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Un adolescent brûlé vif

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Ecrit le 9 juillet 2014.

Trois étudiants israéliens ont été enlevés le 12 juin alors qu’ils faisaient de l’auto-stop. Leurs corps ont été retrouvés le 30 juin, dissimulés dans un champ, sous des pierres, à la va-vite, aux environs de la localité de Halhoul, à la sortie nord d’Hébron. Crime crapuleux ? Crime politique imputé à deux extrémistes du Hamas ? On ne sait pas. On sait seulement que c’est la porte ouverte à un nouvel engrenage de violences. A la suite de l’enlèvement, selon une porte-parole militaire, l’armée israélienne a arrêté 420 Palestiniens en Cisjordanie, dont 305 membres du Hamas. Cinq Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens depuis le début de l’opération, baptisée « Gardien de nos frères ». 

Le 1er juillet, un jeune Palestinien de 16 ans a été enlevé (peut-être par des juifs extrémistes). Son cadavre - entièrement brûlé selon l’avocat de la famille - a été retrouvé quelques heures plus tard près d’une forêt près de Jérusalem.

« Des brûlures causées par le feu et leurs complications sont la cause directe de la mort », a précisé le procureur général palestinien, cité par l’agence de presse officielle palestinienne WAFA. Le garçon a également été blessé à la tête, mais « ce sont les brûlures qui couvraient 90 % du corps qui sont la cause directe de son décès », selon le procureur général.

Le garçon a « été brûlé de l’intérieur et de l’extérieur, car il a probablement été forcé à boire du carburant », a déclaré de son côté le ministre palestinien chargé de Jérusalem. Les rapports préliminaires d’autopsie palestiniens ont indiqué la présence de fumée dans les poumons du Palestinien, signifiant qu’il était encore en vie lorsque son corps a été brûlé.

Très digne, la famille d’un des trois jeunes Israéliens s’est élevée contre ce meurtre lors d’une cérémonie nationale en présence de dizaines de milliers de personnes. « Le sang n’a qu’une couleur. Un meurtre est un meurtre, quels que soient la nationalité ou l’âge, et ne peut en aucun cas être justifié », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Et l’escalade continue : le cousin (américain) du Palestinien tué aurait été sévèrement battu par la police, selon ses parents, qui ont diffusé des photos du jeune homme blessé.

Une vidéo reprise par les médias palestiniens et internationaux, comme le Guardian, montre des hommes cagoulés, visiblement des policiers, tabassant une personne menottée, à demi inconsciente.

S’agissant d’un citoyen américain, les Etats-Unis ont fait part de leur « profonde inquiétude » et ont appelé à une « enquête rapide, transparente et crédible » sur l’« usage excessif de la force » dont aurait été victime le jeune homme.

 Nourri de force

Le 24 avril 2014, 63 Palestiniens entamaient une grève de la faim pour protester contre leur détention par Israël, sans inculpation, ni jugement. Deux mois plus tard, le 25 juin, un de leurs avocats annonçait que les grévistes de la faim suspendaient leur mouvement suite à un accord avec les autorités pénitentiaires, mais sans avoir obtenu la fin des détentions administratives.

Selon les statistiques israéliennes, 200 des 5.000 prisonniers palestiniens sont sous le coup d’une détention administrative. Cette disposition fait partie de la législation sur l’état d’urgence héritée du mandat britannique sur la Palestine (1920-1948). Elle permet aux autorités israéliennes de détenir des Palestiniens soupçonnés d’infraction à la sécurité, sans jugement, pour des périodes de six mois renouvelables. 

« Il n’y a pas d’accusations, tout ce qu’ils affirment avoir contre vous est secret. La grève de la faim est l’issue ultime, même si elle mène à la mort », affirme Rami Barghouthi, libéré fin mai après quatre mois de détention, dont 26 jours de grève de la faim.

Les dirigeants français, qui ont pris la peine de condamner le meurtre des trois jeunes colons et de l’adolescent palestinien, n’ont pas pipé mot sur les conditions de détention barbares et illégales qui frappent les Palestiniens.

