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18 mars et irresponsabilité

  Sommaire  

Ecrit le 26 mars 2014.

 Marre

« Je voudrais saluer les retraités qui seront en lutte le 3 juin prochain à Paris pour la défense de leur pouvoir d’achat, face, eux aussi, aux attaques répétées du patronat et du gouvernement qui fait glisser peu à peu des milliers de retraités dans la pauvreté  » a dit Serge Adry en ouvrant la manifestation du 18 mars 2014 à Châteaubriant en saluant aussi tous ceux qui luttent dans leur entreprise privée ou publique. « chaque lutte qui s’organise est une pierre indispensable à l’édification d’un grand mouvement social  ».

Il a relayé la colère face à la politique d’austérité gouvernementale et européenne, face à l’offensive patronale contre le monde du travail. « Crier notre colère mais aussi et surtout porter les alternatives, crédibles et efficaces, pour une société plus juste, plus solidaire et libérée de l’emprise capitaliste. La seule solution pour sortir de cette spirale destructrice pour notre économie et notre socle social, c’est l’augmentation immédiate des salaires, des pensions et des minimas sociaux, et c’est la création d’emplois pérennes  ». « Ce n’est pas d’austérité dont a besoin notre économie, c’est au contraire de relance  ». Nous en avons :

  • - Marre de pseudo-négocier dans ces cadres qu’on nous impose.
  • - Marre de manifester au coup par coup selon le calendrier fixé par patronat et gouvernement.

Il est temps, grand temps, que par la construction du rapport de force, nous exigions de parler de nos revendications : La répartition des richesses, le coût du capital.

Il y a 30 ans, sur 100 euros de richesses créées, 7 euros allaient dans la poche des actionnaires. Aujourd’hui, c’est 5 fois plus.
Et il n’y a pas assez d’argent pour la compétitivité ? De qui se moque-t-on ? Il y a 30 ans, les dividendes versés représentaient 10 jours de travail. En 2012, ils représentaient 45 jours de travail, soit 35 jours pris par les actionnaires sur notre dos et celui de notre économie.

Les coups pleuvent. Chaque jour qui passe est l’objet d’un nouveau recul social, d’un nouveau cadeau au patronat. Est-il utile de faire la liste, tellement elle est longue, de toutes les reculades dans notre pays alors qu’on nous promettait le changement ?

Aujourd’hui, avec son pacte d’irresponsabilité, le Président de la République promet de nouvelles exonérations de cotisations sociales aux entreprises en transférant le financement des allocations familiales sur l’impôt. 35 milliards qui s’ajoutent aux 200 milliards d’aides publiques déjà accordées aux entreprises, sans contrôle ni évaluation de l’utilisation de cet argent. 200 milliards, c’est 10 fois le déficit annuel des régimes de retraites, c’est 30 fois celui de la Caisse nationale d’assurance maladie.

Par ailleurs, malgré les effets d’annonces, on sait déjà ce qu’il va advenir de l’utilisation de cette nouvelle exonération sociale.

Au lendemain de la signature du ’’pacte de responsabilité’’ avec trois organisations syndicales CFDT CGC CFTC, et devant 200 chefs d’entreprises, Pierre Gattaz, le chef des loups, a déclaré que « les entreprises décideront de l’usage qu’elles feront des allègements des charges promis, y compris la distribution de dividendes  ». Cela s’appelle un cadeau  !

La CGT appelle tous les salariés, retraités, privés d’emplois, à se mobiliser massivement. La grève est un sacrifice, nous le savons tous ici. Mais face à la surdité du gouvernement et à sa complicité avec le grand patronat, nous n’avons plus le choix. Prenons les choses en main. Regardons dans chaque entreprise comment faire toute la lumière sur les aides publiques versées et l’utilisation qui en est faite. Demandons des comptes à chacun de nos patrons sur l’utilisation de notre argent, celui de nos impôts et celui de notre travail. Ne laissons pas un chèque en blanc au gouvernement. Reprenons notre avenir en main et passons à l’offensive !

 Hold-Up

De son côté, Gilles Barracand, pour le syndicat Solidaires, a déclaré :

Plus encore qu’au niveau national, la situation locale de l’emploi n’est pas bonne.

  • - ABRFI
  • - FMGC
  • - à la Poste comme chez Orange/FT où il faut toujours faire plus avec moins et tout ça pour quoi ? Pour servir le capital, pour permettre aux actionnaires et aux plus riches d’engranger plus de fric !

Parce que du fric il y en a !
Partout il faut imposer un partage des richesses, un partage plus équitable ! Parce qu’en définitive, c’est nous, les salariés, qui les créons ces richesses !

Mais là, que voit-on ?
Que le patronat vient de réussir un nouveau hold-up ! Le gouvernement lui offre 35 milliards. Exonérations de cotisations sociales et/ou crédit d’impôt, la forme du cadeau n’est pas encore définitive.

Mais les salarié-es, les chômeur-ses et les retraité-es paieront ces 35 milliards captés par les actionnaires : suppression de prestations sociales - augmentation de nos cotisations - salaires, indemnités et pensions bloqués.

Le gouvernement parlait de contreparties, mais… il n’y a qu’un simulacre de contrepartie avec des discussions dans les branches professionnelles sans obligation d’arriver à un accord sur des objectifs chiffrés en matière de création d’emplois. Patrons et actionnaires empocheront les milliards d’aides publiques en fixant des objectifs au ras des pâquerettes Et s’ils ne tiennent pas leurs engagements, si minimes soient-ils, ils garderont quand même les milliards obtenus.

Le patronat et trois organisations syndicales ont aussi décidé de « simplifier les instances représentatives du personnel  ». Comités d’Entreprise, Délégué-es du Personnel, Comité d’Hygiène, Simplifier, chacun ici l’aura compris, ça veut dire affaiblir, ça veut dire réduire les déjà maigres pouvoirs. Et, hélas, le patronat a là encore trouvé des syndicats pour l’aider.

Assez d’austérité pour les salarié-es, les chômeur-es et les retraité-es !

Assez des cadeaux aux actionnaires qui
s’enrichissent de notre travail !

Ensemble, uni-es nous sommes assez fort-es pour imposer une autre répartition des richesses que nous produisons, si nous nous mobilisons. Le patronat s’attaque à tous nos droits sociaux pour qu’actionnaires et banquiers continuent à engranger des profits toujours plus faramineux, malgré « la crise  ».

Nos salaires et pensions sont bloqués, Nos conditions de travail se détériorent,
Les quelques droits des chômeurs et des
chômeuses sont remis en cause,
La protection sociale est peu à peu détruite, Les services publics disparaissent,

En 5 ans, les entreprises françaises du CAC 40 ont dégagé 411 milliards d’€ de bénéfices. Ca en ferait, des augmentations de salaires, pensions et indemnités, des créations d’emplois, des services publics à développer !

’’Par notre travail, nous produisons les richesses. Les capitalistes encaissent. Ca suffit ! Alors mes camarades ! Tous ensemble, tous ensemble ! Pour une autre société ! ’’ a conclu Gilles Barracand.