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Artis, Tuynox et la laverie

Ecrit le 18 juin 2014

Dans le cadre des 500 projets

Les articles R. 4321-4 et R. 4323-95 du code du travail précisent que « l’employeur doit mettre à disposition gratuitement à ses employés les équipements de protection individuelle appropriés et, lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige, les vêtements de travail appropriés ». Ils l’obligent également à en assurer leur bon fonctionnement et leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires. Un arrêt de la Cour de cassation du 21 mai 2008 élargit le champ d’action de ces articles à toutes les tenues imposées, même pour des raisons commerciales, à partir du moment où elles sont inhérentes à l’emploi occupé.

C’est ce qu’ont bien compris les entreprises ARTIS (23 salariés) et TUYNOX (9 salariés) à Derval. Elles s’adressaient pour cela à des sociétés spécialisées mais ... le lavage n’était pas toujours impeccable ... les vêtements de travail n’étaient pas réparés ou se perdaient ... Bref, des soucis. Dans le même temps, la Région Pays de Loire a fait une information à St Vincent des Landes, expliquant qu’elle pouvait apporter un financement si deux entreprises, au moins, élaboraient un projet commun. C’est ainsi, avec l’aide du chargé de mission, Olivier Mentec, qu’est née l’idée d’une laverie commune aux deux entreprises. Elle a été installée dans l’entreprise ARTIS : une grosse machine à laver, un sèche-linge, une machine à repasser, une machine à coudre et une couturière-lingère qui donne toute satisfaction.

Photo : Françoise Gentil, Arnaud Josse, Alain Leblay
Alain Duval, Viviane Lopez

Le lavage des tenues de travail n’est pas une petite affaire, il faut du matériel spécialisé pour 80 kg de linge par semaine, avec des tissus spécifiques, ou fragiles, ou très souillés :

  • - les uns pour travailler dans des atmosphères explosives (gaz, de vapeurs, de brouillards ou de poussières combustibles) (dans ce cas il faut des matériaux qui ne produisent pas de décharges électrostatiques)
  • - d’autres pour travailler dans des usines d’équarissage (vêtements souillés de matières dangereuses)
  • - d’autres encore plus classique : les chemises des commerciaux.

« Nous utilisons le plus possible de produits bio » disent les deux chefs d’entreprise MM. Arnaud JOSSE et Alain LEBLAY. L’entretien de ce linge est donc tout un art. Il faut aussi assurer le raccommodage : une fiche pratique accompagne chaque vêtement où le salarié indique les points à réparer. Enfin il faut pouvoir fabriquer une tenue neuve, si nécessaire, bien adaptée aux mensurations de la personne. D’où l’idée de cette laverie/lingerie partagée. La Région a accordé 50 % du coût soit 7000 €uros.

A noter que l’opération ’’500 projets pour les territoires’’ a déjà accompagné 132 projets (dont trois dans le pays de Châteaubriant  ), pour 2,2 millions d’euros, soit 411 entreprises représentant 3546 emplois et 97,5 nouveaux emplois générés.