Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Enseignement, formation > La réforme des rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires

Ecrit le 29 janvier 2014.

 La réforme des rythmes scolaires

Mardi 21 janvier 2014 réunion d’information sur les modalités d’application de la réforme des rythmes scolaires dans la CCC   (Communauté de Communes du Castelbriantais)... C’est la troisième réunion d’information de ce type. Nombreux parents et enseignants sont présents. La presse n’était pas invitée, les responsables d’associations non plus.

La réflexion technique, présentée par M. DUSAUTOIS, était parfaitement claire et cohérente. Elle manifestait parfaitement l’esprit non volontaire de cette mise en place, en soulignant l’obligation impérieuse faite par l’État et le coût élevé de la dépense (quoique très raisonnable dans la présentation, et peut-être utopique avec le fonctionnement proposé).

Pourquoi cette réforme : depuis de nombreuses années, force est de constater que l’écart se creuse entre les différentes catégories sociales, au niveau des salaires, mais également sur le plan éducatif où il est constaté que les plus démunis restent au bas de l’échelle (échec scolaire, difficulté d’accès aux études supérieures et à une profession valorisante sur diplômes). En effet, et suivant le niveau social, nous ne sommes pas tous égaux dans les apports culturels qui permettent de grandir. [Quand je parle de ’’culturel’’, il s’agit bien sûr du terme originel, lié au pouvoir de faire ou d’agir sur son environnement, et pas seulement de l’Art (de nos divins « créateurs »)].

L’idée de la réforme des rythmes scolaires, est de favoriser l’accès de chacun à la culture et donc, à la transformation de son environnement. Social, bien sûr !

L’État s’est engagé dans ce chantier et il suffit de lire la circulaire ministérielle pour constater que nous y sommes tous associés. Or, au regard des réunions qui ont eu lieu (et pas qu’à Châteaubriant), on peut constater, que la réforme se met effectivement en place, mais souvent sans nous... alors que la mise en commun de nos idées permettrait de construire objectivement pour les enfants.

Dans son discours, M. DUSAUTOIS propose de nombreuses activités, fournies uniquement par les services de la Com’-Com’ ou par les collectivités. Les associations castelbriantaises ne sont-elles pas en capacité d’encadrer aussi les enfants ? Un coût a-t-il été évalué pour leur intervention ? Le texte de la réforme précise pourtant que tous les acteurs éducatifs du territoire doivent être associés au changement. Les activités proposées relèvent-elles d’une production de type ’’commercial’’ ou d’un facteur de développement éducatif ?

Une question de fond, posée par une famille : Réforme des rythmes scolaires = Activités... Mais à la base, ne s’agit-il pas de permettre à l’enfant de pouvoir souffler... se reposer... trouver des repères ???

Il importe de ne pas proposer des temps d’activités trop soutenus. Le changement de rythme est prévu pour assouplir l’emploi du temps de l’enfant et non le surcharger. Comment, dans un programme pléthorique, l’enfant pourrait-il s’approprier le temps et s’y retrouver ? S’agit-il alors d’une réforme à mettre en place dans l’urgence au regard des impératifs économiques et matériels de la collectivité (de la société) ou d’une réforme éducative visant la cohérence des actions au bénéfice de l’enfant et de notre bien-être personnel ? Alors, sans doute, avons-nous oublié le principal dans cette histoire...

Il est étonnant qu’un texte donnant le pouvoir de choisir aux habitants et sollicitant leur participation, ait été détourné par certains, tout en créant une succession de mécontentements risquant d’amener au rejet de cette réforme.

Dans la réalité, 27 Associations d’Éducation Populaire ont été sollicitées par l’État pour expliciter le texte et travailler en concertation avec les habitants et leur Mairie pour la mise en place. Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’applaudir les responsables de l’intercommunalité qui ont su alléger les dépenses en ne les sollicitant pas !!! car il serait sans doute dangereux, de leur point de vue, d’amener les parents, les différents acteurs éducatifs du territoire et les enseignants à s’associer et collaborer sur tel projet. Les concertations et la délibération collective mettraient-elles en péril le Pouvoir de quelque autorité ?

Il nous appartient alors de faire connaître le texte, de porter une réflexion plus critique et de nous associer pour construire une réforme bénéfique aux enfants par la cohérence éducative qui peut en découler. Mais il est bien certain, que si nous apprenons aux enfants à réfléchir, ils pourront aussi, un jour, nous déranger...

