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Mée-disances du 8 janvier 2014

Ecrit le 8 janvier 2014

 Restos du Cœur

Libération.fr du 19/12 : Deux semaines après le lancement de leur 29e campagne hivernale, plus d’un million de personnes font appel aux Restos du Cœur, a annoncé jeudi le président de l’association Olivier Berthe. « Nous observons une hausse de 5% du nombre de bénéficiaires par rapport à la fin de la campagne 2013 », a-t-il précisé. « Ce sont essentiellement des personnes seules, des jeunes ou des retraités », venus « s’inscrire dès le lancement de la campagne ».

La campagne 2013 avait déjà connu une hausse, atteignant 965 000 bénéficiaires. « Ce que nous craignions l’an dernier se produit », a déclaré le président des Restos. « Nous avons assez d’approvisionnements pour démarrer la campagne », toutefois l’association compte « beaucoup sur la générosité des gens » pour tenir jusqu’en mars. « D’année en année, les Restos du Cœur ont besoin d’encore plus d’argent ». « Plus de la moitié des dons aux Restos du Cœur se font en décembre », a-t-il ajouté. Ces aides sont importantes pour l’association mais de nouvelles sources d’approvisionnement sont indispensables. A cela s’ajoute le « besoin de nouveaux bénévoles pour accueillir ces nouveaux bénéficiaires ».

L’association s’appuie sur 66 000 bénévoles présents dans 2 000 centres où sont distribués conserves, pâtes, yaourts et autres denrées.

 Liberté de la presse

Le Monde.fr du 18/12 : Le palmarès mondial de la liberté de la presse 2013 publié lundi 16 décembre par l’ONG Reporters sans frontières ne traduit pas de bouleversement majeur. Les démocraties d’Europe du Nord (Finlande, Pays-Bas, Norvège) continuent d’occuper les premières pla-ces. Elles sont suivies de près par l’Allemagne, le Canada et les autres pays scandinaves. Quant à la France, elle occupe une peu reluisante 37e place. Une situation qualifiée de « plutôt bonne » par l’organisation. Mais : peut mieux faire !

Sans surprise particulière, les pays où le travail des journalistes est le mieux respecté sont donc les principales démocraties occidentales. Quant aux derniers de ce classement, ce sont principalement des pays en guerre et les dictatures les plus implacables : la Somalie, la Syrie, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée ferment la marche.

Les dessinateurs de Cartooning for Peace, qui illustrent le 44e album de Reporters sans frontières, pointent un nouveau type de menaces : celle de la surveillance numérique universelle pratiquée par les agences de renseignement. Singulièrement les activités de la NSA américaine, dont l’ancien analyste Edward Snowden, aujourd’hui réfugié à Moscou, a révélé au monde l’ampleur durant ces derniers mois. L’espionnage occidental rejoignant ainsi les fanatismes religieux et toutes les dictatures au rang des principaux ennemis des libertés individuelles.
Viande de cheval

Libération.fr du 16/12 : Les gendarmes ont déclenché une vaste opération dans onze départements français dans le cadre d’une nouvelle enquête sur un trafic de viande de chevaux passés par des laboratoires scientifiques ou des centres équestres. […] Des centaines de chevaux, dont certains achetés au géant pharmaceutique Sanofi, auraient ainsi été vendus pour la consommation après falsification ou escamotage de leurs documents vétérinaires. […]

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a distingué cette nouvelle affaire du scandale Spanghero. « C’est différent, là il pourrait s’agir d’un problème sanitaire », a-t-il dit sur RTL. « Nous avons depuis le début de l’année mis sous surveillance la filière viande et la filière poisson en France » pour restaurer la confiance, a précisé le ministre, ajoutant : « La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu’elle nous donne le feu vert, je l’espère en janvier prochain », a-t-il dit.

 Les bonnets rouges d’Ecomouv

Libération.fr du 20/12 : Une centaine de salariés d’Ecomouv arborant des bonnets de Père Noël lors de la fête de fin d’année de l’entreprise installée à Metz ont été pris par erreur pour des Bonnets rouges en train de manifester. « On nous a signalé jeudi après-midi un attroupement d’une centaine de personnes portant des bonnets rouges » devant un bâtiment de l’entreprise, « alors nous sommes rapidement intervenus sur place », a expliqué un officier de gendarmerie. Or « il est apparu que c’était une réunion de cohésion interne des salariés d’Ecomouv avant les fêtes, pour se souhaiter Joyeux Noël, et ils avaient tous le bonnet du Père Noël sur la tête pour une photo de groupe », a-t-il ajouté.

Ecomouv’ doit se charger de l’enregistrement et de la collecte de l’écotaxe en France, mais celle-ci a été suspendue par le gouvernement jusqu’à une date indéterminée, en raison d’une forte contestation, notamment en Bretagne du fait du mouvement des Bonnets rouges. En attendant, une procédure de chômage partiel a été engagée chez Ecomouv, qui a dû par ailleurs renoncer à l’embauche de personnel en formation et à la reconduction de contrats à durée déterminée.

