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Le député Ducoin 2002-2004

(écrit le 7 août 2002)

A propos d’amnistie

Hier midi, quand le garde des Sceaux, Dominique Perben,a découvert les déclarations de Michel Hunault via une dépêche de l’AFP, il est entré « dans une colère noire » rapport son entourage.Il a immédiatement appelé le secrétaire général de l’Elysée. Qui était tout aussi furieux, assure-t-on place Vendôme(Le Figaro du 6 juillet 2002)

Le Journal du Dimanche du 7 juillet 2002 selon lequel, « dans le camp gaulliste », Michel Hunault est « considéré par beaucoup de ses compagnons comme un gentil député sans envergure » reconnaît qu’il a jeté le trouble. Et Ouest-France du 6 juillet ajoute que « L’Elysée a vite pris la mesure des dégâts suscités par la polémique naissante »Aussitôt dans Le Parisien-Dimanche du 7 juillet, Jacques Barrot, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, lâche Hunault en pleine campagne : « Michel Hunault s’est exprimé à titre individuel » dit-il.Et le journal d’ajouter que, « selon un influent député chiraquien, l’élu de Loire-Atlantique (gaffeur ou poisson-pilote ?) a craqué une fichue allumette dans le grenier à foin ». (...).

Le Nouvel Observateur du 11 juillet raconte que Dominique Perben a par deux fois téléphoné à Michel Hunault : « Taisez-vous, Hunault » Un influent député chiraquien ne comprend pascomment, une semaine avant l’interventiontélévisée du 14 juillet, Michel Hunault a pu exposeraussi incroyablement Chiracsur un terrain où tout le monde le cherche. L’air accablé il conclut :« Cet été on va tous patauger.Vous allez voir que Hunault aura réussià pourrir les vacances de Chirac. Et les nôtres »(Le Parisien Dimanche du 7 juillet 2002)

Pourtant comme dit encore le Journal du Dimanche : « Avec son air de gendre idéal, Michel Hunault n’a rien d’un homme par qui le scandale arrive ». Alors, a-t-il commis une « simple maladresse de langage ? ». « A-t-il gaffé ? » (...). On ne sait pas, on sait seulement qu’il n’a pas dû gagner des galons sauf ....« dans cette affaire, Michel Hunault a gagné une image médiatique. Et perdu son image de gendre idéal ».Image médiatique ? Voire ! Puisque Presse-Océan le 6 juillet, évoque les projets de « Dominique Hunault ». Tiens l’obscur député de Loire-Atlantique, gentil mais sans envergure, élu depuis près de 10 ans, n’a pas réussi à se faire un prénom ?Politis du 11 juillet s’étonne « du bavardage intempestif ou faussement intempestif (quand la démocratie est malade, elle doit aussi compter sur les mesquineries personnelles) d’un certain Michel Hunault ». Mesquineries personnelles, comme vous y allez ! C’est manquer d’amabilité envers l’homme qui soutint Chirac, qui soutint Balladur, qui est l’ami de Pasqua et de Sarkozy et qui disait récemment, au Centre de Communication de l’Ouest, à Nantes, qu’il avait vocation à remplacer François Fillon à la Présidence du Conseil Régional !Hélas, Hunault espérait Hunault et ce fut Harousseau . La vie (politique) est cruelle ...

Faut-y être con !

Le Canard Enchaîné a conclu cette affaire en parlant de « la fausse manœuvre du soldat Hunault ». « Il avait juste mal compris. Il devait laisser passer le débat sur la loi d’amnistie et n’intervenir éventuellement que début août, lors de la discussion sur la loi-programme pour la justice. Au cas où les sénateurs n’auraient pas déposé l’amendement attendu ». Mais le soldat Hunault, tout fiérot d’être chargé d’une mission concernant au premier chef, Chirac, Juppé et Roussin, a parlé trop vite, provoquant la déflagration que l’on sait. Commentaire de Sarkozy en petit comité : « Ils avaient déjà nommé Perben à la Justice. Maintenant, ils prennent Hunault comme rapporteur. Pour faire ça, il faut vraiment être con ! »Ca au moins, c’est parlé clairement ! A défaut de pouvoir, dans la presse nationale, rattraper le coup malencontreusement parti trop tôt, Michel Hunault n’a trouvé que l’Eclaireur (hebdomadaire de Châteaubriant) pour y tenir une longue tribune et tenter de se racheter. Mais il a quand même précisé : « J’ai simplement envisagé un débat sur la durée des procédures et l’imprescriptibilité des délits politico-financiers ». Imprescriptibilité c’est bien plus dur à prononcer et à écrire que le mot « amnistie » : le peuple, en vacances, ne risque pas de « zoomer » sur ce mot-là.A moins que la fausse manœuvre du soldat Hunault n’ait attiré l’attention sur la grosse manœuvre concoctée par Chirac-Raffarin-Perben et les autres, et n’ait fait capoter l’affaire .C’est pas de sitôt qu’on confiera une mission importante au pauvre soldat Hunault. BP  


