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Un emploi d’avenir au RAP (relais accueil proximité)

Ecrit le 20 novembre 2013

 Au relais accueil proximité

Lancés fin octobre 2012, les emplois d’avenir sont en place depuis un an ! Ce dispositif a déjà permis à plus de 75000 jeunes d’accéder à l’emploi. Ces jeunes sont peu ou pas qualifiés, 85% d’entre eux n’ont pas le Bac et 42% n’ont aucun diplôme. Aussi, 35% d’entre eux sont issus de zones prioritaires.

C’est dans ce cadre qu’une jeune fille de La Chapelle Glain a été embauchée par le RAP   (Relais-Accueil-Proximité). Elle est titulaire d’un baccalauréat et a fait deux années d’Université en histoire et sociologie. « Les jeunes sont mal informés. Avant que la mission locale ne m’en parle, je ne connaissais pas cette mesure, il faudrait que l’on en soit informés via les réseaux sociaux » dit-elle.

Pour Yvon Gautier, (Président du RAP  ), « cette embauche accompagne la montée en charge de l’association RAP  . La jeune fille va passer le BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animation) puis construire un plan de formation avec la Mission Locale ».

Jean Louis Dornier, Président de la Mission Locale Nord-Atlantique rappelle que l’objectif en France est d’atteindre 100 000 contrats signés en 2013 et 50 000 en 2014, et que, pour son secteur, l’objectif fixé était de 70. « Nous sommes déjà à 88 » dit-il ! « Nous avons ciblé les jeunes de la ZRR (zone de rénovation Rurale) pour l’instant, mais nous avons du mal à mobiliser les entreprises du secteur marchand ». Michelle Cochet, maire du Petit-Auverné, a soulevé le cas des communes qui seraient intéressées mais pour un partage de l’employé. Les responsables emploi lui conseillent de voir vers un portage salarial, cas de figure qui pourrait intéresser aussi les associations.

 Dans une entreprise de tuyauterie

Rappelons que les emplois d’avenir concernent aussi les entreprises du secteur marchand, mais le décollage est plus laborieux. Il faut tout de même noter qu’Olivier Barré, chef d’entreprise en tuyauterie et soudure, à La Meilleraye, (à gauche sur la photo) a embauché un jeune de sa commune pour trois ans. Le chef d’entreprise se souvient que, lui-même, il a démarré difficilement dans la vie professionnelle et qu’il a pu bénéficier de l’aide de la Mission Locale pour développer son projet économique. Il a souhaité donner une chance à un jeune. Un travail, plus une formation, c’est quand même mieux que des aides sociales ! « En signant ce contrat, l’État paie 35 % du salaire sur la base du Smic. Une somme que je vais réinvestir dans la formation de mon jeune employé, tout au long de trois années de contrat » dit-il. Bravo !