Et maintenant le gouvernement israélien veut promulguer une loi autorisant l’alimentation de force des prisonniers palestiniens en grève de la faim (prisonniers attaché sur un siège, gavage de force au moyen d’un tube glissé dans les voies nasales). Le texte a été dénoncé par les organisations des droits de l’Homme, dont Amnesty international.

 Les Bédouins, 70 fois

Une association israélienne, Tarabut-Hithabrut, lutte depuis 4 ans contre les expulsions des Bédouins d’Israël, citoyens israéliens, le groupe le plus pauvre et le plus discriminé du pays. En particulier, elle soutient une petite communauté de Bédouins, al-Araqib, située à seulement quelques kilomètres de la grande ville de Beer-Sheva. Expulsés de leur sol ancestral dans les années 1951-1952, ils se sont installés à proximité, reconstruisant leur village autour de leur cimetière, créé en 1914 et demeuré intact. Considérés jusqu’alors comme de « bons Arabes », loyaux et résignés, ils deviennent « ennemis de l’intérieur », faisant de trop nombreux enfants et squattant les terres de l’Etat (terres qui se trouvent être celles dont des Bédouins ont été expropriés).

En 2002-2003 a commencé une guerre d’usure : épandages aérien d’herbicide occasionnant des dommages à long terme sur la santé, destruction des récoltes, démolitions répétées …etc. En juillet 2010, c’est tout le village qui a été détruit, près de 400 personnes ont ainsi perdu leur foyer ! Et depuis 2010, les cabanes reconstruites par les habitants ont été redémolies près de 70 fois. En janvier-février 2011, les autorités israéliennes ont tenté de forcer une ’’solution’’ en portant des séries d’attaques quotidiennes sur les familles qui étaient restées : personnes battues, tirs de gaz lacrymogènes et de flash-ball, arrestations … La plupart des familles ayant de jeunes enfants ont préféré partir ; quelques-unes sont restées, se réfugiant dans l’enceinte du cimetière.

Une bataille juridique est toujours en cours c’est sans doute une des raisons qui explique pourquoi les autorités sont récemment entrées dans une nouvelle phase afin de littéralement effacer le village de la surface de la Terre et forcer les familles à s’installer dans une « ville de regroupement ». Le 12 juin 2014, en quelques minutes, police, forces spéciales, bulldozers et camions pénétrèrent dans le cimetière. Les habitants furent encerclés et forcés de se réfugier dans la petite mosquée. Les habitants ne pouvaient que regarder casser, écraser, réduire en poussière tout ce qu’ils avaient réussi à reconstruire pendant ces années de lutte. Des maisons ont été incendiées, des réservoirs d’eau vidés et confisqués. L’avocat des villageois, surpris par cette décision d’expulsion unilatérale, a immédiatement fait appel auprès du tribunal du district mais quand finalement un juge présenta une injonction de retarder les démolitions, 95% des structures avaient été abattues.

« En fin d’après-midi des forces spéciales ont alors envahi la mosquée improvisée, nous dispersant violemment, détruisant le minaret et arrêtant 7 personnes dont 2 mineurs et 2 militants. Le lendemain, vendredi, deux enfants ont été kidnappés par des escadrons de police spéciale et détenus pour « intrusion », c’est-à-dire simplement pour être ici. Dimanche matin, toutes les cabanes improvisées ont été démolies et tous les containeurs d’eau apportés depuis vendredi ont été confisqués.

A moins que ne nous trouvions des juges qui veulent vraiment nous écouter, les ordres d’expulsion vont continuer à être appliqués ».

(Signé : Gadi Algazi, membre de Tarabut-Hithabrut)


 Escalade

Comprendre la situation à Gaza

Des images des bombardements de Gaza

 Lourd bilan

Les violences ont commencé après l’enlèvement et le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribués par Israël au Hamas, suivis par l’assassinat d’un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes juifs.

