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Mée-disances du 2 juillet 2014.

Ecrit le 2 juillet 2014.

 Chaussures de luxe

 
leFigaro.fr du 24/06 : L’incident s’est déroulé dans un contexte de drame, lors d’opérations de recherche de trois enfants qui étaient tombés dans une rivière en crue de la province centrale du Jiangxi. Le responsable a accepté la proposition d’un agent local, qui lui offert de grimper sur son dos pour traverser un endroit où l’eau arrivait au niveau des chevilles. L’honorable Monsieur Wang a ainsi pu rester les pieds au sec, protégeant ses chaussures de luxe en cuir de la noyade.
 

Accusé d’avoir porté atteinte à l’image de la fonction publique après le torrent de réactions indignées, Wang a été limogé. ’’Wang, vice-directeur d’un bureau gou-vernemental, était sur le point de franchir un chemin inondé lorsque Ding, un modeste fonctionnaire, a offert de le transporter. Cet acte inapproprié a eu un impact social négatif et a terni l’image des responsables du parti communiste’’ a précisé l’agence Chine Nouvelle.
 

Il s’agit du deuxième officiel communiste démis de ses fonctions en quelques mois pour avoir voulu préserver ses souliers. En octobre 2013, un autre responsable local chinois aux chaussures de luxe, avait connu exactement le même sort après la diffusion d’une photo de lui porté par un villageois sur son dos lors d’une visite dans une zone inondée dans la province de Zhejiang.

 Comptes de l’UMP

 
Lexpress.fr du 27/06 : Le 16 juin, la nouvelle direction du parti découvre que l’UMP a signé, à la fin de 2013, un chèque à l’ordre du Trésor public. A la suite du rejet du compte de campagne de l’ancien président, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait imposé au candidat de verser au Trésor public une somme égale au montant du dépassement, à savoir 363 615 euros. Le 4 juillet 2013, confirmant cette décision, le Conseil constitutionnel indique que ce versement « présente le caractère d’une sanction ».  
 

Or c’est l’UMP qui paie. Son avocat, Maître Philippe Blanchetier, a assuré à la direction précédent que la prise en charge de la sanction par l’UMP était conforme au droit. « La pénalité personnelle n’est pas une amende, c’est une sanction administrative, explique-t-il. Lorsque la collecte [le fameux Sarkothon] a été lancée, il a toujours été fait état d’un montant de 11 millions, qui incluait cette pénalité. Chacun a donné en connaissance de cause. » Mais Philippe Blanchetier n’est pas seulement le conseil de l’UMP. Le collège transitoire découvre qu’il est aussi l’avocat de Nicolas Sarkozy, qu’il faisait partie de l’Association de financement de sa campagne en 2012 et qu’il est, en outre, le trésorier de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy. « Conflit d’intérêt » ? Depuis dix jours, la troïka de l’UMP se pose la question. 
 

D’après une nouvelle consultation juridique, l’UMP n’avait pas le droit de se substituer à Nicolas Sarkozy pour régler cette « sanction ». « Nous ne voulons pas assumer la responsabilité juridique de cette décision, prise sur une base qui n’était pas forcément exhaustive, pertinente et objective, prévient un proche de la nouvelle direction. Car si l’UMP n’avait pas le droit de payer, il y a eu abus de confiance. »

 
Le temps presse. Si l’UMP ne livre pas ses comptes certifiés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avant le 30 juin, elle perd sa dotation publique. L’envoi d’une lettre à la CNCCFP -précisant que l’UMP a payé cette pénalité sur la base d’un argumentaire juridique, mais que la nouvelle direction dispose désormais d’une autre analyse juridique contradictoire- est à l’étude, mais les trois membres du collège s’accorderont-ils pour la signer ? Ou l’UMP acceptera-t-elle de déclarer dans ses charges de l’exercice 2013 ces 363 615 euros sur lesquels plane un doute juridique ? 

 Pension sénatoriale

Le Canard enchaîné du 25/06 : cri du cœur de Jean-Pierre Raffarin, le 17 juin à la commission d’investiture de l’UMP pour les sénatoriales : « le Sénat n’est pas là pour payer les pensions alimentaires des élus de l’UMP ! »

Raffarin faisait ainsi référence à la liste de l’UMP dans les Alpes maritimes, conduite par Dominique Estrosi-Sassone, l’ex-épouse de Christian Estrosi. Avec, en troisième position, Colette Guibal-Giudicelli, la femme du député-maire de Menton, Jean-Claude Guibal.

Si on ne peut plus avoir le sens de la famille … !

 Minerai de poisson

 
Challenge.fr du 23/06 : Le scandale des lasagnes au cheval aura permis de clarifier la réglementation sur l’étiquetage des produits à base de viande. Il n’en va pas de même côté poisson, où les consommateurs ont encore souvent bien du mal à savoir exactement ce qu’ils mangent, dénonce la CLCV.[…] L’association a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons (parmentiers, brandade, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés), issus à la fois de grandes marques et de marques distributeurs, sans faire l’analyse du produit lui-même. A l’issue de cet examen, elle alerte d’abord sur le fait que la plupart de ces produits sont fabriqués non pas à partir de filets de poisson mais plutôt de « chair » ou de « pulpe de poisson ». C’est le cas dans 80% des produits examinés. […] Sans être dangereux pour la santé, ces produits restent « de qualité très médiocre », alors même qu’il n’existe aucun « cadre réglementaire ou normatif définissant les procédés d’obtention » de ces ingrédients, explique l’association.
 

L’analyse des étiquettes montre qu’il est très souvent difficile de savoir exactement quelle quantité de poisson est contenue dans le produit, ni même de quelle espèce il s’agit. Sur plus de la moitié des produits étudiés, notamment dans les soupes, les surimis et les croquettes, le type de poisson utilisé n’est pas mentionné. […] Pour l’ensemble des produits étudiés, la teneur en poisson se révèle bien souvent inférieure à 30% (sauf pour les poissons panés), et ils sont souvent « enrichis » d’agents texturants (amidon, glycérides d’acides gras), de matières grasses ou d’eau (surimis), sans que cela soit clairement indiqué.
 

L’association demande aux pouvoirs publics et aux professionnels de l’agroalimentaire et de la distribution de travailler à une clarification des règles d’étiquetage de l’ensemble des produits transformés à base de poisson.

 Papa m’a donné 10 francs

 
Rue89.com du 22/06 rapporte un mot adressé par Marcel Proust à son grand-père dans la soirée du jeudi 18 mai 1888. Il a alors 16 ans : « Mon cher petit grand père, Je viens réclamer de ta gentillesse la somme de 13 francs que je voulais demander à Monsieur Nathan, mais que maman préfère que je te demande. Voici pourquoi. J’avais si besoin de voir une femme pour cesser mes mauvaises habitudes de masturbation que papa m’a donné 10 francs pour aller au bordel.

Mais :

  • 1. dans mon émotion j’ai cassé un vase de nuit, 3 francs ;
  • 2. dans cette même émotion je n’ai pas pu baiser.
  • Me voilà donc comme devant attendant à chaque heure davantage 10 francs pour me vider et en plus ces 3 francs de vase. Mais je n’ose pas redemander sitôt de l’argent à papa et j’ai espéré que tu voudrais bien venir à mon secours dans cette circonstance qui, tu le sais, est non seulement exceptionnelle mais encore unique : il n’arrive pas deux fois dans la vie d’être trop troublé pour pouvoir baiser... ».