(écrit le 25 juin 2003)

Assurancetourix

Relevé dans le Canard Enchaîné du 11 juin 2003, sous le titre : « RAFFARIN [et on peut ajouter Michel HUNAULT] offre une assurance tous risques aux assureurs », une enquête dont voici des extraits : « Les maladies professionnelles coûtent trop cher aux assureurs et ils s’en plaignent (..). Fort heureusement, le gouvernement et sa majorité viennent de voler au secours des assureurs. Après l’Assemblée Nationale (le 30 avril), le Sénat a adopté (le 5 juin) une loi qui leur permet de limiter la casse. Noyé dans un texte sur la sécurité financière, un discret alinéa bouleverse les règles d’indemnisations ; et pas seulement pour les maladies professionnelles : tous les risques sont concernés. Jusqu’à présent, aucun délai n’était réellement opposable aux victimes. Trente ans après avoir quitté son travail, un malade pouvait encore se retourner contre son employeur, ou, à défaut, contre la compagnie qui assurait alors son ancien patron. C’est terminé. Désormais la responsabilité des assureurs ne peut plus être engagée que dans un délai de cinq ans après l’expiration du contrat qui les liait à une entreprise (...). Le même scénario pourra se répéter à l’envi pour les voisins d’usines polluantes dont les méfaits ne se manifestent qu’après des années. UN AMENDEMENT, INTRODUIT EN SÉANCE AVEC LA BENEDICTION DU GOUVERNEMENT, PAR LE DEPUTE U.M.P. DE LOIRE-ATLANTIQUE MICHEL HUNAULT A PERMIS CETTE BRILLANTE INNOVATION. De discrètes négociations entre la Fédération française des sociétés d’assurances, le Ministre des finances Francis MER, et le député HUNAULT qui, « coïncidence », préside à l’Assemblée le groupe d’études parlementaires sur les assurances, avaient préparé le texte. Francis MER prié par le sénateur U.M.P de préciser qui pourrait échapper à la règle des 5 ans a répondu, sans mesurer le ridicule de ses propos : « Ce pourrait être le cas pour les notaires, les avocats, les experts-comptables, les courtiers d’assurances ». Par contre les salariés et les voisins d’usines polluantes, pourront aller se faire voir ailleurs, après 5 ans : C’est particulièrement le cas pour les victimes de l’amiante et d’autres poisons industriels. Quant à MICHEL HUNAULT, la presse régionale et locale qui retentit habituellement de ses exploits réels ou supposés, s’est montrée bien discrète sur ce mauvais coup de Jarnac. MATTEI devrait avoir recours à ses services pour régler le sort de l’assurance maladie. Mais, après tout c’est peut-être déjà fait : on ne prête qu’aux riches.


Ecrit le 1er novembre 2000 :

T’as-vu l’avion ?

Le député RPR Michel Hunault renonce à être candidat à la mairie de Derval (il l’a annoncé à son conseil municipal). Après deux mandats il n’aura pas laissé un souvenir impérissable : tous ceux qui avaient espéré un emploi, puisqu’il avait donné l’assurance d’attirer suffisamment d’entreprises pour créer 400 emplois, ont été déçus. Comme ont été déçus ceux qui attendaient monts et merveilles de la Communauté de Communes de Derval.

Pour quitter Derval, Michel Hunault a trouvé un truc, que lui a fourni le ministre communiste Jean-Claude Gayssot en donnant le feu vert aux études concernant l’aéroport Notre Dame des Landes : Michel Hunault, donc, prétend qu’il aura assez de boulot avec le syndicat mixte qui s’occupera de cet aéroport ... attendu au mieux dans 10 ans.

Aéroport Notre Dame des Landes

La décision de Jean-Claude Gayssot est une bonne nouvelle. Maintenant vont commencer les grandes manœuvres pour prévoir notamment le rattachement au TGV et les voies d’accès routiers.

La Charte du Pays de Châteaubriant   (qui n’attend plus que la Communauté de Communes de Derval pour être adoptée) a prévu explicitement de suivre « en veille constante » les études préalables et la construction, pour tirer partie de toutes les conséquences économiques, notamment en matières d’infrastructures et d’accueil d’entreprises.


Ecrit le 22 février 2004 :

A la demande du Conseil de Développement, Michel Hunault est venu parler du futur aéroport et de la nécessité pour le Pays de Châteaubriant   de s’unir pour participer aux différentes instances