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Médicaments sur internet

Ecrit le 14 août 2013
France : médicaments sur internet

Depuis le 12 juillet 2013, les pharmaciens établis en France, titulaires d’une pharmacie d’officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou d’une pharmacie de secours minière, peuvent vendre des médicaments sur Internet : les médicaments non soumis à prescription médicale obligatoire. Cette vente ne peut être réalisée qu’à partir du site Internet de l’officine de pharmacie.

La cessation d’activité de l’officine de pharmacie entraîne donc la fermeture de son site Internet. Du moins théoriquement. Mais l’ordre des pharmaciens a recensé 11 sites internet, qui auraient dû disparaître et qui ont été repris par des escrocs ! Ceux-ci les utilisent pour vendre des faux médicaments ! Il faut donc être très vigilant.

L’ordre des pharmaciens publie la liste
des pharmacies autorisées


Ecrit le 18 décembre 2013

 Médicaments sur internet : pas moins chers

Familles Rurales vient de publier les résultats de son observatoire des prix des médicaments pour la 4e année. Il porte sur 14 produits : 12 médicaments délivrés sans ordonnance et vendus en accès libre (automédication) et 2 spécialités non-médicamenteuses.
Cette année, en plus des 43 pharmacies visitées, l’observatoire inclut tous les sites Internet de vente en ligne de médicaments. Les faits marquants :

  • ► Dans les pharmacies physiques,
    • - les prix restent stables, mais les écarts de prix (entre 2 et 3 fois) sont importants
    • - les médicaments sont moins chers quand ils sont en accès libre.
  • ► Sur les sites Internet de vente de médicaments (liés à une pharmacie physique) :
    • - les prix sont moins élevés, mais les écarts entre sites sont aussi très importants
    • - les frais d’envoi sont en moyenne de 5,91 euros
    • - de nombreux sites ne respectent le guide des bonnes pratiques de vente de médicaments en ligne.

Depuis le 12 juillet dernier, il est possible d’acheter des médicaments en ligne. Or, malgré les réglementations, certains sites non autorisés font commerce, avec des dangers potentiels pour les consommateurs. Les sites suspects sont belges, espagnols ou russes. Ils ne détiennent aucune autorisation et se camouflent derrière des logos tricolores et autres subterfuges pour abuser les consommateurs.

De plus en plus de médicaments de contrefaçon arrivent en France : 860 000 unités ont été saisies en 2012, comme en 2011, contre seulement 267 000 en 2010. « Il s’agit au mieux de placebo, au pire de substances dangereuses ».

Au niveau mondial, le phénomène est en plein essor. Les ventes de médicaments contrefaits ont atteint 55,6 milliards d’euros en 2010, soit quasiment deux fois plus qu’en 2005, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) dont un rapport, paru en septembre, révèle que la contrefaçon médicament peut générer un bénéfice de l’ordre de 500 000 euros pour un investissement initial de 1 000 euros. Par comparaison, la même somme de départ investie dans le trafic de fausse monnaie ou d’héroïne rapporterait 20 000 € et dans la contrefaçon de cigarettes 43 000 €.

 Sortir du déni sociétal

DES (diéthylstilbestrol), Vioxx°, Mediator°, pilules dites de 3e ou 4e génération : ces médicaments, parmi d’autres, évo-quent des effets indésirables parfois dramatiques à l’échelle individuelle, et sur l’entourage des victimes.

En 2014 en Europe, les victimes d’effets indésirables graves de médicaments continuent à éprouver les pires difficultés pour être reconnues comme telles. « La première difficulté, c’est la preuve », indique Jean-Paul Geai, rédacteur en chef de la revue Que Choisir. C’est à la victime d’apporter la preuve que c’est bien le médicament qui est à l’origine de l’accident. Il lui faut passer par une expertise médicale. Les frais peuvent être très élevés et pour apporter la preuve, il faut avoir gardé ses vieilles ordonnances prouvant la prise de médicaments, apporter le témoignage de son médecin traitant. Et si la notice mentionne les effets indésirables du médicament, la responsabilité du laboratoire est automatiquement dégagée.

Une conférence-débat sera consacrée à ce thème à Paris, le 30 janvier 2014, avec la revue « Prescrire ».