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28 février 2014, le Tram-train est là

Ecrit le 26 février 2014

 Histoire d’une fermeture 1980

Février 1973 : M. Lecomte, chef de gare à Châteaubriant, est content : le trafic voyageurs en 1972 a été sensiblement supérieur à celui de 1971 avec une augmentation de 11,6 % des recettes. Le trafic marchandises est, lui, en augmentation de près de 20 % : 34 108 tonnes transportées en 1972 contre 28 709 tonnes en 1971. …. Mais six mois plus tard on apprend qu’il n’y aura plus de train vers Nantes les dimanches et fêtes, à partir du 30 septembre 1973 (remplacement assuré par des cars) et que plusieurs arrêts du train seront supprimés en semaine : La Claie, Saffré-Joué, Casson, Sucé, St Joseph.

 Bonheur ...

En 1973 on compte encore 30 000 voyageurs au départ de Châteaubriant et 35 000 à l’arrivée. Les wagons-marchandises sont au nombre de 12 000 par an. La gare de Châteaubriant dessert les petites gares de Pouancé, Louisfert, Soudan, Rougé. 15 000 tonnes de marchandises ont été débarquées à Châteaubriant en 1972 et 100 000 tonnes en sont parties : coke venant des fon-deries, engrais venant de la coopérative agricole Cana ou de Hogrel, tôles et aciers venant de Huard, matériels agricoles venant du Mac ou de Huard et des Etablissements Duquait d’Abbaretz, farines de sang venant des Etablissements Salmon d’Issé, bière venant de Ermine, matériaux de construction, combustibles minéraux et animaux vivants...

En décembre 1976 la commission mixte chargée d’établir le schéma régional des transports collectifs des Pays de Loire émet un avis favorable à la liaison ferroviaire Nantes-Rennes par Châteaubriant. Ce sera sans lendemain...

En 1979 le train décerne encore 29 000 à 30 000 billets voyageurs par an.

L’Eglise et le rail

Après la première guerre mondiale, des “cars bleus” ont commencé à desservir Châteaubriant. On dit qu’ils ont été financés au départ par l’Evêché qui voyait d’un très mauvais oeil ces cheminots qui avaient la réputation d’être laïques et de voter à gauche, pouvant ainsi choquer les braves voyageurs par leurs propos et leur comportement.

 … et douche glacée

L‘Association du Contrat de Pays de Châteaubriant  , réunie en Assemblée Générale le 11 juin 1979, réclame "La mise en place d’une liaison rapide Rennes-Nantes par Châteaubriant”. Etrange ... parce que, six jours auparavant, le 5 juin, la Direction Régionale de l‘Equipement expliquait, devant la Commission Départementale du Conseil Général de Loire-Atlantique, que l’Etat allait subventionner la Région Pays de Loire pour la récompenser de transférer sur route la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant.

A cette commission départementale, participaient le Dr BRIOT de Nort sur Erdre et le Dr FOURNIER de Rougé. Peut-on imaginer que Xavier HUNAULT n’en ait pas été informé ? Pourquoi alors n‘a-t-il pas alerté l’Association du Contrat de Pays (qu’il présidait) qui siégait six jours plus tard (et à laquelle participait le Dr Fournier) ? Pourquoi se contenter d’un voeu au lieu de soulever une protestation générale des élus ?

Fin juin 1979, le Conseil Economique et Social approuve (par 27 voix contre 14), l’idée du transfert sur route malgré l’intervention d’Henri BARON, Président de la Chambre d’Agriculture, qui fait valoir l’aspect catastrophique de cette décision pour un secteur rural déjà défavorisé dans ses activités industrielles et artisanales, et dans ses possibilités de formation pour les jeunes.

