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Super, les zaidants qui s’ignorent

Ecrit le 30 octobre 2013

Super-zaidan

Selon une étude statistique de la DRESS, en 2008, 3,4 millions de personnes aidaient un proche de 60 ans ou plus. Ces aidants étaient âgés en moyenne de 59 ans et 53 % étaient des femmes. La moitié d’entre eux étaient les enfants de la personne âgée et un tiers leur conjoint, les autres aidants étant des membres soit de la famille (frères, soeurs,...) soit de l’entourage (amis, voisins, etc).

La santé des aidants est une nécessité fondamentale. La MSA   (Mutualité Sociale Agricole) explique : « l’épuisement, le sentiment d’impuissance et d’isolement de l’aidant peuvent fragiliser sa santé. Des services d’aide existent mais restent souvent méconnus. En effet, parfois freinés par un sentiment de culpabilité, les aidants n’osent pas faire appel à une aide extérieure pour les soulager dans leurs tâches quotidiennes ».

Super, les aidants

La MSA   a conçu un jeu de société appelé « Super Zaidan ». « Les échanges entre les joueurs permettent à chacun de réaliser l’importance de rester en bonne santé. Le jeu valorise les services d’aide aux aidants et plus particulièrement les CLIC  
(Centre Local d’Information et de Coordination) comme lieux d’écoute et d’information de proximité ».

La partie a commencé. Chaque joueur incarne un personnage d’aidant : papy Célestin, le septuagénaire isolé qui s’occupe de sa conjointe souffrant de démence ; mamie Emma, qui a mis du temps à accepter de se faire épauler pour la prise en charge quotidienne de son mari ; Georges, le quinqua de la génération pivot, pris en étau entre son travail, ses petits-enfants et ses parents vieillissants ; Marie-Claire, la jeune retraitée dont la quasi-totalité du temps est partagée entre les gardes des petits-enfants et des parents en fin de vie ; et maman Martine, une trentenaire qui doit concilier temps de travail avec des enfants en bas âge − dont l’un présente un handicap − et des parents en perte d’autonomie.

jeu super-zaidan

Les dés sont jetés. Le but est de se déplacer sur les différentes cases du plateau de jeu pour accumuler un maximum de fleurs et de grains de café, signes de longévité et de solidarité. Le parcours est jalonné de lieux d’information et d’échange (Clic  , mairies, caisses de retraite, bibliothèque, parc, stade…) et de lieux de prise en charge et de répit (Ehpad, MDPH, médecin, hôpital…). Celui qui saura préserver la santé de son joueur tout en aidant, aura le plus de chance de gagner. Pour acquérir des fleurs et des grains de café, plusieurs options : des
cartes « action », « challenge » et « chance ».

Tu ne trouves plus le temps d’aller chez le coiffeur mais tu as pris rendez-vous au Clic   pour trouver un relais pouvant s’occuper de ton conjoint ? Cette action te fait gagner deux fleurs et un grain de café. Si tu retrouves le mot caché derrière cette suite de lettres − AACDHINP − le challenge est réussi. Ton gain est d’une fleur. Et aujourd’hui c’est ton jour de chance : tu dois accompagner ton mari à l’hôpital pour
ses soins. Comme la distance entre le parking et l’établissement public de santé est importante, tu as demandé une carte de stationnement auprès de la MDPH. Bravo ! Une fleur de plus. Auprès de quoi ? Pas de panique. Le jeu est accompagné d’un Dico des infos, dans lequel figurent notamment les principaux sigles. (1)

Le jeu a été utilisé mercredi 23 octobre 2013 à Derval, sous ’impulsion de l’équipe de bénévoles ADMR de Derval et notamment de sa Présidente, Denise RICHARD et de Dominique LERMITE, membre actif de l’association.


Ecrit le 14 octobre 2015

Journée des aidants

85% des aidants familiaux se disent, à un moment ou à un autre, touchés par le découragement. Par ailleurs, un tiers des aidants naturels disent n’avoir jamais eu recours à un aidant professionnel. A l’occasion de la Journée Nationale des Aidants (6 octobre), le député Yves Daniel a, dans une question écrite, souhaité une meilleure connaissance de l’impact économique des aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer  . « En effet, une évaluation du coût de l’aide informelle est indispensable, afin d’actualiser les données existantes et permettre ainsi que les mesures prises en faveur des aidants et des malades répondent au plus près à leurs besoins réels ».

La reconnaissance des aidants est un axe fort de la politique gouvernementale, comme en témoignent l’instauration d’un ’’droit au répit’’ dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement et les dispo-sitions contenues dans le « Plan National Maladies Neurodégénératives 2014-2019 Néanmoins, beaucoup reste encore à faire
(fin du communiqué d’Yves Daniel)


NOTES:

(1) La MDPH est la maison départementale
des personnes handicapées et AACDHINP
n’est pas une association, c’est
l’ensemble des lettres du mot HANDICAPE.