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Grappillages du 4 décembre 2013

Ecrit le 4 décembre 2013

 Bitcoins perdus

 
Latribune.fr du 29/11 : Pensant se débarrasser d’un simple disque dur, un Britannique a en réalité abandonné un vrai trésor : il contenait 7500 bitcoins, qui valent aujourd’hui 1.000 dollars chacun. Le disque dur traînait dans un tiroir de son bureau depuis trois ans, alors que les autres parties de la machine pouvant avoir une quelconque valeur avaient été revendues. James Howells avait fini par oublier même son contenu, « distrait par la vie de famille et un déménagement ». En 2013, faisant le tri de tous ses anciens outils technologiques, il l’avait donc jeté sans état d’âme, pensant avoir déjà sauvegardé les données essentielles.
 
Pourtant, il y a quelques jours, quand le bitcoin (monnaie virtuelle dont il existe aujourd’hui 11 millions de pièces) a atteint la valeur record de 1000 dollars, l’homme a sursauté. Son disque dur en contenait 7500, achetés en 2009 quand ils ne valaient presque rien. Il vaudrait donc désormais 7,5 millions de dollars ! « J’avais entendu l’histoire d’un Norvégien qui avait acheté des bitcoins pour un prix dérisoire et les avait revendus pour beaucoup plus. Je suis alors allé vérifier le taux pour savoir combien j’avais gagné. C’est quand j’ai découvert la valeur actuelle que j’ai réalisé : mes bitcoins étaient dans le disque dur que j’avais jeté ! », a expliqué James Howells.
 
Chaque bitcoin correspond à une adresse spécifique complètement anonyme. Des portefeuilles virtuels dédiés peuvent être utilisés comme des comptes bancaires pour gérer ses avoirs, mais si les données sont perdues, la monnaie qu’ils con-tiennent l’est aussi. L’homme a d’abord passé en revue, sans succès, tous ses dossiers de sauvegarde. Ensuite il a fini par se rendre dans une déchetterie du Sud du Pays-de-Galles, dans l’espoir de le retrouver…

 Vuitton expulsé

 
Lacroix.com du 29/11 : Un pavillon de 9 mètres de haut et 30 de long en plein milieu de la place Rouge, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette opération de communication de la marque de luxe Louis Vuitton n’a pas été appréciée du Kremlin, qui a ordonné son démontage vendredi 29 novembre. En forme de malle, le produit emblématique de la marque, ce pavillon avait été installé entre le mausolée de Lénine et la célèbre galerie commerciale du Goum. Il devait accueillir une exposition de la marque du 2 décembre au 19 janvier, à l’occasion du 120e anniversaire du Goum, qui avait donné son autorisation à l’installation.
 
Mais ce projet a provoqué un scandale en Russie, s’attirant les critiques de la société civile et de la sphère politique, tous considérant qu’un pavillon de cette taille ainsi placé défigurait la place. « La place Rouge a un statut spécial. C’est un endroit sacré de l’État russe », a déclaré le député communiste Sergueï Oboukhov. « Les dimensions gigantesques de la construction ne sont pas justifiables, (…) cela gâche la vue sur des monuments du patrimoine culturel », a ajouté Alexandre Sidiakine, un député du parti au pouvoir, Russie Unie. […]

Face à ce tollé, Le Goum a reconnu que « l’apparence du pavillon Louis Vuitton a suscité des réactions mitigées », et annoncé que le pavillon serait démonté « rapidement ». La galerie marchande s’est justifiée en rejetant la faute sur la marque française, déplorant que « la construction a dépassé les dimensions autorisées, et qui avaient fait l’objet d’un accord ». 

(dessin : leplacide.com)

 Pilotes à recruter

 
Lesechos.fr du 29/11 : Plus de 235.000 nouveaux pilotes de ligne devront être formés d’ici à 2020 pour absorber la croissance du trafic aérien et compenser les départs à la retraite, selon CTC Aviation, un des principaux centres de formation en Europe. « Il y a un peu moins de 150.000 pilotes dans le monde mais au cours des sept prochaines années, le secteur aérien aura besoin de trouver 235.000 pilotes supplémentaires pour répondre à la demande de transport aérien et remplacer également ceux partant à la retraite », a expliqué vendredi CTC Aviation.
 
