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Mée-disances du 15 janvier 2014

Ecrit le 15 janvier 2014

 L’année de vie à 35.000 €

 
Le Monde observe qu’entre une politique budgétaire d’austérité, une population vieillissante et des soins toujours plus sophistiqués – et donc plus chers –, le système de santé britannique est sous une énorme pression financière. Pour tenter de maîtriser les coûts, les autorités se sont attaquées à la facture des médicaments, avec une double approche.

La première a été de négocier avec l’industrie pharmaceutique un encadrement de la facture globale de médicaments. […] Dans un accord de 5 ans, l’industrie s’est engagée à la geler pour 2014 et 2015 et à en limiter la hausse à 1,8% par an pendant les 3 années suivantes.

La seconde approche du Royaume-Uni pour réduire la facture des médicaments est d’adopter une approche purement économique, voire comptable, des traitements les plus chers. Un organisme public, le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE), évalue de façon aussi froide et précise que possible le rapport coût-efficacité d’une thérapie : il se fonde sur un indicateur créé par des économistes, le « qaly » (quality-adjusted life-year), qui mesure chaque année de vie gagnée dans de bonnes conditions (une année en bonne santé n’est pas jugée équivalente à une année avec un handicap lourd). L’institut a tranché : à moins de 35.000 € par « qaly » gagné, il autorise quasi systématiquement un nouveau traitement. Au-delà, cela dépend des circonstances. Par exemple, les traitements pour les maladies orphelines sont plus chers, parce que plus rares, et le NICE s’efforce de faire preuve de souplesse.

Les décisions du NICE sont régulièrement controversées. Elles peuvent par exemple rendre inaccessible au Royaume-Uni un médicament qui est remboursé dans d’autres pays d’Europe. Les associations de patients montent souvent au créneau. Un fonds à part a donc été créé pour aider au paiement des traitements contre le cancer, souvent très onéreux.

 McDo contre...fast-food !

 
Sur le site « McResource », réservé à son personnel, la chaîne de hamburgers lançait, la semaine dernière, cet avertissement surprenant : « Bien que pratique, d’un prix abordable et bien adapté à un mode de vie trépidant, le fast-food présente un taux élevé de calories, de graisses, de graisses saturées, de sucres et de sel, et peut faire courir des risques de surpoids ».
 
Conclusion : pour ne pas mourir obèse, « mangez là où on vous offre une variété de salades, soupes et légumes pour vous maintenir en bonne santé ».
 
Ces judicieux conseils ayant fuité, McDo s’est dépêché de fermer son site intranet, en expliquant que des citations « hors contexte » avaient provoqué « des commentaires inappropriés »
… Et des rires trop gras ?

 Immunité parlementaire

 
Le Point.fr du 09/01 : Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), a proposé de revenir au vote à main levée en cas de demande de levée d’immunité parlementaire, au lendemain du vote secret du bureau de la Haute Assemblée qui s’est prononcé contre celle du sénateur UMP Serge Dassault : « Je proposerai de revenir sur cette pratique et le retour à la règle de droit commun, qui est le vote à main levée. Cela permettrait que chacun assume publiquement sa position sur des questions graves », écrit l’élu de l’Ariège.
 
« Quand je vois les retombées de cette décision », le rejet de la levée de l’immunité de M. Dassault, « et le débat qu’elle suscite, les suspicions sur le vote des uns et des autres, je m’interroge, en tant que président du Sénat, sur la pertinence du vote à bulletin secret lorsque le bureau se prononce sur une demande de levée de l’immunité parlementaire », précise M. Bel. La demande concernant l’industriel et patron de presse avait été rejetée par le bureau du Sénat, par 13 voix contre 12, et une abstention.
 
Comme il est composé de 14 élus de gauche et 12 de droite, il a donc manqué deux voix de gauche pour lever l’immunité du milliardaire, deux voix sur lesquelles tout le monde s’interroge depuis mercredi. « La transparence de la décision, c’est aussi sa légitimité et la responsabilité qu’elle implique pour chacun », poursuit le président Bel. « La justice doit garder la maîtrise de la procédure. Il lui appartient d’apprécier l’opportunité d’une nouvelle demande », ajoute-t-il.

