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Un contre-budget de régression

Ecrit le 9 octobre 2013

Selon le Journal du Dimanche, qui n’est surtout pas un journal de gauche, le budget 2014, présenté par le gouvernement, sera débattu en commission le 9 octobre, il repose sur 15 milliards d’euros en économies et 3 milliards en prélèvements supplémentaires. L’UMP entend remplacer ces derniers par 3 milliards d’économies supplémentaires.

Où les trouver ? Dans la sphère sociale. « Les dépenses dérivent dans ce domaine. Il faut porter l’accent là-dessus », explique Gilles Carrez citant les aides au logement, le RSA  , l’hébergement d’urgence, l’allocation adulte handicapé, les retraites, etc. « Voilà à quoi servent les impôts », dit-il.

Le principe général serait celui d’une non-indexation des aides sur l’inflation. Autrement dit, elles progresseraient moins vite que le coût de la vie. « Ce type de mesure fut appliqué partiellement en 2012, nous avons économisé un milliard d’euros », souligne Carrez. Le gouvernement Ayrault a repris cette méthode, qu’il applique aux aides au logement. Les syndicats et le patronat l’appliquent aux retraites complémentaires.

Dans le domaine de la santé, le député propose d’introduire des tickets modérateurs pour « stopper la gratuité ». S’agissant de la CMU complémentaire, il préconise la non-exonération du forfait de un euro par consultation. Actuellement, les plus démunis qui bénéficient de ce dispositif n’engagent aucun frais et ne payent pas les franchises.

Par ailleurs, Gilles Carrez observe que les autres pays indemnisent les chômeurs pendant un an avec un plafond autour de 2.500 euros par mois alors que le système français va jusqu’à deux ans et 6.000 euros [Ndlr : il n’y a pas beaucoup de chômeurs, chez nous, à 6000 euros par mois !]. « Il faut prendre les réformes à bras-le-corps ! », lance-t-il. Une réflexion de ce type, formulée par Bruno Le Maire à la veille de la présidentielle, avait été retoquée par l’UMP.

Autre grande piste, les fonctionnaires. « Nous devons revenir au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux », insiste le président de la commission des finances. « Et sans retour catégoriel », insiste-t-il. C’est-à-dire sans rétrocéder aux agents une partie des économies réalisées, comme cela fut fait sous le quinquennat Sarkozy pour rétribuer les efforts de productivité et s’assurer la paix sociale.

Selon Le monde, L’UMP approuve la diminution de 1,5 milliard d’euros des dotations aux collectivités territoriales inscrite dans le projet de loi de finances du gouvernement. Elle veut aussi « clarifier » les dispositifs d’intervention en faveur des entreprises, renoncer au financement direct des associations par l’Etat et « rationaliser » la carte des sous-préfectures.

À la lecture de ces propositions, le PS a estimé que « c’est le diable qui se pare des habits de vertu en proposant les mêmes mesures douloureuses qui ont pourtant échoué ces dix dernières années ».