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28 février 2014, inauguration du Tram-train

Ecrit le 5 mars 2014

 Un tract de la CGT : fallait pas fermer !

Concernant la réouverture de la ligne Châteaubriant-Nantes, l’union locale CGT de Châteaubriant tient à rappeler qu’il ne faut pas oublier pourquoi on a fermé cette ligne en 1980. A cette époque des responsables politiques locaux avaient un seul objectif : désenclaver Châteaubriant par les voies routières, la ligne SNCF n’étant soit disant pas rentable.

Pourquoi la presse1, la radio, les infos, voire les brochures communales et du Conseil Général relatent-ils seulement la naissance puis la réouverture de la ligne Châteaubriant-Nantes, c’est sans doute gênant pour certains, le Député²3 fait tout pour fermer cette ligne en 1980, le député333 fils3 se vante de sa réouverture ! Pourquoi ne nous rappellent-ils pas que la CGT s’est battue au sein d’une association « le CODETRAM » créée spécifiquement pour combattre la fermeture de cette ligne ? Pourquoi ne fait-on pas état des actions menées par le CODETRAM et le CODETRAN, auxquels participaient plusieurs organisations syndicales et politiques et la population pour le maintien de la ligne Châteaubriant-Nantes ?

Cette réouverture est un premier succès, pour ceux et celles qui se sont battu-e-s pour le maintien de cette ligne. Mais pour la CGT, d’autres points sont à revendiquer, nous aurons l’occasion de nous exprimer dans la semaine.

Un peuple sans mémoire et un peuple mort

Signé : Serge ADRY, Secrétaire Union locale CGT de Châteaubriant

Dans un tract distribué le 28 février, la CGT plaide pour les services publics, « facteurs de progrès social et économique ». Elle se réjouit donc de la réouverture de la ligne Châteaubriant-Nantes mais interroge : « le maintien de cette ligne en activité, n’aurait-il pas été utile pour le développement économique du pays castelbriantais, et les relations entre Nantes et Châteaubriant ? Le coût de la reconstruction totale n’aurait-il pas été mieux utilisé en modernisant une ligne en activité ? Les réductions des coûts d’hier sont devenus les surcoûts d’aujourd’hui, payés par les citoyens ». La CGT réclame par ailleurs une relation directe Nantes-Châteaubriant-Rennes.

 Demande d’entrevue

Dans un communiqué, le syndicat FO de l’entreprise ABRFi fait une demande d’entrevue ... à qui voudra bien les recevoir, disant que la situation de l’entreprise est difficile : « Une commande d’un montant de 9 millions d’euros, pour la construction d’une centaine de wagons porte gravats est pour l’instant bloquée, faute d’un prêt qu’aucune banque ne veut attribuer » - (...) Il faut se rendre à l’évidence : aucune stratégie sérieuse, bien au contraire, n’est aujourd’hui mise en œuvre pour sauver les ABRFI de la liquidation.
(...) « Cela nécessite que la puissance publique et les partenaires industriels, en particulier la SNCF et ses filiales, interviennent pour sauver cette industrie, assurer le montage financier d’une reprise des ABRFI, avec une vraie volonté de développement du site ». (Ndlr : le syndicat a été reçu par le député Y.Daniel)

 Poisson d’avril en mars

Miracle du virtuel

Ah le Tram-train, quelle merveille ! Regardez bien le dernier numéro de Châteaubriant-Magazine (n°137) : une belle photo montre le train ... DEVANT la gare de Châteaubriant !
Miracle du virtuel ....

 Un levier pour le développement

Le Tram-Train à Châteaubriant est un véritable levier de développement pour le territoire. Il ne doit cependant pas remettre en cause la solidarité départementale et générer de nouvelles inégalités.