La formation, d’une durée de près de deux ans, coûte 106.000 euros mais « 99% des cadets trouvent un débouché dans une compagnie aérienne ». CTC Aviation souligne que les salaires des pilotes débutants sont compris entre 35.000 et 60.000 euros par an en Europe.

Le constructeur américain Boeing estime à 498.000, le besoin de nouveaux pilotes dans les 20 ans à venir. La semaine dernière, à l’occasion du salon de Dubaï, il a souligné que la seule région du Moyen-Orient, où le trafic aérien est la plus forte au monde, 40.000 pilotes seront nécessaires d’ici 2032. Les experts estiment que le trafic aérien devrait croître de 4,7% chaque année d’ici 2032 et même de 7,1% au Moyen-Orient.
[Ndlr : sauf si la raréfaction du pétrole ...]

 OGM et tumeurs

 
Rue89.com du 29/11 : Quatorze mois après sa publication, l’étude dirigée par le professeur Gilles-Eric Séralini sur l’effet à long terme des OGM a été retirée de la revue scientifique Food and Chemical Toxicology. Le professeur Séralini avait accepté de fournir ses données brutes à la revue pour une nouvelle analyse critique. Celle-ci n’a relevé aucune fraude ni malhonnêteté intellectuelle mais estime que l’étude ne « permet pas de conclure » sur l’aspect cancérigène des OGM : « Il existe une cause légitime de préoccupation sur le faible nombre d’animaux par groupe ainsi que sur la souche choisie. »
 
Le chercheur s’est défendu lors d’une conférence de presse et menace d’attaquer la revue en justice : « Il s’agit d’une nouvelle attaque contre mon travail, qui s’inscrit dans une campagne de diffamation lancée par Monsanto, le producteur des deux produits que j’ai étudiés. »
 
Interrogé par Le Point, le professeur Bernard Meunier, pharmaco-chimiste membre de l’Académie des sciences, explique que le retrait d’un article scientifique est rare mais pas exceptionnel : « De ma propre expérience d’éditeur de revue scientifique, je dirais que c’est peut-être le destin d’un article sur 1 000 ou sur 2 000. L’auteur peut le demander s’il n’est plus en accord avec ses propres conclusions, mais le rédacteur en chef peut également le décider face à de nombreuses critiques de scientifiques sérieux s’exprimant de manière non anonyme. C’est exactement ce qui s’est passé dans le cas de cette étude. »

 Banquiers bien payés

 
lesEchos.fr du 29/11 : La France est le troisième pays en Europe où résident le plus de banquiers bien payés, selon le dernier rapport de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Dans l’Hexagone, ils sont 177 heureux élus à avoir touché ce niveau de rémunération en 2012, davantage qu’en Italie (109) et en Espagne (100). Encore loin derrière le Royaume-Uni, champion en la matière (2.714 « high earners »), et l’Allemagne (212).
 
Ces banquiers essentiellement issus de la banque d’investissement, ont touché en moyenne 1,56 million d’euros. Ensemble, ils ont ainsi capté 58 millions de salaires fixes et 218,9 millions de parts variables. Ceux issus du cénacle de la banque de financement et d’investissement se sont taillé la part du lion, avec un total de fixe de 30,8 millions d’euros et 152,5 millions de part variable. Dans la gestion d’actifs, ils sont 18 à avoir bénéficié de ce pactole avec 6,2 millions de parts fixes et 24,6 millions de part variable et dans la banque de détail, 3 néanmoins ont néanmoins agrégé 1,3 million de salaire fixe et 1,95 million de part variable.
 
Le revenu moyen de ces banquiers est plus faible qu’à Londres, où il se situe plutôt autour de 1,95 million d’euros. La part de la rémunération variable en proportion du salaire fixe y est comparable, autour de 3,7 fois, sauf dans la banque d’investissement. Dans ce domaine, les banques françaises sont beaucoup plus agressives. La part variable peut représenter jusqu’à cinq fois le salaire de base !
 
Une pratique plutôt embarrassante alors que l’Union européenne envisage de limiter le bonus des banquiers au maximum à deux fois le salaire de base si les actionnaires y sont favorables....