Signé : Charly


Cette réunion du 21 janvier fut une réunion très technique, menée avec brio par Olivier Dusautois. Mais, si la présentation était dynamique, le contenu était, lui, problématique. La réforme des rythmes scolaires a été présentée, non pas comme une opportunité pour les enfants, mais comme un ensemble de complications et, finalement, comme un coût très important. Au point que les parents sont repartis inquiets. « Comment cela se passe ailleurs » a demandé un parent. Réponse : « Il vous appartient de lire les commentaires dans la presse ou sur internet ». Et, de fait, sur internet on n’a guère lu que des commentaires négatifs et orientés, émanant d’un petit nombre de communes, sans considération de l’enquête faite par l’Association des Maires de France (AMF), en novembre 2013 où plus de 1100 communes, témoignent de leur grande mobilisation pour l’élaboration de projets de qualité avec l’ensemble des partenaires, malgré une complexité reconnue.

L’enquête confirme également que les nouvelles activités périscolaires sont très largement fréquentées et qu’elles sont gratuites à 80%. Le coût médian de ces activités est de 150 euros par élève, ce qui correspond aux montants de l’aide apportée par l’État et la CAF. Selon cette enquête, plus de 4 maires sur 5 (83%) se sont engagés en septembre 2013 dans la réforme et plus de 70% des parents concernés sont satisfaits.

L’enquête permet également d’écarter un certain nombre d’idées reçues : ainsi, ni le recrutement des animateurs, ni les relations avec les autres membres de la communauté éducative ne paraissent poser de difficultés tant dans les communes rurales que dans les communes urbaines.

 3687 enfants

Dans la Com’Com’   du Castelbriantais, les associations d’éducation populaire, les associations sportives et autres, n’ont pas été consultées et n’ont donc pas pu proposer des activités et des animateurs.

La Com’Com’   a choisi de libérer le samedi matin. Il parait que c’est lié aux transports scolaires. Mais c’est dommage : les enseignants disent que le samedi matin est plus propice à l’équilibre des enfants et donne la possibilité de rencontres   entre parents et enseignants.

La volonté de la Com’Com’   est d’imposer la même organisation partout, qu’il s’agisse d’écoles publiques ou d’écoles privées. 3687 enfants sont concernés.

Des principes ont été retenus, ils sont intéressants :

  • ♦- sanctuariser le matin comme temps d’enseignement
  • ♦- pas de caractère obligatoire des activités – mais donner une possibilité de choix aux enfants
  • ♦- limiter les déplacements
  • ♦- définir un temps de confrontation entre les animateurs et les enseignants « dans la durée comme dans la récurrence »
  • ♦- concevoir une organisation privilégiant un cadre sécurisant pour l’enfant et la famille
  • ♦- donner un rythme différent aux écoles maternelles (avec temps de repos l’après-midi et pas de car scolaire à prendre)

 Une organisation géographique a été proposée

... justement pour limiter les déplacements des enfants. Châteaubriant par exemple, serait coupée en deux, avec 431 élèves d’un côté et 419 de l’autre. Dans la mesure du possible, ce sont les animateurs qui se déplaceront vers les enfants. Ces animateurs seront :

  • les salariés du secteur jeunesse de la Com’Com’   (une dizaine)
  • et huit professeurs « dumistes » (c’est-à-dire des professeurs ayant un Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant),
  • voire les ASEM (Agent Spécialisé des Écoles Maternelles)
  • et ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles),
  • sans oublier cinq salarié(e)s de la médiathèque  
  • et quatre animateurs du Conseil Général.

 Activités

L’organisation prévoirait deux activités par semaine et par élève : par exemple en début d’après-midi du lundi et en fin d’après-midi du jeudi avec, en tout, 140 animateurs : 71 ayant une qualification reconnue, 42 stagiaires et 27 animateurs non qualifiés. Il faudra donc compléter avec des animateurs des clubs associatifs, mais ces clubs n’ont pas encore été associés à la réflexion. Les activités : arts manuels, citoyenneté, communication , culture, environnement, sports, etc

En France, sur 1100 communes, les activités les plus communément proposées sont les activités sportives, des ateliers autour du livre, des jeux de société, des activités manuelles et/ou de découverte technique et scientifiques, de l’art plastique, musique, marionnettes, théâtre, danse. Une commune sur cinq a opté pour une initiation a la pratique d’une langue étrangère. Certaines communes proposent également du journalisme, des activités autour du cinéma ou des médias, de l’informatique et des ateliers de découverte de la nature,

En France, toujours, nombreuses sont les activités originales, comme l’art clownesque, le cerf-volant, les activités en lien avec les spécificités du territoire ou les activités de sensibilisation faisant intervenir des professionnels, comme le secourisme. Dans la Com’Com’   du Castelbriantais, une activité comme l’escalade a été écartée car il n’y a pas des structures partout … alors qu’il existe une structure mobile tournant sur la région Pays de Loire pour un coût modique.

