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Hypersexualisation des adolescents

Ecrit le 6 novembre 2013

 L’Hypersexualité des adolescents

La Mée est abonnée à la Lettre-santé-jeunes éditée par l’Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé en région Rhône-Alpes. On y trouve cette fois-ci la présentation d’un guide-repère au sujet de l’hyper-sexualisation des adolescents.

Les animateurs du groupe belge « Latitude Jeunes » ont à gérer, tout au long des séjours de vacances, des situations d’urgence : petits ou gros bobos, conflits dans le groupe, gestion des consommations de produits... Comme partout, chaque équipe s’organise au mieux pour régler les soucis quotidiens. En fin de séjour, les équipes, fortes de toutes nouvelles expériences, ont à cœur de faire évoluer leurs pratiques et se réunissent pour échanger et discuter des problèmes rencontrés. Ces mises au point mettent en avant les situations un peu plus difficiles en particulier, depuis plusieurs années, celles liées à la sexualité, et plus particulièrement à l’hypersexualisation. « Latitude Jeunes » suppose que ces situations sont amenées par le contexte sociétal (la starification, la télé-réalité, la publicité...) et observe que les animateurs sont démunis car elles suscitent chez eux des émotions vives, auxquelles ils ne sont pas suffisamment préparés durant leur formation. Le Guide-Repères est le fruit de ce travail : il permet de présenter des situations accompagnées de réflexions et d’outiller les animateurs au sein des équipes. Au final, il s’adresse à toute personne ou toute équipe ayant en charge l’encadrement d’enfants ou de jeunes en collectivité.

 Repérer l’hypersexualisation

Les jeunes, comme à toute époque, sont en recherche de reconnaissance et d’amour. La société actuelle leur offre à cet égard des codes de séduction principalement axés sur le corps et la sexualité. Les jeunes, comme moins jeunes aussi, vont utiliser ces codes dans leur communication quotidienne. Cela peut transparaître dans :

  • • des comportements sexuels dans la sphère publique et non liés à une relation intime : s’embrasser pour le fun, simuler un acte sexuel ou une jouissance, toucher les parties intimes sans être en couple... ;
  • • des postures qui envoient un signal de disponibilité sexuelle : ouvrir la bouche, mettre la bouche en cœur ou passer la langue sur les lèvres... ;
  • • des transformations sur le corps qui ont pour but de mettre en évidence des caractéristiques sexuelles : épilation des poils du corps et/ou des organes génitaux, musculation importante des bras, des fesses... ;
  • • des accessoires et des produits qui accentuent fortement certains traits et/ou cachent ce que le marketing appelle « défauts » : maquillage, tatouages, piercings, talons hauts, soutien-gorge à bonnets rembourrés... ;
  • • des tenues vestimentaires qui mettent en évidence les parties du corps liées à la sexualité : décolleté, pantalon taille basse, sous-vêtements apparents....

Le Guide-Repères se veut très concret. Son but est d’amener les équipes d’encadrement de centre de vacances et autres collectivités à une nouvelle réflexion concernant l’hypersexualisation, à initier un dialogue sans tabou et à oser aborder ce sujet avec les plus jeunes. Il comporte plusieurs parties :

  • - Des situations vécues
  • - Sous le coup de l’émotion... : le ressenti et souvent le désarroi des animateurs
  • - Des repères et des fiches thématiques
  • - Et de bonnes adresses.

Exemples :

  • - La diffusion de la photo, nue, d’une jeune fille du groupe d’enfants (prise sur internet)
  • - Des bruits « étranges » la nuit
  • - Des attitudes déstabilisantes dans une chambre
  • - Une séance de photos sexy
  • - etc

 Quelques principes :

  • • être vigilant quand certaines activités sont proposées (multimédia, chorégraphie de clips vidéos, jeux à connotation sexuelle...) ;
  • • traiter les situations d’hypersexualisation avant tout comme n’importe quelle autre situation. Utiliser cette situation comme prétexte à la discussion ;
  • • rappeler le cadre de ce qui est autorisé ou pas. Pour ce faire, il faut se référer à des écrits officiels : la loi, le règlement d’ordre intérieur, le projet pédagogique... Pour le jeune, le fait de participer à l’activité ou à un séjour de vacances dans la structure induit qu’il accepte ces règles. Les jeunes peuvent cependant ne pas être d’accord avec ces règles, et cela peut mener à une discussion (sans nécessairement changer les règles), ou une argumentation pour les modifier).
  • • ne pas traiter seul une situation mais travailler en équipe et, si possible, avec des outils qui permettent d’être objectif.
  • • questionner les jeunes de manière non jugeante afin d’avoir un maximum d’éléments avant d’analyser une situation. Poser des questions ouvertes. Chercher l’intention positive.

On peut trouver ce guide ici