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SSAID, 10 personnes en attente

Ecrit le 14 mai 2014

Que deviendrions-nous s’il n’y avait pas, pour les personnes âgées, une association comme l’AMD (Association de Maintien à Domicile) ? Une petite association de bénévoles, avec un petit budget autour de 2500 € par an. « Nous avons 5900 € en réserve donc nous n’avons pas demandé, cette année, de subvention du Conseil Général ». L’AMD concerne les cantons de Moisdon-la-Rivière et St Julien de Vouvantes. Président : André Tessier – Vice-Président : Gérard Haulbert – Secrétaire : Marcelle Durand – Trésorière : Isabelle Hamon.

 AMD, association de Maintien à Domicile

L’AMD a proposé quelques journées de rencontres   et d’animation au cours de l’année. Mais son rôle essentiel est la gestion d’une grosse structure : le SSIAD (Service de Soins Infirmiers à domicile) qui, lui, a un gros budget de 485 000 € environ. Le SSIAD est sous la direction de Marie Baron, Infirmière coordinatrice. Il est « autorisé » par l’Agence Régionale de Santé (ARS  ), pour 37 places (dont 3 pour des personnes de moins de 60 ans). Le financement de la structure est assuré par l’Agence Régionale de Santé et par l’Assurance Maladie.

 SSIAD (Service de Soins Infirmiers à domicile)

37 places, multiplié par 365 jours, cela représente un forfait autorisé de 13 505. En 2013, le SSIAD a réalisé 13 591 forfaits pour 54 personnes malades, ce qui fait 37 patients suivis par jour, en moyenne, mais cela peut aller jusqu’à 40-41. « Nous avons une demande importante et 10 personnes sur liste d’attente. Il nous faudrait davantage de places. Nous avons demandé à l’ARS  , mais celle-ci estime que le ratio est suffisant. Pour avoir plus de places, il nous faut répondre à des appels à projet et, pour cela, nous rapprocher d’autres SSIAD, par exemple celui de Puceul ».

La moyenne d’âge des personnes suivies est de 78 ans. Les communes les plus concernées sont : Issé, Erbray, Moisdon et La Meilleraye. Les durées de prise en charge sont variables, de moins d’un mois à plus de trois ans. La prise en charge s’arrête lorsque la personne retrouve son autonomie (ça arrive !), lorsqu’une autre structure prend le relais, ou, le plus souvent, quand la personne est hospitalisée ou entre en maison de retraite.

Le personnel du SSIAD est composé d’une dizaine d’aide-soignantes, d’une infirmière coordinatrice, d’une infirmière adjointe, et d’une secrétaire. Pour tous les soins techniques, le SSIAD a passé une convention avec des infirmières libérales.

 Bistrot-Mémoire

Le personnel suit régulièrement des formations, par exemple pour la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer   ou pour la mise en œuvre de soins palliatifs. Mais aussi pour la prévention des risques routiers et pour les méthodes de manutention, pour permettre au au personnel soignant de garder sa bonne santé !

Les perspectives : un partenariat avec l’ASFA   (Association de Soutien aux Familles Aidantes) de St Vincent des Landes – et un projet de ’’Bistrot Mémoire’’ comme celui qui a été lancé à Rennes en 2004. Un ’’bistrot-mémoire’’ c’est un lieu de rendez-vous, chaleureux, pour les aidants, pour leur permettre d’échanger sur ce qu’ils vivent, de difficile mais aussi d’heureux, pour soulager un peu la charge psychologique qui leur incombe et ainsi prévenir le risque d’extrême fatigue des aidants, voire l’ébranlement du système familial. « Venir pour ne pas fléchir ! ».

Le SSIAD a quitté ses locaux étroits de la Rue de Bel-Air à Moisdon et est installé désormais dans l’ancienne école du Sacré-Cœur, avec une cour sécurisée (qui permet d’éviter les dégradations, malheureusement trop fréquentes, des véhicules). La gestion financière est au plus juste. Par exemple en véhicule amorti a été gardé en réserve pour éviter au personnel d’utiliser son véhicule personnel. Le fait d’être en zone rurale occasionne des déplacements de 125 000 km/an, et le prix au kilomètre est 0,24 €.

