite vénézuélienne » afin de « la financer et de mener des actions pour saboter le système électrique et l’économie » du pays.

Le Venezuela souffre également de pénuries alimentaires et de produits de consommation courante, le gouvernement accusant l’opposition - et ses alliés américains - de spéculer afin de tenter de le discréditer.

En mars, deux attachés militaires américains à Caracas avaient été sommés de quitter le pays, déjà sous le coup d’accusations de conspiration contre le gouvernement héritier de l’ancien président Hugo Chavez, décédé le 5 mars. En représailles, Washington avait renvoyé deux diplomates vénézuéliens quelques jours plus tard.

Ndlr : y aura-t-il un Pinochet vénézuélien ?

 Médecins spécialistes

Le Nouvel Observateur du 25/09 : Entre juillet 2012 et juin 2013, l’association de défense des consommateurs UFC Que-Choisir a analysé les dépassements de trois catégories de spécialistes : les pédiatres, les ophtalmologistes et les gynécologues. Selon cette étude, les deux tiers des spécialistes étudiés ont modifié leurs tarifs en un an : 45% les ont augmentés de 2,6 euros en moyenne, 36% les ont maintenus et 19% les ont baissés (-3,9 euros). Les hausses sont surtout intervenues dans les villes moyennes de 10.000 à 50.000 habitants (+1,8%) et chez les pédiatres (+7%).

Cette étude est publiée alors que le contrat d’accès aux soins (CAS) proposé aux médecins de secteur 2 (à dépassements d’honoraires) doit être mis en place au 1er octobre. Il a déjà été retardé de trois mois, le nombre minimum de médecins devant le signer (8.200) n’ayant pas été atteint au début de l’été. En signant ce contrat, les médecins de secteur 2 s’engagent à limiter leurs dépassements, en échange d’avantages sociaux payés par l’assurance maladie.

Ce contrat d’accès aux soins « est une véritable tartufferie », a estimé le président de l’UFC-Que Choisir qui appelle les « pouvoirs publics à enfin cesser la politique d’inaction complaisante face à la fracture sanitaire française pour agir résolument contre les dépassements d’honoraires ».

L’association réclame un plafonnement « immédiat » des dépassements à 40% du tarif sécu, la fermeture de l’accès au secteur 2 (où exercent de plus en plus de jeunes médecins spécialistes) et à plus long terme la « redéfinition de la rémunération des médecins », visant à la disparation des dépassements.

[Ndlr : 8.611 praticiens libéraux sur 25000 ont signé ce « contrat d’accès aux soins ». soit (20%) des chirurgiens, obstétriciens, anesthésistes ou ORL, mais 50% des généralistes et pneumologues ».]

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