Le 2 juillet 1979, le Conseil Régional demande lui-même le transfert sur route et la subvention ... accordée en « récompense » sans provoquer aucune réaction des élus locaux des communes concernées. Xavier HUNAULT, maire de Châteaubriant, Conseiller Régional, ne vote ni pour ni contre vu qu’il a été pris, à l’instant crucial, d’un besoin pressant l’obligeant à quitter l’hémicycle. La raison réelle de l’arrêt de la ligne fut la volonté d’Olivier Guichard, alors président du Conseil régional des Pays de Loire et maire de La Baule, d’électrifier la ligne de Paris à La Baule et au Croisic sur la partie entre Nantes et Le Croisic. La direction de la SNCF de l’époque lui demandant de faire des choix économiques sur le département : la ligne de Nantes à Châteaubriant fut dès lors sacrifiée car elle était jugée « non-rentable », l’enquête de l’époque ne prenant cependant pas en compte le service rendu aux usagers

Seules réactions à cette décision : le Syndicat national des usagers des Transports publics, et la CGT dès le 28 juin ; les cheminots CFDT, l’Union locale CFDT en juillet, ainsi que le Parti Socialiste ; le CELIB en août et les cheminots CGT.

A la « rentrée », les conseils municipaux d’Abbaretz et Nort sur Erdre protestent auprès du Conseil Général et du Conseil Régional (voir la presse du 14.09.79). Mais Xavier Hunault se tait.

La Commission Départementale se réunit le 7 septembre 1979 . Elle parle d’améliorer les routes du Nord du Département. M. LAMBOURG, président de la Commission des Travaux, annonce que la subvention perçue par la Région sera reversée au prochain budget dépar-temental pour l’amélioration des routes castelbriantaises. En somme : ils veulent améliorer la route avec des traverses de chemin de fer !

L‘Association pour le Contrat de Pays (que préside Xavier Hunault) se réunit le 28 septembre 1979. Va-t-elle hurler sa désapprobation ? Va-t-elle prendre fermement position ? Non, elle se contente d’exiger … le maintien de la ligne marchandises. [Ndlr : Comme la suppression de la ligne marchandises n’est pas envisagée, c’est facile d’exiger son maintien !]. L’assemblée repousse un amendement de Jean-Luc COLIN demandant “la révision de la décision de transfert” et rejette la responsabilité de la fermeture sur la SNCF alors que la demande de transfert a été faite par le Conseil Régional (dont Xavier Hunault fait partie)

 Codétram et Codétran

Le 4 octobre 1979 est créé le CODETRAM (Comité pour le Développe-ment des Transports en pays de la Mée). Le 8 novembre se crée le CODETRAN (pour la région de Nort sur Erdre). Le 15 octobre est mis en service, en grandes pompes, le “Castelbriantais”, ligne de cars, privée, faisant la liaison entre Châteaubriant et Angers.

Le 13 novembre 1979, sous la pression du CODETRAN, le conseil municipal de Nort sur Erdre se réunit : décision unanime de s’engager pour la défense de la ligne. Création d‘une commission municipale pour envisager des actions. Mais à Châteaubriant, pas de conseil municipal à ce sujet.

27 novembre 1979 : à l‘invitation du maire de Nort sur Erdre, des maires des communes concernées se réunissent. Olivier GUICHARD (président du Conseil Régional) s’excuse de ne pouvoir venir, Xavier HUNAULT : rien, ni présent ni excusé. Les maires de Nort sur Erdre, Sucé, Casson, Abbaretz, lssé, Saffré, préparent une motion pour la prochaine réunion de l’Assemblée des maires de l’arrondissement (prévue pour le 1er décembre) que préside Xavier Hunault.

Protestations

Lettres aux élus locaux, tracts à la population, exposition itinérante, manifestations lors de l’assemblée des maires de l’arrondissement, blocage symbolique du car “Le Castelbriantais”, manifestation le 31 mai 1980 au soir … le CODETRAM et le CODETRAN n’ont pas ménagé leur peine. “C’est à nous, habitants, usagers des transports, de RECLAMER à chaque occasion, le rétablissement dans les meileures conditions, du service SNCF – de faire pression pour obtenir un schéma départemental des transports au service de tous (en particulier transports scolaires gratuits) – de refuser une politique d’abandon des services publics” disait le tract diffusé le 30 mai 1980.

