Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Grappillages et Mée-disances > Mée-disances du 2 avril 2014.

Mée-disances du 2 avril 2014.

Ecrit le 2 avril 2014.

 Mafia calabraise

Challenges.fr du 27/03 : D’après une étude de l’institut Demoskopika, le chiffre d’affaires de la principale organisation mafieuse du pays, la ’’Ndrangheta’’, a atteint 53 milliards d’euros en 2013, soit 2,7% du PIB italien total. A titre de comparaison, la mafia calabraise génère presque autant d’argent que l’ensemble du groupe PSA Peugeot Citroën (54,09 milliards d’euros en 2013) ou que le leader européen de l’aéronautique civil et militaire Airbus group (59,3 milliards d’euros). C’est davantage que le poids du tourisme   en France et de l’e-commerce (50 milliards d’euros chacun en 2013).

D’après les Nations-Unies, les quatre organisations mafieuses (Ndrangheta, Cosa Nostra, Calabre, Sacra Corona Unita) dégagent un chiffre d’affaire de 116 milliards d’euros, soit 5,9% du PIB ! Parmi les activités les plus lucratives pour le groupe criminel figurent le trafic de stupéfiants (24,2 milliards d’euros) et le recyclage illégal de déchets (19,6 milliards d’euros). Dans une moindre mesure, la mafia calabraise gagne également de l’argent par le biais de l’extorsion et de l’usure (2,9 milliards d’euros), des détournements de fonds publics (2,4 milliards) et des jeux de hasard (1,3 milliard). La vente d’armes, la prostitution, la contrefaçon et l’immigration clandestine contribuent également, sans pour autant jamais dépasser le milliard d’euros, à ce chiffre d’affaires de 53 milliards d’euros.

La Ndrangheta possède 50.000 affiliés actifs dans une trentaine de pays. Mais le fief de l’organisation la plus dangereuse et la plus puissante de l’Italie se trouve toujours en Calabre : 141 groupes mafieux criminels y opèrent grâce à l’omerta qu’ils font régner. 

 Rendez l’Alaska à la Russie !

Le Point.fr du 28/03 : Deux semaines après que la Crimée est redevenue russe, un anonyme, résident d’Anchorage en Alaska, a déposé cette pétition dans la rubrique « We the people » du site de la Maison-Blanche. Dans un anglais très approximatif, le texte, baptisé « Alaska back to Russia », fait référence aux populations sibériennes qui, « il y a seize ou dix mille ans, ont gagné l’Alaska par le détroit de Béring ». Avec une vague référence aux événements historiques du XVIIIe siècle, pendant lequel Aléoutes et Esquimaux chasseurs de phoques se trouvaient sous l’égide de la Russie. Nulle mention n’est faite de la vente de l’Alaska par la Russie aux États-Unis en 1867, pour 7,2 millions de dollars.

Vendredi, la pétition avait recueilli 30 000 signatures. Si, le 20 avril, la pétition en atteint 100 000 , elle devra recevoir une réponse officielle de la Maison-Blanche. Depuis la création en 2011 par les équipes d’Obama de la rubrique « We the people », seules deux pétitions ont obtenu une réponse (négative) de la Maison-Blanche : l’une requérant la sécession du Texas, l’autre le contrôle des armes à feu.

 Garde ivre mort

AFP du 26/03 : Trois agents du Secret Service chargés de protéger le président américain Barack Obama aux Pays-Bas ont été renvoyés aux États-Unis et mis à pied après une nuit de beuverie. L’un d’eux a été trouvé ivre mort dans le hall d’un hôtel d’Amsterdam, la veille de l’arrivée du président américain aux Pays-Bas pour un sommet sur la crise ukrainienne. Le Secret Service, police d’élite chargée de la sécurité du président américain, avait déjà fait l’objet d’un scandale en avril 2012, mettant en cause des agents et des prostituées lors d’un déplacement d’Obama en Colombie.