Budget global : 113 €/enfant et par an la première année (compte tenu des subventions de l’État et de la Caisse d’Allocations
Familiales) et 172 € l’année suivante.

 Gratuité ?

Question a été posée : quelle sera la participation des familles ? Réponse : « ce n’est pas encore fixé. Mais il est sûr que vous paierez, soit par les impôts, soit par une facturation ». D’habitude M. Hunault affirme que ses investissements ne coûtent rien aux contribuables castelbriantais mais quand ça vient de la gauche .... En France, sur 1100 communes, 80 % des communes ont opté pour la gratuité, les autres ont établi un tarif modulé en fonction des revenus et de la composition des familles.

Les incertitudes sur l’organisation et le coût ont inquiété les familles, surtout quand Alain Hunault a déclaré qu’il avait reçu une lettre de la préfecture repoussant
jusqu’à décembre 2014 la réalisation d’un « projet éducatif de territoire », façon de dire aux parents : « Voyez donc l’incohérence ! ».

Mais non ! L’aménagement des rythmes scolaires et le projet éducatif de territoire (PEdT), ce n’est pas la même chose ! La réforme des rythmes fait partie intégrante du PEdT, mais celui-ci est plus global.

En effet, il n’y a pas une éducation portée par l’école, une éducation portée par la ville, une autre portée par la famille : il y a UNE éducation, qui doit être globale et cohérente, avec tous les acteurs de la cité, dont l’école et sa communauté éducative font partie.

L’apprentissage des valeurs citoyennes, et républicaines et du vivre ensemble est un impératif qui demandera une révolution culturelle, la mise en cohérence de tous les temps et lieux éducatifs, ainsi que la participation des acteurs de la cité, élus, professionnels de tous secteurs, parents, ou membres d’associations locales...

 PEDT

Le Projet Éducatif de Territoire (PEDT) constitue un véritable levier pour associer de façon concertée et réfléchie, l’en-semble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation, dont les parents, mais aussi les assistantes maternelles. Il s’appuie sur la réforme des rythmes scolaires, mais il va bien au delà !

Il suppose une réelle concertation, sans œillères :

  • • Identification de l’ensemble des acteurs professionnels éducatifs d’un territoire
  • • Identification de la place des acteurs institutionnels : la commune, la communauté de communes, le Conseil Général, le Conseil Régional, le Ministère de l’Éducation nationale...
  • • Méthodologie du projet : l’analyse des besoins, le diagnostic ; la construction du projet et la place du pilotage ; la définition de principes communs, d’une « charte » de fonctionnement ; l’évaluation du projet avec la construction d’indicateurs.
  • • Analyse des textes juridiques : décrets et circulaires... en fonction des besoins

L’enquête de l’AMF, portant sur 1100 communes, montre que : " Les deux tiers des communes disposent d’un PEDT, finalisé ou en cours de rédaction. Pour élaborer le
PEDT, 54 % des communes se sont appuyées sur un document préexistant : 23 % sur un projet éducatif local (PEL), 15 % sur un contrat enfance jeunesse (CEJ).’’

Comme d’habitude, la Com’Com’   du Castelbriantais est en retard (celle de Derval
aussi d’ailleurs) alors que celle de Nozay
a déjà engagé une large réflexion !

Deux liens en référence :
Le PedT

L’enquête de l’AMF


Ecrit le 29 janvier 2014

 L’enfant qui s’ennuie

Les enfants s’ennuient quand ils n’ont pas d’autres enfants ou des adultes avec qui jouer. C’est normal. De tout temps, les enfants ont connu, un jour ou l’autre, l’ennui. Ce qui a changé, c’est la façon dont les adultes réagissent. Quand un enfant dit s’ennuyer, on tente à tout prix de l’occuper, de lui trouver mille et une activités.

Entre l’horaire du service de garde, les activités auxquelles ils sont inscrits (natation, danse, yoga, musique ou autres) et la routine à la maison où tout est programmé, les enfants ont peu de temps libre pour apprendre à s’organiser et décider de ce qu’ils veulent faire. Faut-il s’étonner que, lorsque par hasard ils ont une heure à perdre, ils soient dépourvus, ne sachant pas quoi faire ? Faut-il s’étonner que, plus tard, ils attendent tout des autres ?

Jouer avec les autres est important, car cela crée des habiletés sociales : partager le matériel, attendre son tour, tenir compte de l’opinion des autres, etc.