Voir aussi Philou

 Dieudonné visé par une enquête pour blanchiment

 
LeMonde.fr du 09/01 : Les enquêteurs d’Orléans ont trouvé ce que fait Dieudonné de son argent : il l’envoie au Cameroun. Le comédien, qui doit 887 135 euros au Trésor public et 65 290 euros d’amendes, dont 38 000 après des condamnations définitives pour injures raciales et incitations à la haine, est réputé insolvable et n’a plus aucun bien à son nom. Mais il a expédié plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009, dont 230 000 pour la seule année 2013. Tracfin, le service de renseignement de Bercy, avait découvert des mouvements financiers suspects autour des comptes des proches de Dieudonné M’bala M’bala. […] Selon Tracfin, 415 000 euros ont été expédiés au Cameroun, le pays d’origine de Dieudonné à partir des comptes de l’ex-femme du comédien et de son fils. […]
 
Après un an d’enquête, le parquet de Chartres va devoir prendre une décision. L’organisation de l’insolvabilité, la fraude fiscale et le blanchiment semblent prouvés, mais le procureur ne peut pas exercer des poursuites pour fraude fiscale sans l’accord de la commission des infractions fiscales (CIF) du ministère du budget (une bizarrerie française appelée le « verrou de Bercy »), que le gouvernement ne s’est pas résolu à faire sauter.

Or Bercy, en dépit de la détermination affichée du ministre de l’intérieur à faire plier Dieudonné, n’a pas bougé – l’administration fiscale n’a récupéré que 600 euros sur un compte courant du comédien – et le procureur de Chartres attend, pour le moment en vain, une plainte de la CIF, sans laquelle l’enquête est paralysée. Le Trésor public pourrait par ailleurs réclamer une contrainte judiciaire, qui permet à un juge d’application des peines de convertir les amendes non payées en jours de prison – d’un maximum de trois mois. […]

D’autres enquêtes sont en cours au parquet sur le patrimoine du comédien, et une jonction avec les investigations faites à Chartres n’est pas exclue. Au parquet de Chartres, la procédure est bloquée en l’absence de plainte de Bercy.

Ndlr : Dieudonné n’a même pas dit Bercy !

Voir aussi : chronique en gallo

 Un adolescent stoppe un kamikaze

 
NouvelObs.fr du 10/01 : Aitzaz Hassan, un adolescent de 15 ans, a intercepté lundi 6 janvier le kamikaze qui s’apprêtait à attaquer l’école locale fréquentée par près de 1.000 étudiants, dans la petite ville chiite d’Ibrahimzai au nord-ouest du Pakistan. Le kamikaze avait alors été contraint de se faire exploser à 150 mètres de l’école, épargnant ainsi tous les élèves et les professeurs de l’établissement. […]
 
Le chef de la police du Khyber Pakhtunkhwa, province la plus touchée par les attentats des talibans et située à la frontière de l’Afghanistan, a écrit aux autorités pour demander à ce que Aitzaz reçoive à titre posthume les plus hauts honneurs possibles pour un civil au Pakistan. La presse pakistanaise a fait l’éloge de cet adolescent dont le courage a été comparé à celui de Malala Yousafzaï, jeune militante pour le droit à l’éducation, rescapée en octobre 2012 d’un attentat ciblé des talibans dans le nord du pays. […]
 
« Aitzaz nous rend fiers car il a vaillamment intercepté le kamikaze et sauvé la vie de centaines de collègues », confie son père. « Je suis fier de savoir que mon fils s’est sacrifié pour une cause noble ».
 
Le district de Hangu, théâtre de cet attentat, est considéré comme une des zones sensibles du Khyber Pakhtunkhwa car limitrophe des zones tribales, repaire par excellence dans la région des talibans et d’autres groupes liés à Al-Qaïda, qui est régulièrement bombardé par les drones américains. [...]