Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Intercommunalité et diverses communes > culture > Festival Graines d’Automne - 2004

Festival Graines d’Automne - 2004

Ecrit le 5 octobre 2004

 Par monts et par mots

Un festival à la campagne, des lieux de
travail devenus des lieux de spectacle, une
atmosphère chaleureuse, parfois déjantée,
dans le partage d‘une "culture buisson-
nière", une culture de la découverte créa-
trice de liens entre les habitants et les uni-
vers qu’ils animent ».

JPEG

Samedi 9 octobre -20.30
La Grigonnais- Jazz à la ferme

Karine Gerrnaix (accordéon). Maurice
Spitz (contrebasse) el Alexandre Davin
(batterie), et Komma Trio proposent une
musique basée sur l’improvisation où les public est appelé à participer en tirant au sort les thèmes d’inspiration.

Compositeur/Multi-instrumentiste. Camel
Zekri vous fera découvrir son jeu subtil à la
guitare acquis au cours de ses expériences musicales

Lieu : 20.30 Stabul’ 2000 La Bretonniere — La Grigonnais - 9€ / 6€ - 02 40 79 31 64

Dimanche 10 octobre de 1000 a 18.00
La Grigonnais - Joumée Accordéon à
I’Espace Culturel . Le midi : repas Agneau
du Pays Nantais, 10 € sur réservation à
l’Office de Tourisme   — O2 40 79 31 64

Lundi 11 octobre 20.30

  • - Abbaretz. veillée théatre avec « la canta-
    trice chauve », au Village de Villeneuve.
  • - Nozay : veillée Palestine, au vieux bourg
    de Nozay (au local Asphan  ). Participation
    gourmande : apportez boissons et/ou gâteaux. O2 40 79 31 64

Mardi 12 octobre 20.30

La Chevallerais : veillée contes at musi-
ques, quand l’occitan se mêle au gallo - Au
lieu—dit Lappée - Participation gourmande.

  • - Nozay : veillée musique et lecture, au café
    Le Bon Accueil. rue A. Letoumeau

Mercredi 13 octobre 14.00-17.00

  • - Visite d’ateliers d’artistes : sculpture et
    peinture (Saffré L‘étumel), Ferronnerie
    d’art (Saffré Beaujour). Auteurs de BD
    (Treffieux La Mulnais), Sculpture (Nozay
    La Touche de Boissais) O2 40 79 31 64
  • - Marsac sur Don : veillée contes ariégeois
    et chansons marsacaises. Au gîte de l’étang de la Roche. Participation gourmande

Ecrit le 10 novembre 2004

 Cultivons le nous

Le festival Graines d’Automne 2004 s’est terminé il y a deux semaines. La question qui me hante est « comment résumer cet événement ? ». Pour ceux qui se sentent peu intéressés par mes pérégrinations cérébrales parfois tortueuses, je vous conseille d’aller directement au dernier paragraphe. Pour les autres, accrochez-vous, on décolle !

Le Nous

« Cultivons le nous ! » mérite une explication. « le nous » est à entendre au sens du collectif : Graines d’Automne est coordonné par un collectif qui regroupe une vingtaine d’associations (donc essentiellement des bénévoles) de la région de Nozay.

Ce « nous » est aussi une revendication : « Etre un trait d’union entre les gens, entre la culture des gens et la culture pour les gens, telle est l’ambition de Graines d’Automne. Nourrir l’échange et la découverte, rechercher la proximité et la convivialité (...) » disent les organisateurs dans leur édito.

Cet événement a été réfléchi et nourrit aussi la réflexion sur le territoire, la culture, l’identité en milieu rural : « Un territoire existe réellement pour sa population quand celle-ci s’y identifie d’une façon positive et valorisante, d’ou l’importance des actes fédérateurs qui rassemblent. L’identité territoriale c’est du passé, du présent, du futur commun que s’approprient les habitants. Quand le territoire n’a pas d’objet fédérateur naturel lié à l’histoire ou à la géographie, le support culturel est un bon moyen pour mobiliser les gens dans l’action et dans la construction d’un projet commun (on crée alors la base fédératrice). Le festival GRAINES D’AUTOMNE a apporté depuis 1996 de la consistance « identitaire » à la Com. Com. de NOZAY, il est devenu une référence forte, vue de l’extérieur, et un support valorisateur pour l’image de la région. Le festival étant proche des gens, il suscite une adhésion naturelle. » (extrait des textes disponibles sur le site internet).

