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Mée-disances du 18 juin 2014.

Ecrit le 18 jiun 2014.

 Le Brésil sous la « loi Fifa »

 
Europe1.fr du 10/06 : La Fifa (Fédération internationale de football association), protège ses deniers. Elle a assuré ses arrières en mars 2012 en faisant voter la Lei geral da Copa, la loi générale de la Coupe. Cet appareil législatif bouleverse fortement l’économie brésilienne. Quand la Seleçao jouera, la Fifa a ordonné un jour férié dans les villes. Porter atteinte à l’image de la Fifa ou à ses sponsors est désormais un crime fédéral. Dans le cadre de cette loi, des employés de métro de Sao Paulo ont été licenciés après leur récente grève.
 

La tradition du football populaire en prend également pour son grade, puisque la Fifa a imposé la fin des prix réduits. Les vrais protégés de la Fifa ce sont ses sponsors. Fini l’interdiction de boire de l’alcool dans les stades brésiliens. Peu importe la violence engendrée par la consommation d’alcool, la Fifa veut préserver ses relations avec un de ses plus gros sponsors qui fabrique la bière Budweiser. La fédération a également assuré de gros cadeaux aux entreprises engagées dans l’organisation de la compétition, notamment les entreprises de travaux publics...
 

La Fifa a réussi à mettre la libre-concurrence entre parenthèses le temps de la compétition. Elle se réserve le privilège de toute activité commerciale sur certains produits aux abords des stades. Pour juger si les Brésiliens respectent ou non cette loi Fifa, l’instance internationale de football a bien l’intention de créer des tribunaux d’exception, comme cela a été le cas en Afrique du Sud, totalement anticonstitutionnels dans un pays qui assure l’égalité de ses citoyens devant la justice. […] Mais le Brésil le promet, l’État garde sa souveraineté, puisqu’« aucun amendement ne va à l’encontre de la Constitution fédérale ou de l’ordre légal du pays. » La Fifa sera, le temps du Mondial, « la vraie présidente du Brésil ». Cette loi temporaire sera supprimée cinq jours après la compétition.

 Enrichissement suspect

 
Libération.fr du 12/06 : L’enquête judiciaire en cours sur le patrimoine de Jean-Marie Le Pen porte sur un enrichissement du fondateur du Front national évalué à 1,1 million d’euros entre 2004 et 2009. […] Selon une source proche du dossier, l’eurodéputé frontiste a avancé plusieurs explications à la commission, sans apporter de preuves. Il a notamment déclaré que le FN   avait renoncé à lui réclamer une dette de 198 000 euros contractée en 1991. « Oui, a-t-il confirmé à l’AFP, cette dette remonte à l’affaire du « détail » » et à sa condamnation à des dommages et intérêts devant les tribunaux pour avoir déclaré que les chambres à gaz étaient « un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ».
 

Jean-Marie Le Pen a aussi affirmé que son micro-parti personnel, Cotelec, lui avait viré près de 300 000 euros en 2008. Il a également expliqué qu’une étude notariale lui avait versé quelque 150 000 euros et qu’il avait encaissé 50 000 euros d’une banque lorraine. Enfin, il a fait état d’une remise gracieuse du fisc. Le FN   et les micro-partis de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen, Cotelec et Jeanne, sont aussi au centre d’une information judiciaire confiée début avril au juge d’instruction Renaud van Ruymbeke et ouverte pour ’’escroquerie en bande organisée’’ et « faux ». L’enquête porte notamment sur un système de prêts accordés par Jeanne aux candidats pour faire campagne lors des législatives de 2012 et au remboursement par l’État de ces frais électoraux.