1er décembre 1979. Assemblée des maires de l‘arrondissement de Châteaubriant, à Nort sur Erdre. A l’appel du CODETRAM et du CODETRAN, manifestation dans la rue. Faut-il revenir sur le nombre de CRS qui barrent la route, sur la démarche du Maire de Nort sur Erdre en direction des manifestants leur annonçant que le Président Xavier Hunault refuse de les recevoir en délégation ? Lors de cette assemblée sont présentées deux motions, l’une des maires des communes concernées et l’autre de Xavier Hunault demandant le maintien de la ligne. Les élus, soumis comme trop souvent, votent les deux motions à l’unanimité.

Le 5 décembre 1979, à l’Equipement, la Commission Interassemblées prévoit, sans aucun sens du ridicule,

  • — d’une part Ie rétablissement de la ligne SNCF Nantes-St Gilles Croix de vie parce que “l’absence de ligne de desserte ferroviaire, en hiver, est une lacune de plus en plus vivement ressentie par la population”
  • – d‘autre part Ie transfert sur route de la Iigne SNCF Nantes-Châteaubriant pour I’été 1980 (au lieu de l’hiver 1980) !

 Motion, contre-motion

20 décembre 1979, nouvelle réunion de l’Assemblée du Contrat de Pays. Une fois de plus, Jean-Luc COLIN sème la perturbation "Votre belle motion du 27 novembre, qu’en avez-vous fait ? A qui l’avez-vous envoyée ?” II s’étonne par ailleurs que les maires aient, le 1er décembre, voté une motion reprenant les termes de sa motion à lui, motion que l’Assemblée du Contrat de Pays avait alors refusée. Et il fait état du rapprochement de la menace : été 1980. Réactions ? Zéro . Pas de débat. II faut croire vraiment que le Président, Xavier Hunault, s’en fiche.

Et voilà qu’approche Ia session de janvier 1980 du Conseil Général de Loire Atlantique. Le budget, comme prévu par la commission départementale du 7 sep-tembre, comporte une subvention, versée par la Région, pour l’amélioration de la route Châteaubriant-La Chapelle Glain. Cette subvention correspond à celle que la Région espère en échange du transfert sur route du service SNCF Voyageurs Nantes-Châteaubriant. L’accepter, c‘est entériner Ie transfert. Les maires de Nort-sur Erdre, Issé, Abbaretz, Casson, Sucé et Saffré écrivent aux Conseillers Généraux pour leur demander de refuser. Jean-Luc COLIN, réussit à faire comprendre à la Commission des Travaux qu’accepter sans rien dire la subvention régionale c’est entériner la mort de la ligne SNCF. Il est prévu qu‘il demandera, en séance plénière et au nom de la Commission des Travaux, que la Région réexamine sa décision de transfert sur route.

C’est au cours de la même semaine que le Maire de Châteaubriant, Xavier HUNAULT, présente à la presse le bilan de l’action municipale en 1979. Une grande page est consacrée à la « Desserte du Pays de Châteaubriant   ». On y rappelle que “Le Conseil Municipal a maintes fois demandé la modernisation de la ligne SNCF Nantes-Rennes par Châteaubriant” — qu‘en 1973 la SNCF avait étudié une solution, avec des vitesses à 140 km/h, trés coûteuse, mais qu‘en se contentant de pointes à 100 km/h, l’opération aurait été « très envisageable ». Mais la SNCF est une méchante. Elle a opté pour la desserte Nantes-Rennes par Redon et Iaisse se dégrader Ia ligne par Châteaubriant. Avec un culot monstre Xavier Hunault poursuit : "On ne peut que déplorer que l’unanimité ne se soit pas manifestée parmi les élus du Département de Loire-Atlantique pour soutenir le projet par Châteaubriant” – “Le Conseil Municipal de Châteaubriant déplore (encore ! Dans ce pays on n’agit pas, on pleure !) l’adoption d’une telle mesure qui vient contrarier ses efforts constants” etc, etc.

