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Mée-disances du 26 mars 2014.

Ecrit le 26 mars 2014.

 Notre civilisation en péril

NouvelObs.fr du 19/03 : Notre civilisation est-elle vouée à disparaître au cours des prochaines décennies ? Il semblerait bien que oui, si l’on en croit une étude très sérieuse parrainée par le Goddard Space Flight Center de la Nasa qui a tenté de comprendre comment des civilisations ont successivement disparu de la Terre. Les chercheurs ont observé deux constantes socio-environnementales dans la fin des civilisations : une exploitation excessive des ressources de la planète et un creusement des inégalités de la société.

Ces phénomènes sociaux ont joué un rôle central dans le processus d’effondrement dans tous les cas, ces 5.000 dernières années. En cumulant ces deux évolutions, les Empires romain, mésopotamien ou maya auraient ainsi tous glissé progressivement dans le même cycle suicidaire.

Deux scénarios de disparition pour notre civilisation ont été établis. Le premier consiste en la réduction, par la famine, des populations pauvres. Suivie de la destruction de notre monde, non pour des raisons climatiques, mais en raison de la disparition des travailleurs. Second scénario : la surconsommation des ressources entraînerait un déclin des populations pauvres, suivi plus tard par celui des populations riches. « Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation », souligne l’enquête, qui contredit ainsi ceux qui pensent que tout progrès technologique est porteur de changement positif pour notre société. La division sociale entre riches et pauvres conduit à la surconsommation des premiers, tandis que les seconds sont condamnés à se battre pour survivre.

Pour éviter ce scénario noir, il faudrait arrêter la surconsommation et rendre la répartition des richesses plus équitable. Un programme décroissant et anticapitaliste que l’on ne s’attendait pas à voir issu de la Nasa. 

 Paie des fonctionnaires

Challenges.fr du 10/03 : le ministère du Budget interrompt le développement d’un logiciel de paye des fonctionnaires qui a déjà coûté plus de 230 millions d’euros, et table sur des économies de « 600 millions d’euros sur les dix années à venir ».

L’idée d’un opérateur national de paye (ONP) avait été lancée en 2007 pendant la présidence de Nicolas Sarkozy. Ce service devait à terme devenir le prestataire unique et centralisé de la paye des quelque 2,4 millions d’agents de l’État, et devait permettre de réduire les effectifs consacrés au traitement de la paye, alors évalué à quelque 12.000 agents.

Mais, a expliqué le ministère du Budget, « la solution technique retenue à l’époque d’un nouveau calculateur unique présentait des risques ». Un rapport rendu récemment sur le sujet « préconise de réorienter le projet car les tests réalisés présentaient des risques sur les payes et des coûts qui allaient être dépassés et très élevés ».

Le gouvernement a décidé d’arrêter les frais, précisant que le projet avait déjà coûté « entre 235 et 290 millions » selon qu’on compte ou non les dépenses de personnel.

 L’autre ’’scandale’’ du diesel

Challenges.fr du 20/03 : la différence de prix à la pompe entre gazole et super sans plomb n’est pas la seule raison qui explique la forte « diésélisation » du parc automobile en France. Une autre spécificité de la fiscalité française pèse lourdement sur les choix de motorisation des entreprises : elles récupèrent une part de la TVA sur le gazole, mais pas sur le super. Le choix est donc vite fait.

« Les entreprises achètent ou louent selon les années entre 300 et 400.000 véhicules particuliers dont 96% de diesel » assure le président de l’observatoire du véhicule d’entreprise. Or ils consomment, en moyenne sur une année, bien plus de carburant que les véhicules des ménages car ils parcourent bien plus de kilomètres. Les entreprises jouent donc un rôle majeur dans la pollution aux particules fines liée à la circulation automobile.

Les députés d’Europe Écologie Les Verts (EELV) ont tenté de s’attaquer à cette spécificité française. En octobre dernier, Denis Baupin a déposé un amendement à la loi de finances visant à supprimer le remboursement de la TVA sur le gazole. Avec un argument de poids : « L’avantage accordé aux véhicules diesel dans les flottes des parcs de sociétés, permettrait de récupérer 350 millions d’euros ».

Mais la Commission européenne ne le tolérerait pas : « Aucun État membre n’est en effet fondé à introduire des restrictions aux droits de déduction de la TVA même à l’appui de considérations relatives à la protection de l’environnement ou à la santé publique, comme c’est le cas dans votre amendement ». La France s’est vu sanctionnée en 2001 par la Cour de justice de l’UE pour avoir tenté de limiter la déduction de la TVA sur le gazole. Parce que c’est le non-remboursement de la TVA sur l’essence qui déroge aux directives européennes et que la France n’a été autorisée que provisoirement à maintenir cette différence de traitement. […]

Une autre solution serait d’en finir avec l’inégalité de traitement entre essence et gazole en instituant le remboursement de la TVA sur tous les carburants. Le coût pour l’État serait très limité puisque seulement 4% des véhicules concernés roulent au super. Il en coûterait moins de 13,5 millions d’euros. Avec un effet assez rapide sur l’évolution du parc, puisque « la durée moyenne de détention d’un véhicule en entreprise est de 4 ans ».

 Sûreté nucléaire

Bastamag.net du 11/03 : « Nous avons tous besoin de dire une prière. » Voilà la réponse donnée le 11 mars 2011 par un responsable de l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis (NRC), sur la situation à Fukushima. […]

Comme le montrent les échanges de courriels au sein de l’agence, la NRC a décidé d’adopter un double discours : d’un côté « la réponse publique  », de l’autre « l’information technique supplémentaire non publique  », censée demeurer interne. Ainsi, à la question, « que se passe t-il s’il y a fusion du cœur du réacteur de l’usine ?  », l’agence du gouvernement avait prévu deux réponses.

Réponse publique : les centrales nucléaires aux États-Unis sont conçues pour être sûres. Pour éviter le rejet de matières radioactives, il existe de multiples barrières entre les matières radioactives et l’environnement.

Information non publique : Le noyau fondu peut fondre à travers le fond de la cuve et s’écouler sur le sol de confinement en béton. Le noyau peut faire fondre le revêtement de confinement et libérer des matières radioactives dans l’environnement.

« Trois ans après Fukushima Daiichi, la NRC et l’industrie nucléaire continuent de répéter un mantra familier : la probabilité d’un accident grave est si faible qu’il n’est pas nécessaire de le planifier. C’est ce que les Japonais disaient, eux aussi  ».

34 ans, c’est l’âge médian d’un réacteur aux États-Unis. La plus vieille centrale américaine, près de New York a été autorisée en 1969. Elle est possédée à 50 % par le groupe EDF ! Les autorités américaines ont accordé à cette centrale une licence de 60 ans, c’est à dire jusqu’en 2029…

Les Américains ne sont pas les seuls à être entourés de vieux réacteurs. Fessenheim, en Alsace, vient de souffler sa 36e chandelle. Greenpeace dénonce la vétusté et la dangerosité d’un parc de 151 réacteurs en fonctionnement en Europe, dont « 66 ont plus de 30 ans et 7 ont été mis en service il y a plus de 40 ans  ».