Photo : Marie Baron, Anita Richard, Gérard Haulbert,
André Tessier, Marcelle Durand

 Organisation des soins

En fin de réunion, l’AMD avait invité le Docteur Naval pour parler de l’organisation du système de santé. En effet, le personnel du SSIAD constate une difficulté croissante à joindre un médecin, en particulier le soir et le Week-end. Le Dr Naval explique : « j’ai été médecin généraliste à Châteaubriant pendant des années, puis je suis entrée comme médecin au Centre Hospitalier. Deux façons d’exercer très différentes. La médecine de ville m’intéresse davantage, c’est pourquoi je me suis installée à ... Martigné-Ferchaud, parce qu’il y a, là, une maison de santé, pas seulement des locaux regroupés, mais un travail ensemble, un projet médical commun. Je trouve cette proximité très intéressante. C’est une plus grand efficacité, la possibilité de confronter des pratiques. Par exemple cela m’a permis de découvrir la profession d’orthophoniste ».

L’idée d’une maison de santé est venue d’un groupe de professionnels de santé : pharmacien, infirmière, kiné, s’inquiétant du départ en retraite et non-remplacement des médecins. La municipalité de Martigné a proposé de construire les locaux et, après avoir rencontré les communes voisines, a lancé officiellement l’opération en novembre 2009 par le recrutement d’un programmiste. L’appel d’offres pour la construction a eu lieu en octobre 2010, l’ouverture s’est faite en janvier 2013. Les professionnels de santé peuvent y louer des locaux : médecins, infirmières libérales, orthophoniste, ostéopathe, psychologue. Pour l’instant Mme Naval est le seul médecin mais un autre arrivera cet été, et un troisième en 2015 pour assurer les remplacements. « Je prends régulièrement des internes pour leur faire découvrir la médecine de ville ». dit le Dr Naval

Amand Chatellier et Sébastien Rouxel ont rappelé que le Conseil de Développement a organisé, l’an dernier, une soirée de sensibilisation aux risques de ’’désert médical’’. « Il faut que les élus se saisissent de ce problème, ont-ils dit, en concertation avec le personnel médical, mais sans oublier d’y associer les citoyens ». Parce que, quand les médecins disparaissent, il en est de même, progressivement, des pharmaciens et autres professions de santé.

Des idées ont été émises : à partir d’une maison de santé, des médecins pourraient-ils se décentraliser vers les communes ? Des pharmaciens pourraient-ils, dans leur officine, réserver une pièce pour ces consultations de proximité ?

Rappelons que Nozay est en train de construire sa maison de santé, la réflexion date de 2004-2005. Les locaux seront livrés en fin d’année 2014 et accueilleront 3 médecins (en attendant d’en avoir 5), 3 dentistes, un ou deux kinés, deux cabinets infirmiers, une sage-femme, l’hospitalisation à domicile et le SSIAD de Nozay.

Et à Châteaubriant ? Les professionnels de santé en évoquent la nécessité.


 Vieillissement

Dans une lettre au Président de la République, les organisations membres du Pôle des retraités (retraités de La Poste, France-Télécom, Gendarmerie, Fonction Publique et Police) s’interrogent et s’inquiètent de l’absence du projet de loi pour l’adaptation de la société au vieillissement dans le calendrier parlementaire arrêté en conseil des ministres le 23 avril. Cependant elles prennent bonne note du passage de la lettre de Monsieur le Premier ministre aux députés, en date du 28 avril, qui précise que cette loi leur sera proposée prochainement. Elles attendent maintenant un calendrier précis, permettant une application de la loi en janvier 2015, comme prévu initialement.

Comme le précise l’article 1 du projet de loi, « L’adaptation de la société au vieillissement est un impératif national et une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la Nation ». Un nouveau renoncement, indigne d’un gouvernement de gauche, entraînerait une immense déception et provoquerait une vive réaction.
Trop, c’est trop ! Les retraités et les personnes âgées directement concernés sauront le rappeler ! »