 Payer ses dettes

Boursorama du 4/01 : Le fisc portugais a encaissé « un montant record » de 1,25 milliard d’euros grâce à un dispositif d’amnistie partielle sur les pénalités de retard, incitant les contribuables retardataires à régler leurs dettes avant la fin de 2013.

319.000 contribuables portugais, dont 54.000 entrepreneurs, ont accouru dans les perceptions dans les derniers jours de l’année pour acquitter leurs dettes fiscales, soit au total 1,02 milliard d’euros. Parallèlement, 280.000 entreprises et 120.000 particuliers ont réglé leurs dettes envers la Sécurité sociale, pour un montant de 232 millions d’euros.

 Avortement

NouvelObs.com du 20/12 : Le gouvernement conservateur espagnol a adopté, vendredi 20 décembre, un projet de loi limitant fortement l’avortement. Cette future loi, qui devrait être approuvée au Parlement où le Parti populaire détient la majorité absolue, annule une loi de l’ex-gouvernement socialiste de 2010 qui autorisait l’avortement jusqu’à 14 semaines et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus.

Elle fixe « deux conditions pour autoriser l’avortement : la première, que celui-ci soit nécessaire en raison d’un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, et la deuxième, que la grossesse soit une conséquence d’un délit contre la liberté ou l’intégrité sexuelle de la femme », a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, à l’issue du Conseil des ministres.

En dehors de ces conditions, il ne sera pas possible d’avorter, selon ce texte qui impose aussi une autorisation parentale pour les mineures. Le gouvernement de droite revient donc, dans les grandes lignes, à la loi de 1985, même s’il ne fait plus de l’avortement un crime passible de prison.

Promesse de campagne en 2011 du chef conservateur espagnol Mariano Rajoy, ce projet de loi a d’ores et déjà été dénoncé par les féministes et la gauche qui dénoncent un « retour en arrière de 30 ans ».

Le président de la Fédération du planning familial, Luis Enrique Sanchez, a lui affirmé que la future loi pourrait signifier « un retour en arrière à la situation des années 1980, avec des femmes espagnoles qui vont en France ou en Angleterre » pour avorter lorsqu’elles en ont les moyens.

Un total de 118.359 IVG ont été enregistrées en Espagne en 2011, après 113.031 en 2010. Selon une étude de l’institut Metroscopia publiée en mai dans le journal « El Pais », considéré à gauche, 46% des Espagnols sont favorables au maintien de la loi de 2010 contre 41% en faveur de la limitation de l’avortement.

[Voir en note : Porque ya decido]


NOTES:

Parce que je décide - Porque yo decido

Texte écrit par Alicia Miyares, remis le 1er février 2014 à Madrid au Congrès des députés, au chef du gouvernement, au président du Congrès , à la Ministre Ana Mato, au Ministre Alberto Ruiz Gallardón et aux différents groupes du Congrès.

Parce que je décide, à partir de l’autonomie morale qui est la base de la dignité de toute personne, je n’accepte aucune obligation ou interdiction concernant mes droits sexuels et reproductifs et, en conséquence, aucune entrave à ma totale réalisation en tant que personne. En tant qu’être humain autonome, je refuse d’être soumise à des traitements dégradants, à des ingérences arbitraires et à des tutelles coercitives dans ma décision d’être ou de ne pas être mère.

Parce que je suis libre, j’invoque la liberté de conscience en tant que bien suprême comme fondement de mes choix. Je qualifie de cyniques ceux qui en appellent à la liberté pour la restreindre, et de malveillants ceux qui, sans se soucier de la souffrance causée, veulent imposer à tous leurs principes de vie basés sur des révélations divines. En tant qu’être humain libre, je refuse d’accepter une maternité forcée et un régime de tutelle qui condamne les femmes « à la minorité d’âge sexuel et reproductif ».

Parce que je vis en démocratie, et que je suis une démocrate, j accepte les règles du jeu qui séparent les droits relatifs au péché et à la loi religieuse. Aucune majorité politique issue des urnes, aussi absolue soit-elle, n’est légitime pour transformer les droits en délit et nous obliger à suivre des principes religieux sous peine de sanction pénale. En tant que citoyenne, j’exige de ceux qui nous gouvernent qu’ils ne transforment pas le pouvoir démocratique, sauvegarde de la pluralité, en despotisme.

Parce que je décide, parce que je suis libre et parce que je vis en démocratie, j’exige du gouvernement quel qu’il soit qu’il promulgue des lois favorisant l’autonomie morale, préservant la liberté de conscience et garantissant la pluralité et la diversité des intérêts.

Parce que je décide, parce que je suis libre et parce que je vis en démocratie, j’exige que soit conservée l’actuelle « Loi de santé sexuelle et reproductive et d’IVG » pour favoriser l’autonomie morale, préserver la liberté de conscience et garantir la pluralité des intérêts de toutes les femmes.