Dans un communiqué, la liste « La voie Citoyenne » déclare : « Ce vendredi 28 février nous accueillons Le Tram-Train en gare de Châteaubriant. Le dernier train de voyageurs mis en circulation sur cette ligne s’était arrêté le 31 mai 1980. Nous nous félicitons que cette initiative  , issue d’une majorité de gauche au Conseil Régional des Pays de Loire, ait pu aboutir. Le Tram-Train représente une véritable opportunité de développement pour la ville de Châteaubriant et pour le territoire du Pays de Châteaubriant   mais à condition de s’en saisir. Or, force est de constater qu’aujourd’hui, le Pays de Châteaubriant   sous la présidence d’Alain Hunault n’a toujours pas mis cette réalité au cœur des discussions : aucun plan d’actions ni de stratégie commune aux collectivités qui le composent ne sont définis !

Trois nouvelles portes

Le Tram-Train ouvre, de fait, trois nouvelles portes d’entrées sur le territoire du pays de Châteaubriant   : Abbaretz, Issé et Châteaubriant. Elles s’ajoutent aux deux portes actuelles : Nozay et Derval situées le long de la nationale 137. Il faut donc mettre à profit cette nouvelle situation et s’organiser pour attirer des ressources humaines, des compétences, et pour soutenir l’économie locale. Il n’est pas question de regarder passer les trains avec nos habitants se rendant au travail ou allant s’instruire, se cultiver à Nantes. Le Tram-Train doit être un levier de développement, permettre l’ancrage sur le territoire de populations nouvelles et participer au rééquilibrage entre petites et grandes villes. C’est un enjeu clé pour notre territoire. Il s’inscrit pleinement dans le programme de la liste La Voie Citoyenne « Une ville ouverte et accueillante capable de lancer de nouvelles coopérations avec les autres collectivités ». Nous insistons notamment sur l’importance d’un nouveau dialogue avec la métropole nantaise. Nous considérons que le renforcement des pôles économiques des villes moyennes est l’alternative à un développement non maîtrisé de métropoles concentrant les activités et étalant les habitants en troisième et quatrième couronne. Nous devons définir avec l’ensemble des collectivités territoriales les outils permettant de favoriser ces implantations économiques sur les villes moyennes.

Connexion avec Rennes ?

La voie vers Rennes est Barrée

Mais au-delà des impacts positifs que va provoquer l’arrivée du Tram-Train à Châteaubriant, nous cons-tatons et regrettons la non prise en compte ou la non-anticipation de certains éléments. Rien n’est en effet prévu en terme de connexion avec Rennes, alors que le positionnement de notre ville dans la dynamique de rapprochement entre Nantes et Rennes est un enjeu majeur.

Liaisons douces et tarifs

Rien non plus sur les différents modes de déplacement (navettes, liaisons douces ...) pour se rendre à la gare ou au centre-ville, à l’hôpital et dans les zones d’activités depuis la gare. Enfin, le prix du billet à 10 euros l’aller simple qui, en comparaison avec les 2,4 euros que coûte un trajet Lila, constitue une véritable rupture de solidarité à l’échelle départementale. Il est plus que probable qu’un tel tarif réduise considérablement les possibilités de déplacements pour les personnes à faibles ressources.

Aussi nous appelons les différentes collectivités (Département, Région) à réfléchir sur un système de tarification juste et équilibré. La liste, la voie citoyenne, s’engage dès à présent à mettre en place une billetterie qui maintiendra – sous conditions – le tarif de 2,4 euros pour un trajet Châteaubriant - Nantes.

 Le parcours du combattant

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’accueil du visiteur, à Châteaubriant, n’a pas été anticipé. Suivez le parcours numéroté :

Plan de ville

1 – Sortie de la gare – Je vais où ? À droite ? À gauche ? Tout droit ? Aucune pancarte indiquant le centre-ville, aucune « sucette » avec plan de ville et indication de taxis possibles. Je tente à droite, tant mieux, il y a un hôtel-restaurant, mais pas toujours ouvert. Et j’arrive place Charles de Gaulle, bien tristounette cette place et qui cache le libraire-tabacs. Ah, un café, sera-t-il ouvert aux heures d’arrivée du train ? Proposera-t-il quelques services ? Un restaurant, oui, mais appeler un taxi ?"