18 janvier 1980, En séance plénière du Conseil Général, l’intervention de Jean-Luc COLIN suscite un beau tollé . Xavier HUNAULT intervient sitôt après lui, proposant un amendement qui permet de ne pas voter sur Ie rapport que fait Jean-Luc COLIN au nom de la Commission des Travaux. Petite merveille d‘amalgame et de contradictions, cet amendement HUNAULT dit ceci :

1°) (…)
2°) (...)
3°) “accepter la dotation régionale de 4 500 000 F en application de la délibération du 2 juillet 1979” [Ndlr : celle qui demande le transfert sur route de la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant]
4°) (…)
5°) (…)
6°) “solliciter la réunion sous l’égide de la DATAR [Délégation à l’aménagement du territoire] (…) pour harmoniser les dé-cisions à intervenir. Ces mesures devront répondre aux préoccupations exprimées par les élus locaux (…) concernés par d’éventuelles mesures de transfert sur route des omnibus voyageurs”

Ainsi donc. au 3°) . l’amendement accepte le transfert décidé, mais au 6°), il n’est plus qu’éventuel. L’art de dire une chose et Ie contraire en même temps.

Et l’amendement continue : “la liaison de Nantes vers Rennes devra être améliorée et assurée pour le service voyageurs, par des services rapides tant par Redon que par Châteaubriant”. Cette dernière phrase est un chef d’œuvre d’ambiguïté. Ces « liaisons rapides » dont il est question, se feront-elles par route ou chemin de fer ? Le texte laisse la porte ouverte à la liaison par Redon (en train) et à celle par Châteaubriant (par le car).

11 février 1980, réunion du Conseil Régional des Pays de Loire. Jean GUYON, maire de Nozay, et suppléant du député Xavier HUNAULT, intervient pour dire son “profond mécontentement” au sujet du transfert sur route et en demande l’ajournement. Xavier HUNAULT dit, lui, qu’il n’y a “pas à hésiter” et il vote la suppression de la ligne SNCF, puisque le transfert sur route doit s’accompagner d’un transfert financier. Jean GUYON, qui venait de parler contre la suppression, s’abstient au moment du vote !

31 mai 1980, pour la dernière fois des autorails assurent le service voyageurs entre Châteaubriant et Nantes. Pour la dernière fois aussi, le CODETRAM et le CODETRAN manifestent leur colère.

La dernière locomotive porte la pancarte : “Dernier train, pas sûr. Exigeons son retour”. Sur les flancs du train, une main innocente écrit, de façon prémonitoire : “SNCF … Se Ne Cera pas Fini”. Un spectateur dit “Il y a deux fautes”, c’est vrai, mais il y a aussi un symbole ….

 Espoirs déçus

Le temps passe. Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, le Codétram relance la mobilisation et est reçu au Ministère des Transports en janvier 1982. En vain. En janvier 1988, la gare SNCF de Châteaubriant adopte le “fercamisation” : les trains-marchandises ne vont plus jusqu’à Rougé, Pouancé, Louisfert, Issé : ils s’arrêtent à Châteaubriant et des poids lourds prennent le relais.

En août 1990, la liaison Nantes-Châteaubriant (en cars) ne dépend plus de la SNCF : une collectivité territoriale doit prendre le relais mais le Conseil Régional (Président Olivier Guichard) refuse, la ligne risque donc la fermeture. Martine Buron, maire de Châteaubriant et quelques conseillers généraux socialistes interviennent auprès du Conseil Général (présidé par Patrick Mareschal). Celui-ci accepte de compenser la défection de la Région. La ligne devient alors départementale. Le tarif Nantes-Châteaubriant est à 41 Fr [Le SMIC à l’époque est de 30,51 fr].

