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Mée-disances du 29 janvier 2014

Ecrit le 29 janvier 2014.

 Un appartement acheté, une Lamborghini offerte

 
Lefigaro.fr du 20/01 : Si vous achetez un appartement de grand standing avec terrasse, dit « penthouse », à plus de 1,5 million d’euros, dans sa nouvelle tour à Dubaï , le promoteur immobilier Damac Properties vous offre… une Lamborghini Aventador ! L’une des voitures de sport les plus puissantes - elle peut atteindre 100 km/h en seulement trois secondes - et les plus chères : elle coûte 365 000 euros. Si vous optez pour un bien plus « modeste », vous pourrez tout de même repartir au volant d’une BMW ou d’une Mini Cooper.
 
L’année dernière, Damac a déjà offert toute une gamme d’Audi à ses clients acquéreurs de biens immobiliers. Outre les voitures de luxe, le promoteur a aussi alloué des yachts, des jets privés et même une île privée dans les Caraïbes à ses (heureux) clients.
 
Une stratégie qui paye, puisque le vice-président de Damac indique sur Emirates247 : « La promotion effectuée lors du Dubaï Shopping Festival par Damac est toujours hautement anticipée et nous enregistrons nos meilleurs résultats de l’année à cette période. »

 85 milliardaires valent 3,5 milliards de pauvres

 
latribune.fr du 24/01 : Les 85 plus riches du monde possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Parmi les noms des personnalités répertoriées ne figurent que 9 femmes. La plus riche est une Française : il s’agit de Liliane Bettencourt. La liste compte également parmi ses membres féminins Christy Walton, représentante du clan qui gère le géant de la distribution Walmart et L’Australienne Georgina Rinehart qui a, comme Liliane Bettencourt, connu des déboires judiciaires avec ses héritiers.
 
L’héritière de L’Oréal est par ailleurs l’une des doyennes des « 85 » avec l’Américaine Anne Cox Chambers, à la tête d’une holding détenant des entreprises des médias (94 ans). Un âge avancé, c’est l’autre caractéristique de ce « club ». La moitié des personnalités est ainsi âgée de plus de 69 ans. Le plus jeune, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a 29 ans.
 
Il est présent à côté d’autres fortunes constituées grâce à l’essor du web et des nouvelles technologies : Jeff Bezos (Amazon), Michael Dell (Dell), Sergey Brin et Larry Page (Google), Lee Kun-Hee (Samsung), Larry Ellison (Oracle) ou encore Bill Gates, Paul Allen et Steve Ballmer, qui doivent leur fortune au succès de Microsoft. Cette liste compte trois autres Français : Bernard Arnault, François Pinault et Serge Dassault. Quant au trio de tête, il est composé de Carlos Slim, le magnat mexicain des télécoms à la tête d’une fortune estimée à 73 milliards de dollars, de Bill Gates (67 milliards de dollars) et Amancio Ortega, le patron d’Inditex (Zara) qui détient 57 milliards de dollars. A eux trois, ils possèdent plus que le PIB de la République Tchèque en 2012... 

 Rama Yade condamnée

 
Lexpress.fr du 24/01 : L’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme a été condamnée à 800 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir traité Marine et Jean-Marie Le Pen de « famille de profiteurs », « qui ne font de la politique que pour s’enrichir sur le dos des gens », et « s’en mettent plein les poches ».

Rama Yade a en revanche été relaxée pour la phrase « leur seule obsession, c’est l’argent ». 

 Dexia soigne ses cadres

 
Le JDD.fr du 23/01 : dans la banque franco-belge Dexia, sauvée à deux reprises par Paris et Bruxelles, le directeur financier Pierre Vergnes, le responsable des risques Marc Brugière et le secrétaire général Johan Bohets ont vu leurs rémunérations passer de 340.000 à 450.000 euros par an. Une hausse de 30% concrétisée au 1er janvier dernier.
 