Nous en sommes à la 9e édition et effectivement, ce festival a changé l’image de cette région en instituant un moment fort de rencontres   et d’échanges sur le territoire. Ce « nous » est tellement présent qu’il est difficile de citer une personne ou une association tant le collectif est riche !

L’attachement à la rencontre se traduit aussi dans l’organisation des soirées souvent gratuites avec « participation gourmande » demandée. Partager un gâteau ou des crêpes après un concert de Simon Nwambeben, quel bonheur !

Le nombre de veillées et d’animations augmente chaque année avec une fréquentation quasi maximale partout et surtout un brassage de public allant de la petite enfance au grand âge !

Cette année, la résidence l’Odyssée (Foyer de Jeunes Travailleurs de Nozay) a organisé une soirée (les résidents demandent depuis « quand est-ce qu’on recommence ? ») et la commune de La Chevallerais a clôturé la quinzaine par une journée riche de diversité : balades avec « tirage » de bateau, exposition sur la BD rurale, jeu sur les objets anciens ( j’ai pu mesurer mon degré d’ignorance), concert de gospel dans une église pleine à craquer, vente à la criée de l’affiche du festival à la sortie du concert ... et enfin pot de clôture en présence du maire qui a fait preuve d’humour et de poésie dans son discours.

Je ne pourrai pas tout citer (quoique ...) mais le COLLECTIF semblait très content de cette nouvelle édition.

Culture ou culture ? Passons maintenant au « cultivons » du cultivons le nous !

Il s’agit bien de culture et ce mot fait toujours débat. Alors citons des définitions. Jacques Rigaud, auteur d’un rapport pour la Documentation Française appelle culture « la relation de l’homme aux grandes œuvres de l’art et de l’esprit, au patrimoine de la civilisation ». C’est l’acception reconnue le plus souvent par le ministère de la Culture. Mais on peut prendre la définition ethnologique qui parle de la culture comme de « l’ensemble des faits et des pratiques politiques, religieuses et sociales caractéristiques d’une société ».

La question est alors « où se situe Graines d’Automne ? ». Il serait prétentieux de ma part de donner une réponse unique mais j’ai un avis (qui peut mériter un débat). Graines d’Automne est sur les deux versants : a priori la soirée « Mémoire Paysanne » est un bon exemple de la définition ethnologique. Cette soirée s’appuyait sur deux films sur le travail et les luttes syndicales dans le monde paysan (années 30 et 60), ensuite sont venus les témoignages dont celui de René Philippot puis des chansons issues des luttes agricoles.

A côté de cette soirée, il y a aussi eu des visites d’ateliers d’artistes, des concerts ou spectacles parfois dans des lieux insolites ou chez des gens. Et aussi un concours de soupes ! (ceux qui étaient présents se sont régalés)

J’espère que j’ai réussi ma démonstration. Graines d’Automne fait de la culture sous toutes ses formes et veut que nous, citoyens, soyons des acteurs ou des diffuseurs de notre propre culture.

Les nombreux articles dans la presse, les trois reportages sur France3 et le dossier consacré par Télérama (n°2681) en 2001 sont la preuve que cet évènement bouge,, bouscule le territoire.

Dernier paragraphe

Pour finir, je dirai simplement que Graines d’Automne c’est génial ! Merci à vous tous les bénévoles et aussi aux quelques salariés, continuez de nous enchanter, faites un bon bilan et préparez une 10e édition pleine de surprises pour l’année prochaine.

Petite dernière chose : certaines de ces associations organisent aussi des manifestations ou spectacles tout au long de l’année (une vingtaine quand même) réunis sous l’appellation « Spectacles de la Pierre Bleue ». Allez-y, foncez !

Renseignements : OTSI de la région de Nozay : 02.40.79.34.61 et retrouvez la programmation sur internet www.cc-nozay.fr et n’oubliez pas l’indispensable wsite internet

Tetro Bavar


NOTES:

Récapitulatif des éditions du festival Graines d’automne