 Et le Trident ?

Le trident

Cette année-là, 1990, la municipalité de Martine Buron envisage de regrouper la gare routière et la gare SNCF sur un terrain situé entre la gare SNCF et les Etablissements Huard. C’est ce qui a été réalisé depuis.

En 1994 la ligne marchandises Nantes-Châteaubriant est supprimée.

En 1995 est envisagée une liaison ferroviaire entre Nantes et Nort sur Erdre. En 1997 est envisagée une liaison ferroviaire entre Nantes et Sucé. Mais rien ne se fait.

En 1997, Michel Caniaux, animateur du collectif “Transport et développement humain”, suggère qu’on étudie un projet de TGV Bretagne-Pays de Loire, via Châteaubriant, capable de desservir en étoile Nantes, Rennes et Redon. On parle alors d’un TGV-Trident. Mais cela n’enchante ni Rennes, ni Nantes qui préfèrent leur TGV à elles.

 Vers la réouverture

En 2002 le Conseil Régional des Pays de Loire lace une étude afin de mesurer tous les éléments nécessaires à la réouverture de la ligne SNCF Nantes-Nort sur Erdre-Châteaubriant. Trois scénarios sont envisagés, les coûts vont de 88 M€ (millions d’euros) à 160 M€. Le changement de majorité à la tête du Département et de la Région en 2004 sera salutaire. Jean-Marc Ayrault, Jacques Auxiette et Patrick Mareschal, tous trois Présidents d’exécutifs de gauche, tiennent leur engagement d’organiser la solidarité et la complémentarité entre les territoires en facilitant leur rapprochement. En fin d’année 2004 est commencé le débroussaillage de l’antique voie ferrée.

La convention relative au financement et à la réalisation des études d’avant-projet est signée le 3 juillet 2006 et une concertation publique est lancée. Le bilan en est présenté au comité de pilotage du 28 septembre 2006.

  • – Septembre 2007 : approbation par les partenaires des études de l’avant-projet
  • – 10 décembre 2007 : approbation du Dossier Préliminaire de Sécurité par l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire.
  • – 9 juin au 10 juillet 2008 : enquête publique
  • – 5 août 2008 : avis favorable de la commission d’enquête publique
  • – fin décembre 2008 : début des travaux de l’atelier de maintenance des tram-trains à Nantes-Doulon
  • – 29 avril 2009 : approbation ministérielle de l’avant-projet
  • – 18 juin 2009 : signature de la convention de financement des travaux
  • – Fin août–début sept. 2009 : début des travaux sur la ligne (débroussaillage, relevés topographiques et géotechniques…)
  • – 2010 - 2011 – 2012 - 2013 : travaux de rénovation de la voie (ballast, traverses, rails, signalisation, double voie et voies d’évitement) et d’électrification
  • – 28 février 2014 : mise en service de la ligne sur Nantes – Châteaubriant. En effet, initialement, il était prévu que la ligne ouvrirait seulement de Nantes à Nort sur Erdre et ne poursuivrait jusqu’à Châteaubriant que « ultérieurement ». On pouvait craindre que le délai soit long. Mais le Conseil Général (Président : Patrick Mareschal) a obtenu que l’ouverture se fasse tout de suite jusqu’à Châteaubriant.

Il y aura 7 allers-retours en semaine entre Nantes et Châteaubriant. Le tarif de base est de 9,90 € (légèrement plus que le SMIC qui est à 9,53 € depuis le 1er janvier 2014) mais il existe de nombreuses possibilités de réduction.

(Recherches : B.Poiraud)

 Festivités

L’inauguration officielle aura lieu le 28 février 2014 à 14 h en gare de Châteaubriant.

Abbaretz et Issé : il y aura un stand d’information le 28 février (13-19h) et le 1er mars (9-19h). Un concert gratuit est prévu à Abbaretz le 28 février, 20h salle polyvalente. Avec Philippe Ménard et la Ligue d’improvisation de Loire-Atlantique.