2 – Me voilà face au château, voyons les panneaux en face de moi : ils indiquent l’hippodrome, autres directions et Laval-Paris, mais pas le centre-ville. Les autres panneaux sont de dos, il faut arriver dessus pour les lire. Voyons : ils indiquent le Musée Huard (pas ouvert tous les jours) et le Conservatoire   et, des modestes indications sur des hôtels et/ou restaurants, mais pas tous, et ils signalent l’hôtel du Pont St Jean qui, lui, n’existe plus. Bon, je vais donc vers la gauche.

3 – J’arrive au niveau du futur espace de tourisme  . On ne trouve plus d’indication vers les hôtels-ou-restaurants. Mais on trouve le Musée Huard, le Conservatoire   et le Pôle de Santé de Choisel et puis, mal visibles, des panneaux vers l’Hôtel de Ville, le Parc des Sports (il est où celui-là ?), le cinéma-bowling, la médiathèque  , la Halle de Béré   et l’Hippodrome. On s’interroge sur le choix des couleurs. Fond blanc ? Fond brun ? Fond bleu ? A-t-il une signification ? Rien ne dit où est le centre-ville.

Bon, je tente d’aller tout droit, par la rue Pasteur. Chouette, il y a une charcuterie. Ouf ! Et je peux atteindre la place de la Motte (6), j’ai trouvé le centre-ville, mais ma valise est lourde et je suis déjà fatiguée de cette longue route. Et comment faire pour trouver l’hôtel le Châteaubriant ? Et le Bilig ? Aucune pancarte, mais il y a sur la place (encombrée de voitures au point de cacher les remparts) des restaurants non signalés précédemment et un hôtel.

Oui mais, si j’avais pris à droite, comme m’y invite la direction « Hôtel de ville » ? Me voilà dans la rue du Château. Pas un commerce !

4 – Alors j’arrive au bout de la Grand’Rue, avec deux petites pancartes vers l’Office de tourisme   (tant qu’il est encore là), et la Maison de l’Ange  . Je trouve une librairie à droite et, enfin, quelques commerces au bout de la rue, notamment du pain, mais aucune épicerie à l’horizon, pas d’hôtel non plus. Et où trouver un restaurant ?

5 – Mais si j’avais continué ma route jusqu’au bout de la rue du Château ? Des pancartes indiquent l’hôtel de Ville à gauche, et, à droite, le Musée Huard, le Conservatoire   et l’Hippodrome. Aucune pancarte n’indique le centre-ville. Par chance j’emprunte la rue du 11 novembre et je trouve enfin une boulangerie et deux cafés mais aucune épicerie à l’horizon, et où trouver un restaurant ? Un hôtel ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la signalétique laisse à désirer, aussi bien par les pancartes (absentes ou mal placées) que par les plans de la ville (inexistants). Le visiteur qui voudra venir à Châteaubriant aura intérêt à avoir un téléphone portable, à connaître les numéros d’appel des taxis, à réserver son pain et son restaurant, voire à se faire prendre à la gare. Quant à la décoration, n’en parlons pas, ni guirlandes, ni pots de fleurs (la ville en a pourtant acheté à prix d’or, 875 € chacun). Il y a beaucoup à faire pour rendre Châteaubriant « ville accueillante » !

(signé : BPoiraud)

 Initiative   économique

Initiative économique

La vieille halle demeurant sur le quai de la gare de Châteaubriant a été décorée de panneaux colorés vantant les atouts économiques du Pays de Châteaubriant  . Mais à dire vrai, elle est peu visible. Les arrivants à Châteaubriant la verront-ils ? (voir ci-contre)

 Un dangereux terroriste plaqué à terre

Vendredi 28 février 2014, 13h30, inauguration officielle du Tram-train à Châteaubriant. La population n’a pas été invitée, les seuls autorisés à passer sur le quai sont ceux qui, dûment inscrits au préalable, portent un badge en collier.