 Délit de solidarité

 
Bastamag.net du 11/06 : Ce 11 juin, le prêtre Gérard Riffard comparait au tribunal de police de Saint-Étienne pour avoir enfreint un arrêté municipal qui « interdit l’hébergement dans les locaux de l’église Sainte-Claire pour des raisons de sécurité », explique le diocèse. Ce dernier soutient depuis treize ans l’association Anticyclone présidée par le curé, qui accueille et accompagne les demandeurs d’asile, tout en organisant un certain nombre d’ateliers pour faciliter leur intégration. L’association a également accueilli des mineurs isolés ainsi que des familles avec des jeunes enfants. « C’est même parfois les services de l’État qui aiguillent ces sans-abris vers ce refuge inespéré » pointe le Réseau éducation sans frontières de la Loire (RESF).

 
En août 2012, les lieux sont contrôlés par la commission municipale de sécurité. Un avis défavorable est alors émis pour toute activité d’hébergement. Malgré la contestation de la décision par l’association qui prend des mesures pour poursuivre l’accueil, l’arrêt de fermeture est confirmé en février 2013. L’association décide néanmoins de ne pas mettre à la rue les personnes hébergées. En septembre 2013, les membres du conseil d’administration sont convoqués au commissariat de police, à la demande du procureur de la République. Avant que ne tombe la convocation au Tribunal de police pour Gérard Riffard. Il risque une amende et une peine privative ou restrictive de droit.
 

Les présidents d’Emmaüs   International et d’Emmaüs   France apportent leur soutien au prêtre. […] « Les conditions d’héber-gement ne sont pas idéales mais entre la rue et l’église, il n’y a aucune hésitation », assure RESF 42, qui lancé une pétition de soutien. « Prêter assistance à des personnes en danger devient ainsi un délit et les laisser à la rue serait la légalité », dénoncent les signataires.

Un rassemblement est prévu devant le Palais de Justice le 11 juin pour demander l’arrêt immédiat des poursuites et réclamer « que de véritables réponses soient apportées à ces personnes sans logement ». Le procureur a requis une amende de 50 euros par jour d’infraction à l’arrêté municipal. Le jugement sera rendu le 10 septembre prochain.

 Fœtus non viable

 
Courrier international du 10/06 : En invoquant la clause de conscience, un gynécologue de Varsovie a refusé une IVG à une patiente dont le fœtus était mal formé. La femme, âgée de 38 ans, a subi plusieurs examens pour découvrir dans la 22e semaine de la grossesse que l’embryon, pratiquement sans cerveau, allait naître uniquement pour mourir aussitôt. Le médecin en question, le professeur Bogdan Hazan, une icône du mouvement Pro-Life, a fait exprès de faire attendre la patiente deux semaines supplémentaires pour empêcher l’IVG médical, explique le quotidien Gazeta Wyborcza. Selon le professeur Hazan, l’IVG équivaut à une « exécution, une peine de mort ».
 

L’affaire arrive au moment où circule une pétition, une sorte de déclaration de foi catholique lancée par Wanda Poltawska, une proche amie du pape Jean Paul II, signée déjà par plus de 3 000 médecins, dont plusieurs gynécologues qui s’opposent à l’IVG. Selon la législation polonaise en cours depuis 1994, un avortement est légal dans le cas de déformations et de maladies incurables du fœtus.

 La junte en chanson

 
20minutes.fr du 10/06 : Prayut Chan-O-Cha, le commandant en chef de l’Armée royale thaïlandaise, vient de se lancer dans la musique. S’il est surtout connu pour avoir donné son accord à la répression sanglante des chemises rouges en 2009, il fait parler de lui aujourd’hui pour avoir écrit les paroles d’une ballade très guimauve, dont le titre donne le la : « Rendre le bonheur à la Thaïlande ».  « La nation fait face à des dangers », « Nous voulons être ceux qui interviennent à temps », « Le bonheur reviendra en Thaïlande », disent les paroles écrites par l’austère général, qui a pris le pouvoir le 22 mai. « Donnez-nous un peu plus de temps/Alors le magnifique pays sera de retour », promet-il encore.
 

Depuis le coup d’État, la junte a suspendu la démocratie et exclu des élections avant au moins un an, provoquant les critiques de la communauté internationale...