Après concertation, les ministres des Finances français et belge, Pierre Moscovici et Koen Geens, ont vivement réagi. « Nous demandons ensemble qu’une nouvelle réunion des instances de gouvernance du groupe puisse se tenir rapidement pour revenir sur cette décision incompréhensible et pour que s’appliquent les décisions que nous avons prises pour les rémunérations dans le secteur public », a déclaré Pierre Moscovici à l’Assemblée nationale.
 
Dans la soirée, Dexia a répondu à la demande de Bercy. « Après concertation avec les ministres français et belge, nous allons convenir prochainement d’une réunion du comité des nominations et des rémunérations, ainsi que du conseil d’administration, afin de réexaminer le dossier », a expliqué la banque.
 
Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique. Sauvé de la faillite par les deux États à l’automne 2008, le groupe a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011. Une double opération coûteuse que Paris et Bruxelles ont consenti à faire car la banque reste le prêteur historique des collectivités territoriales. Dans un rapport publié en juillet, la Cour des comptes avait estimé à 6,6 milliards d’euros le coût des déboires de Dexia pour la France. L’État belge a également estimé ses pertes dans cette affaire à environ 6 milliards d’euros.
Après les révélations sur la forte augmentation des salaires de certains de ses cadres, la banques a promis de reconsidérer ces rémunérations.

 Sandwich fiscal

 
L’Humanité.fr du 22/01 : La multinationale McDonald’s France est soupçonnée d’une vaste entreprise de fraude fiscale. « Depuis 2009, plus de 2,2 milliards d’euros, selon les services de Bercy, ont été transférés directement au Luxembourg et en Suisse sans que la filiale tricolore n’ait acquitté sur ces sommes le paiement de la TVA et de l’impôt sur les bénéfices ». Ce seraient donc des paquets de plusieurs centaines de millions d’euros par an qui vont dans des paradis fiscaux, soit une bonne partie (jusqu’à un quart) du chiffre d’affaire hexagonal. Et la France est le deuxième pays le plus rentable pour le groupe, après les Etats-Unis.
 
Le géant des fast-foods fonctionne sur le principe des franchises. La mère des franchises européennes de MacDonald’s est basée au Luxembourg et compte seulement 13 salariés. Pourtant, avec sa succursale en Suisse, ces deux entités récupèrent des centaines de millions d’euros annuels, avec un impôt sur les bénéfices de moins de 2%, contre 33% en France. Lorsqu’un européen veut ouvrir un restaurant MacDonald’s, il s’engage à payer, directement au Luxembourg ou en Suisse et avant toute forme d’impôt, 4 % de son chiffre d’affaires pour les frais publicitaires et jusqu’à 20 % sous forme de commission d’exploitation. Et il y a 1285 restaurants en France, pour 314 franchises. Outre le manque à gagner certain pour l’Etat français, ce système a un double effet pervers : les primes des salariés sont basées sur les résultats des restaurants, qui peuvent être amputés d’un quart, avant le calcul.
 
De nombreux pays européens regardent ce que fait le fisc français pour s’en inspirer.

 Fermeture exceptionnelle

 
leFigaro.fr du 24/01 : « Fermeture exceptionnelle. Toutes nos excuses. Réouverture prochainement. Merci de votre compréhension », annonce une affichette, rédigée sans aucune faute d’orthographe par des dealers à Grenoble, et collée sur le pilier d’un immeuble de la rue Albert-Thomas dans le quartier du Mistral, fortement touché par le trafic de stupéfiants.
 
Dans ce quartier sensible, la police a travaillé main dans la main avec les bailleurs sociaux dont les locaux étaient régulièrement squattés par les trafiquants. Ces dernières semaines, des guetteurs comme des dealers ont été interpellés en flagrant délit . Cette affiche annonçant la fermeture d’un point de vente « nous renforce dans l’idée qu’on va dans la bonne direction », estime la police.
 
Les dealers du quartier ont l’âme commerçante. Une autre fois, quand un point de vente avait déménagé, des bandes de peinture fluo avaient été tracées sur le sol pour indiquer le nouveau lieu... !