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Mée-disances du 11 juin 2014.

Ecrit le 11 juin 2014.

 Des femmes de chambre manifestent

 
Lefigaro.fr du 06/06 : Par solidarité avec les 48 personnes qui affrontent aux prud’hommes les directions du Park Hyatt Paris-Vendôme et de son ancien sous-traitant, la société Française de Services Groupe, plus d’une centaine de femmes de chambre, valets, militants de la CGT notamment, ont défilé entre deux hôtels de luxe parisiens pour dénoncer la sous-traitance dans l’hôtellerie. […]
 

Après une grève en septembre, les femmes de chambre et valets du cinq-étoiles avaient obtenu un certain nombre d’avancées, notamment une prime de fin d’année, la transformation des temps partiels en temps plein pour ceux qui le désiraient et le paiement des heures effectuées, et non plus à la chambre. […]
 

Ludovic Levitetz, responsable CGT, a dénoncé une organisation consistant à « sous-traiter les services d’étages en hôtellerie et faire cohabiter sur un même lieu de travail des salariés avec des statuts différents ». « La tendance actuelle dans l’hôtellerie, c’est l’externalisation de ces métiers. »

 
A contre-courant, le groupe Louvre Hôtels, qui compte 500 établissements en France, a intégré une vingtaine de femmes de chambre des hôtels Campanile et Première classe et a décidé de continuer cette politique dans cinq autres hôtels.

  Enfants de chômeurs exclus

 

Le Monde.fr du 05/06 : Les premières mesures des maires Front national sont scrutées à la loupe. Et, après le conseil municipal de Béziers du 27 mai, une mesure a créé la polémique. Le conseiller municipal d’opposition (PCF) de Béziers, Alain Couquet, est choqué et s’en ouvre à La Marseillaise  : les activités périscolaires seront « réservées aux seuls enfants dont les deux parents travaillent ». L’élu communiste a donc écrit au sous-préfet pour qu’il intervienne devant cette situation qu’il estime illégale. […]

 
Il est exact que cette mesure est tout sauf légale, en vertu du principe d’égalité devant le service public. Mais M. Ménard n’est pas le premier maire à prioriser les enfants de parents qui travaillent par rapport aux enfants dont les parents sont chômage, loin de là. Dans les communes, le nombre d’enfants souhaitant accéder à différentes activités périscolaires est parfois supérieur à la capacité d’accueil. Et de fait, de nombreuses cantines réservent leur accès en priorité aux enfants dont les deux parents travaillent.
 

La FCPE   affirme avoir gagné systématiquement au tribunal administratif lors qu’elle contestait ces décisions. En 2010, le tribunal administratif de Lyon a déclaré que « le seul critère de l’activité professionnelle des deux parents ne peut légalement fonder la limitation de l’accès des élèves à la cantine », comme le rappelait le ministère de l’éducation nationale.
 
La situation n’est pas spécifique aux mairies Front national...

 D-Day : une victime

 
leFigaro.fr du 06/06 : Alors que la semaine a été marquée par le retour annoncé de Nicolas Sarkozy, François Hollande semble bien décidé à ne pas se laisser voler la vedette par son prédécesseur lors des commémorations du D-Day. D’autant plus que cette séquence internationale est censée lui redonner un peu de hauteur après ses deux sévères défaites électorales successives. Le coup est parti du chef de l’État, qui a réservé une petite surprise à son rival en modifiant son placement, selon BFM-TV.
 

Nicolas Sarkozy, qui devait initialement être assis au côté de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, juste derrière François Hollande, se retrouve dans un autre bloc d’invités, plus loin sur la droite, avec le gouvernement et les anciennes personnalités politiques françaises.[...]

Surtout, il sort ainsi du champ de la caméra qui filme François Hollande. […]

 Standard & Poor’s dégradé

 
Lexpress.fr du 05/06 : L’autorité européenne de surveillance des agences de notation (ESMA) a publiquement sanctionné Standard & Poor’s, qui avait par erreur annoncé une dégradation de la note de la France en 2011. Le titre d’un mail envoyé à certains de ses abonnés le 10 novembre 2011 par Standard & Poor’s indiquait que la dette souveraine française avait été abaissée. L’agence s’était dédouanée ensuite en plaidant que l’erreur avait été provoquée par une confusion de son système informatique. L’annonce, qui intervenait alors que la note AAA de la France était clairement menacée, avait secoué des marchés en pleine crise de la dette de la zone euro. [...]

L’autorité évoque dans son communiqué des « défauts de contrôle », jugeant « que cet incident était la conséquence d’une défaillance de SP à remplir certaines de ses obligations ». Elle a néanmoins écarté une « action intentionnelle ou négligente ».  

Il s’agit de la première sanction nominative prise par l’ESMA contre une agence de notation depuis qu’on lui a octroyé en 2012 cette capacité. Le Français Michel Barnier, commissaire européen chargé des services financiers, avait notamment évoqué un « incident grave », et demandé à l’ESMA d’en « tirer les conséquences ». 

Outre le blâme officiel, l’organisme dispose dans son arsenal de la possibilité de retirer la licence d’une agence, de lui interdire temporairement de noter et d’infliger des amendes. 
 

En réponse à cette décision, SP s’est félicité de la conclusion de l’ESMA. « Nous avons à l’époque publiquement reconnu l’erreur, laquelle n’était pas liée à nos notations ou à l’analyse de nos évaluations. Nous avons depuis amélioré nos systèmes afin d’éviter qu’un incident similaire ne se reproduise dans le futur », a assuré l’agence. 

 Continent-poubelle

 
NouvelObs.com du 05/06 : Flottant à la surface, au beau milieu de l’océan, le « continent-poubelle » s’étend inexora-blement. La mer des Sargasses est une immense étendue de détritus charriés par les vents giratoires, qui se sont accumulés au fil du temps pour former cette « soupe de plastique » dont les scientifiques tentent aujourd’hui de mesurer l’ampleur. On estime qu’il y aurait cinq grandes masses de déchets amassés au beau milieu des océans dans les cinq principaux « gyres » (courants marins) de la planète.

« Avant l’arrivée du plastique, il n’y avait que des éléments biodégradables dans les océans, mais depuis 50 ans, ces déchets plastiques s’accumulent et alimentent le vortex en continu », s’alarment l’explorateur Patrick Dexionne et son équipe de scientifiques, partis à la recherche du gyre de l’Atlantique Nord après avoir exploré celui du Pacifique Nord, l’année dernière. […]
Casques de chantier, bottes ou poupées, de son séjour sur le « continent-poubelle », Patrick Dexionne n’a pas seulement ramené des échantillons de micro-particules, mais aussi des « macro-déchets ».

L’expédition avait pour ambition de déterminer plus précisément la surface couverte par les déchets, car les zones polluées n’ont jamais été cartographiées. Les particules étant invisibles depuis l’espace, il est très difficile d’évaluer précisément cette « poubelle-flottante ». {} 
 

A long terme, si on continue à alimenter ces gyres, ils ne feront que grossir en densité et en surface, avec toutes les conséquences sur la faune et la flore maritime. La communauté internationale ne semble guère se préoccuper de ce constat alarmant.