Les salariés invités à ne pas venir

Prévenus par des collègues cheminots de la CGT, quelques syndicalistes locaux (CGT, FSU, Solidaires) sont présents, bientôt rejoints par des syndicalistes FO portant une banderole sur l’entreprise ABRFi. Ils sont pacifiques comme toujours, pas tout jeunes, pas cagoulés, mais la consigne est nette, on ne passe pas ! Pendant le discours officiel qui se déroule à l’intérieur de la gare, on les entendra nettement marteler le « Ce n’est qu’un début, poursuivons le combat » tandis qu’un syndicaliste facétieux a réussi à placer, avant, dans un jardin, une forte sono passant en boucle l’internationale.

La joie du départ

Les discours officiels ? Satisfaction bien entendu. Les présidents du Conseil Régional et du Conseil Général ont la bonne idée de mettre en avant les vice-présidents qui ont bien travaillé sur ce dossier : Gilles Bontemps (CR) et Jean-Yves Ploteau (CG). Le maire de Châteaubriant y va aussi de son petit couplet d’auto-glorification familiale (oubliant, comme par hasard le rôle de son père Xavier dans la fermeture de la ligne, il y a 34 ans). Puis place à l’animation flashmob, répétée la veille par des Castelbriantais : valises, trottinettes jaunes, parapluies verts, bouquet de fleurs, musique, danse rythmée et « Be happy » (Soyez heureux). Et, en route, les voyageurs de la journée embarquent dans le train pour Nantes.

Les salariés ABRFi invités à ne pas venir

Un homme en pousse un autre en fauteuil roulant. C’est louche sûrement ! L’homme porte un badge d’autorisation mais les gendarmes présents ne le remarquent pas. Alerte ! Danger ! Terrorisme. Sous les yeux des badauds ébahis, l’homme est plaqué et maintenu à terre par quatre ou cinq gendarmes. En France, qu’ils soient de gauche ou de droite, tous les pouvoirs sont-ils donc aussi fébriles ? Be happy !

La cérémonie est l’occasion de rencontrer deux vieux cheminots ou mécanos qui ont connu le train Châteaubriant-Nantes, autrefois : André Mahaut - Georges Thebault
André Mahaud - Georges Thebault

Heureux de cette résurrection !
Mais, disent-ils, il n’aurait pas fallu fermer cette ligne en 1980, il aurait suffi de la moderniser !

Pour retrouver l’histoire de la ligne, par des témoignages

et aussi la revue 303 consacrée à l’histoire de la ligne en vente à Châteaubriant à la Librairie Daboudet.

La renaissance d’une ligne

Télécharger le document : Discours de Gilles Bontemps , format pdf de 35.3 kilo octets
Télécharger le document : Communiqué de La Voie Citoyenne , format pdf de 45.8 kilo octets

Ecrit le 5 mars 2014

 Un train de retard

C’est énorme ! Selon A Hunault, avec le tram-train, Châteaubriant va devenir le centre de la région voire plus ! Avec le tram-train on pourra même bientôt aller dans le monde entier (parce qu’avant on ne pouvait pas) et tous nos voisins qui voudront prendre l’avion (si NDDL est construit un jour …) passeront par ici vu que le parking est gratuit … si si ! Il y a peut-être encore un titre ou une médaille à glaner pour ajouter à la panoplie ? A part ça la com’com’   commence tout juste à réfléchir sur le transport de la gare vers les zones d’activités, déjà un train de retard !

(signé Philou)

Histoire d’une fermeture

Le blog : réouverture de la ligne

Le journal du Tram-train

Télécharger le document : carte tram-train , format pdf de 260.7 kilo octets

NOTES:

Notes :

  • - 1 – sauf le journal La Mée
  • – 2 Xavier Hunault député en 1980
  • - 3 – Michel Hunault député à la suite de son père.