 Sommeil au volant

Challenges.fr du 25/03 : La somnolence, provoquée par des nuits trop courtes, guette près d’un conducteur sur dix qui avoue s’être endormi au moins une fois au volant dans l’année en allant ou en revenant du travail, selon une enquête sur « sommeil et transports » auprès des actifs. Heureusement, il ouvre l’œil à temps dans la plupart des cas avant l’accident. Le risque de se laisser à aller un petit endormissement sur le trajet pour aller ou revenir du travail est plus élevé parmi les 18-24 ans : ils sont près d’un sur cinq (18%) à s’être endormi en conduisant, une fois au moins dans l’année. En semaine, si la majorité (62%) des actifs dort en moyenne 7 à 8h, un actif sur trois (36%) souffre de privation de sommeil avec des nuits de moins de 6 heures. « Bien en deçà du temps de sommeil recommandé pour éviter des troubles de santé ».

Les conducteurs sont plus nombreux en province (84% contre 50% en région parisienne) et résident plus souvent dans des agglomérations inférieures à 100.000 habitants (87%), tandis que les usagers de transport en commun dominent en région parisienne (50%).

Le transport covoiturage est pour plus d’un passager sur trois (39%) l’occasion de piquer un petit roupillon (en moyenne 23 minutes) à l’aller et/ou au retour. Une tendance, plus marquée au retour, qui croît avec la distance domicile-travail.

 Votez deux fois !

Lexpress.fr du 24/03 : S’agissait-il vraiment d’une plaisanterie ? Sharad Pawar, ministre de l’Agriculture dans le gouvernement indien du parti du Congrès, a choqué en encourageant, lors d’un meeting électoral, ses sympathisants à frotter l’encre qui sera posée sur leur doigt après avoir glissé un bulletin dans l’urne, puis de se rendre dans un autre bureau de vote et voter à nouveau, à l’occasion des prochaines élections générales. 

Les scrutins dans deux circonscriptions voisines de l’Etat du Maharashtra se tiendront à des dates différentes, à partir du 7 avril, a souligné le ministre. « Votez ici puis revenez et votez là-bas », a-t-il déclaré lors d’un meeting, sous les rires des participants. 

Ces déclarations ont suscité les protestations des autres candidats. Le jeune parti anti-corruption indien Aam Aadmi a indiqué qu’il protesterait auprès de la commission électorale. 

 Main d’œuvre : le grand écart...

Challenges.fr du 27/03 : Le coût horaire de la main d’œuvre dans l’UE a varié de un à dix en 2013, passant de 3,7 € en Bulgarie à 40,1 € en Suède, alors que l’UE peine à lutter contre le dumping social en son sein. […] Neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en-dessous de la barre des 10 €. Les mains d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties, respectivement à 3,7 et 4,6 €, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008. Sans surprise, au vu de la cure d’austérité qui lui est administrée, la Grèce s’est rapprochée de ce bloc en 2013, avec un coût horaire tombé à 13,6 €. Elle bat ainsi un record négatif avec une chute de 18,9% par rapport à 2008. A l’opposé, le coût horaire de la main d’œuvre caracolait à 40,1 € en Suède, suivie du Danemark (38,4 €), de la Belgique (38 €), du Luxembourg (35,7 €) et de la France (34,3 €).

Les coûts de la main d’œuvre comprennent les salaires auxquels s’ajoutent les coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales. La part de ces coûts non salariaux s’est établie à 23,7% dans l’UE et à 25,9% dans la zone euro, variant de 8% à Malte à 33,3% en Suède. En France, ils ont compté en 2013 pour 1/3 du total, contre 1/5 pour l’Allemagne et 15% pour le Royaume-Uni.

Pour lutter contre les abus découlant de ces écarts salariaux, les institutions européennes ont conclu début mars un accord de principe visant à encadrer le détachement de travailleurs européens. Ce compromis longuement négocié a toutefois été jugé « très décevant » par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour qui il sera « loin d’arrêter le dumping social actuel ».