A Châteaubriant, le premier train partira à 17h21 le 28 février — puis à 18h21.

Le premier train venant de Nantes arrivera à 17h42 et ensuite à 18h42 et 19h42.

il y aura une intervention surprise : 15h17 le 1er mars, un jeu concours (tirage à 17h, le 1er mars), un stand d’information, une exposition de cartes postales et de photos, et vente du livre « Une ligne à redécouvrir »

France 3 Pays de Loire proposera un documentaire inédit samedi 1er mars à 15 h 20, racontant l’histoire de femmes, d’hommes et de la ligne Nantes– Châteaubriant. Il sera rediffusé le 18 mars à 8 h 45 dans “Des Histoires et des Vies” sur France 3 Pays de Loire.

Une flashmob est proposée. Répétitions en gare de Châteaubriant le 27 février en soirée. Chorégraphie et musique ici

 Revoir l’accueil ...

En 1990 une étude révèlait que “une personne arrivant à Châteaubriant est livrée à elle-même et n’a aucun moyen de transport pour se rendre d’un point à un autre de la ville”. En 2014, il en est de même : l’arrivée du Tram-train a été mal anticipée, la direction du Centre-Ville n’est même pas indiquée, les commerces alimentaires sont dispersés (la boulangerie vers l’Est, la charcuterie vers l’Ouest, pas d’épicerie, pas de service de taxi) et une “Place des Terrasses” tristounette … L’accueil à Châteaubriant laisse à désirer.

 ... et la liaison avec Rennes

Qu’en est-il de la liaison avec Rennes ? Jean-Claude Roger, habitant Martigné-Ferchaud, a déclaré récemment, lors d’une réunion à Retiers : “La ligne Rennes-Châteaubriant se dégrade tant au niveau de l’infrastructure que de la qualité des rames et accuse de nombreux retards. Lors de sa création à la fin du 19° siècle (1881), le trajet était parcouru en 1h28 soit à la moyenne de 42 km/h. (voir horaire de 1908). Aujourd’hui le train met 1h15 pour le même trajet soit un gain de 13 min et une vitesse de 48km/h.

Mais le Tram-train de Nantes à Châteaubriant va-t-il permettre de désenclaver notre pays ? Cette ligne était parcourue pour les 64 km en 1h. Aujourd’hui les nouveaux horaires annoncent des temps de parcours de 1h07. D’autre part il n’y a aucune possibilité pour un train venant de Rennes de continuer jusqu’à Nantes car des butoirs ont isolé les deux lignes. Et il n’y a pas de correspondance possible.

Un exemple : vous êtes à Retiers et vous souhaitez aller passer la journée à Nantes. Vous prenez le train en gare de Retiers à 8h25 pour arriver à Châteaubriant à 8h53. Vous attendrez 28mn pour reprendre le tram-train de 9h21 qui vous amènera à 10h29 à Nantes. Pour le retour, une seule solution s’offre à vous : Reprendre le train de 12h35 pour arriver à 13h42 à Châteaubriant, et vous attendez le train vers Rennes de 16h34 qui vous amènera à 17h02 à Retiers. En fait votre journée vous aura permis de passer 2 heures à Nantes et de pouvoir flâner 3 heures à Châteaubriant. Et si, à Nantes, vous attendez le train de 16h25, vous n’aurez plus de train vers Rennes. Où est le progrès ? Quelle concertation a eu lieu entre les Régions et les Départements limitrophes ? Nos élus ont-ils bien conscience de cela ?

France3- Pays de Loire

Histoire d’une résurrection, en quelques vidéos

Les journaux de la réouverture :

 28 février

Les ABRF demandent une entrevue

La CGT distribue un tract

La lisle « La voie citoyenne » prend position.

Inauguration

 Histoire de la ligne

Des témoignages vidéo passionnants