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Communauté de Communes du Castelbriantais

La grâce pré-électorale

Ecrit le 11 décembre 2013

 Cuisine électorale

Qui a dit que les Français se désintéressaient de la vie politique ? A voir le nombre de listes se préparant pour les municipales dans les communes, on se dit qu’il y a encore des gens prêts à se dévouer pour améliorer la vie des autres.

A gauche à Châteaubriant, la liste est quasiment bouclée et le groupe se réunit en commissions (élargies) deux fois par semaine pour affiner ses orientations, élaborer des propositions collectives. Jamais peut-être, depuis 1995, on n’avait connu une telle volonté d’engagement.

A droite, peu de nouvelles, mais la préparation des élections est patente. C’est ainsi que la municipalité a amélioré le rond-point de la Place de la Motte (dont tout le monde se plaignait, sauf elle). C’est ainsi, également, que la grâce électorale a touché le Président de la Com’Com’   du Castelbriantais car on découvre, avec surprise, deux points importants au Conseil Communautaire du 10 décembre.

  • 1- La Com’Com’   souhaite s’engager dans « l’analyse des besoins sociaux »
  • 2- Etude de faisabilité d’une cuisine centrale (cantine scolaire)

Ces deux choses sont réclamées depuis des lustres par les élus de gauche à Châteaubriant, ne recueillant jusqu’ici que des sarcasmes. Rappelons qu’il y avait, du temps du maire Xavier Hunault, une cuisine centrale à Châteaubriant mais, mal entretenue, elle était l’objet d’une menace de fermeture par les services vétérinaires. C’était le début du mandat de Martine Buron qui devait faire face à un endettement considérable et inconsidéré dû à la gestion de Xavier Hunault. Ne pouvant financer ni la remise aux normes, ni la construction d’une nouvelle cuisine centrale, Martine Buron a donc dû se résoudre à une cantine en liaison froide … où tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas bon ! Depuis 2002, comme prévu, les emprunts faits 15 ans plus tôt par Xavier Hunault, se sont terminés, mais le nouveau maire Alain Hunault a toujours refusé de réfléchir à une cuisine centrale. Mais, les municipales de 2014 étant à l’horizon, il en parle …

Notons aussi qu’il parle du SCOT   (schéma de cohérence territoriale) depuis décembre 2008, cela fait donc 5 ans. Et, que, depuis, il a bloqué les choses ! Alors il peut bien parler de ’cuisine centrale’ , cela ne l’engage à rien !

Notons encore que, dans son programme électoral de 2001, le maire Alain Hunault avait parlé d’une Maison des Associations, mais rien n’a été fait depuis 12 ans. Certaines associations, « bien vues » ont obtenu de beaux locaux privatifs. Citons AVF   Accueil, le Rotary, le Club de Bridge, le Billard-Club. D’autres, pourtant très actives, se débattent dans des locaux indignes. Citons le Secours Populaire  , l’association Rencontres  , l’association Castel-Loisirs  , SOS Femmes   ...

 Analyse des besoins sociaux

Pour les centres communaux et intercommunaux d’action sociale, cette démarche est devenue, dès 1995, une obligation réglementaire. Mais rien n’est encore fait dans la Com’Com’   du Castelbriantais. A quoi ça sert ?

  • ► Mieux cerner les besoins sociaux de la population (familles, jeunes, personnes âgées, personnes handicapées, personnes en difficulté).
  • ► Identifier les réponses existantes et les dispositifs capables de satisfaire ces besoins. Faire évoluer les pratiques actuelles pour mieux répondre aux nouvelles situations d’exclusion.
  • ► Anticiper l’évolution du territoire et les enjeux inhérents à celui-ci pour les 10 années à venir.
  • ► Déterminer les actions à entreprendre et les hiérarchiser par la mise en place d’un schéma d’action sociale.

Ecrit le 18 décembre 2013

 C’est pas ce qu’on croyait !

Réunion de la CCC   (Com’Com’   du Castelbriantais), ce 10 décembre 2013 : nous avions rêvé à tort, en lisant l’intitulé des délibérations parlant de « cuisine centrale » et de « diagnostic social » …

La « cuisine centrale » : la délibération envisage seulement une étude de faisabilité pour fabriquer et livrer des repas sur les 19 communes de la CCC  , à partir de produits frais agricoles. Coût de cette étude : 30 000 euros.

[Ndlr : La perspective de développer la filière locale d’approvisionnement est une excellente chose. Mais l’étude devra être serrée : en effet, des cuisines centrales desservant une vingtaine de communes existent ailleurs, mais s’il s’agissait d’une liaison froide, comme celle qui est actuellement en place à Châteaubriant, ce serait très décevant. Et les enfants des plus petites communes qui ont un autre système de restauration, n’y retrouveraient pas leur compte : Issé, St Aubin, Petit-Auverné, Soudan … ont des repas faits sur place, et savoureux et ne gagneraient pas au change !].

Le diagnostic social : on espérait une « analyse des besoins sociaux » de façon à mieux connaître la population de la CCC   et ses besoins. Mais non, il s’agirait « sur le modèle de la médiathèque   intercommunale » de créer « un centre socio-culturel intercommunal travaillant en coordination avec des pôles d’action « Espace de vie sociale » sur les divers cantons de l’intercommunalité ». Les trois « Espaces de vie sociale » dont il est question, étant le Relais-Accueil-Proximité du Petit-Auverné, l’association Rencontres   de Châteaubriant et l’association ARCEL   de St Aubin-des-Châteaux. Un technicien sera recruté sur un an pour mener une étude.

[Ndlr : Une inquiétude : si c’est « sur le modèle de la médiathèque   », il y a un risque de main-mise de la Com’Com’   sur les trois associations !]

suite du conseil communautaire