Apprendre à jouer seul est aussi important. En jouant sans partenaires, l’enfant apprend à décider par lui-même, à choisir ce qui l’intéresse et développe ainsi son autonomie,

Certains enfants n’ont pas appris à jouer seuls. Si c’est le cas de vos enfants, vous pouvez les aider en participant à leurs activités, au début, puis en vous éloignant, ce qui n’exclut pas de faire des commentaires sur leur façon de s’en sortir : « Elle est vraiment haute, ta tour ! », « Tu choisis de belles couleurs pour ton dessin » . En poursuivant seuls l’activité, les enfants apprendront à jouer et à créer par eux-mêmes. Ils auront davantage confiance en leurs capacités et développeront leur autonomie, cette qualité qui permet à l’enfant de fonctionner sans avoir constamment besoin du soutien des autres.

Et si l’ennui était formateur ? Plusieurs chercheurs considèrent l’ennui chez l’enfant comme un tremplin vers la créativité. Pour meubler sa solitude, pour contrer son ennui, l’enfant fait appel à ses ressources personnelles. Il est à l’écoute de son monde intérieur, de ses envies et de ses goûts. Ne rien avoir à faire lui permet de développer son monde imaginaire.

L’ennui amène aussi l’enfant à appréhender la réalité différemment. Il remarque des détails qui lui échapperaient s’il était occupé. C’est parce qu’il s’ennuie qu’il observe le trajet de la goutte d’eau qui descend le long d’un carreau de la fenêtre ou qu’il remarque cette fourmi qui avance tout doucement sur la galerie. De là à inventer toute une histoire autour de cette goutte d’eau ou de cette fourmi, il n’y a qu’un pas que franchira facilement l’enfant.

Source : un site fort intéressant

L’enfant qui s’ennuie


Ecrit le 12 février 2014

 Rythmes scolaires : rien, rien, rien

Aucun financement n’est prévu, en 2014, pour les activités péri-éducatives liées à la réforme des rythmes scolaires, ni dans le budget de la Com’Com’ du Castelbriantais, ni dans celui de la commune de Châteaubriant. Les maires de la Com’Com’   se sont laissé abuser : ils ont cru que le PEDT (Projet Educatif de Territoire) c’était la même chose que l’organisation d’activités péri-éducatives dans les écoles. Et, comme ils ont eu un délai jusqu’à décembre 2014 pour le PEDT, ils en ont profité pour … ne rien faire ! Donc aucune activité ne sera organisée par la Com’Com’   et les municipalités en septembre 2014, les directeurs d’école en ont été avisés.

Le courrier qu’ils ont reçu fait état de « 25 réunions » depuis avril 2013 en oubliant de dire que les Directeurs et les enseignants des écoles concernées n’ont JAMAIS ÉTÉ INVITES à différentes réunions d’échange. JAMAIS depuis la rentrée scolaire 2013, ils n’ont eu de retour sur la réflexion menée « en coulisses ». Le 9 octobre 2013, les maires de la communauté de communes ont adressé un courrier précisant leur volonté de parvenir à écrire un projet concerté et partagé ! En novembre, lors de la réunion habituelle des Directeurs des écoles de Châteaubriant et de la Municipalité, l’adjointe chargée des affaires scolaires précisait seulement que la réflexion était en cours … Chaque équipe d’école a réfléchi à une proposition d’aménagement du temps scolaire qu’elle a renvoyé à l’Inspection Primaire pour le 6 novembre. Et ensuite, RIEN ! Sauf les quatre réunions programmées en janvier 2014 qui étaient des réunions d’information et non pas des réunions de concertation.

De la même façon, les associations sportives, et/ou d’éducation populaire n’ont pas été associées à la réflexion et n’ont pu proposer ni des activités, ni des animateurs.

Et maintenant, rien, il n’y aura rien ! C’était le but inavoué mais recherché. Les écoles publiques appliqueront les 9 demi-journées de classe et on ne sait même pas s’il y aura harmonisation des horaires entre les écoles de Châteaubriant.

Guide pratique pour accompagner les maires

L’exemple de Martigné Ferchaud - voir document ci-contre -

85 écoles privées passent à 4 jours et demi

Documents sur le projet éducatif de territoire (PEDT)

PEDT, exemple de Lyon

Une réforme cruciale pour les enfants

Télécharger le document : Présentation par l’association des maires de France , format pdf de 361.3 kilo octets
Télécharger le document : Enquête de l’association des maires de France , format pdf de 1.5 Méga octets

Les rythmes scolaires dans la Com’Com’ de Nozay

Article précédent - [Article suivant-4376 ]