Note du 14 juillet 22 h : Alors que les plus de 800 roquettes ayant atteint le territoire israélien en une semaine n’ont pas fait de mort, les frappes israéliennes ont tué 184 personnes et fait 1.287 blessés dans la bande de Gaza, selon les secours palestiniens depuis le déclenchement de l’opération « Protective Edge », mardi 8 juillet, officiellement pour priver le Hamas de sa capacité à tirer des roquettes vers le territoire israélien.

Comme partout dans le territoire palestinien depuis le début des bombardements israéliens, les cortèges funéraires entre les domiciles des victimes et la mosquée, puis entre la mosquée et le cimetière, ont donné lieu à des manifestations de colère à l’encontre d’Israël, et des manifestations de soutien au Hamas. La population de Gaza soutient le mouvement chaque jour davantage. A chaque victime supplémentaire des bombardements de l’armée d’Israël, l’assise politique du Hamas ressort renforcée.

Rappel : En novembre 2012, l’opération israélienne « Pilier de défense », qui avait déjà pour objectif de faire cesser les tirs de roquettes de Gaza, avait causé la mort de 177 Palestiniens et 6 Israéliens.


14 juillet 2014

 Un message venu directement de Palestine

Je m’excuse de ne pas avoir ni la force ni le temps de vous ecrire, je ne sais pas aussi si vous etes au courant aux derniers evenement sur Hebron. Il y a environ trois semaine que trois soldats ont ete disparus dans l’entourage de la ville d’Hebron comme pretendait le gouvernement israeliens. Moi, personnellement, je ne suis pas en mode relaxion et meme je n’ai pas pu croire ce roman. On savait au passage des siecle qu’israel est parfait en creation des rumeurs et les faire croire de la part des autres peuples du monde. En consequences. Les israeliens ont commencait a attaquer les gens du Hamas en cisjordanie et bombarde le bande du Gaza. Vu ce qui est arrive en temps la ou Shalit a disparu a Gaza, les israeliens ont eu rien fait pour les citoyens de la cisjordanie, tout le bombardement a ete centralise vers Gaza. Le meme histoire a eu lieu au sud liban quand un soldat israelien a ete capture par hezballah, les israelien ont annonce la guerre au sud du liban.

Mais la on est juste en face d’un cas particulier, les partis politiques Fatah et Hamas sont mis d’accord et ont etabli le gouvernement d’accord entre eux. Le gouvernement d’israel ne voulais pas que c’arrive et ne voulait plus que le Hamas ait de la force en cisjordanie pareil a ce qu’il a a Gaza, pour cela la guerre n’a pas ete annonce vers Hebron seulement, il y a des romans qui disent que les trois ont été tue en accident de voiture a Eilat en Israel, et que le gouvernement d’Israel s’est mis en accord avec les familles des trois soldatw pour que ca peut servir l’etat d’Israel du cote politique et pour accomplir ca , ils ont cache les trois morts a cote d’Hebron. Mon frere Mohammad de 13 ans a ete pris de la part des soldats il y a une semaine et rentre a la maison le lendemain de son prison. Je ne rentrais pas a Hebron depuis le debut de ces evenement que le week end dernier car les israeliens ont ferme le containeur qui ammenne a Hebron et Bethlem.

Appart ca , tout se passe bien et on est en ramadan maintenant et il fait tres chaud, mais je ne sens que soif. Je vous embrasse bien fort, Zinat

Appel urgent relayé par l’Union Juive Française pour la paix

Note du 22 juillet 2014 : Au 15e jour du conflit, les opérations israéliennes ont fait 583 morts et 3.640 blessés palestiniens, principalement des civils. Plus de 100.000 habitants de Gaza ont trouvé refuge dans les dizaines de bâtiments de l’ONU. Côté israélien, 27 soldats sont morts, le bilan le plus lourd pour l’armée depuis sa guerre de 2006 contre le Hezbollah libanais. Et la Cisjordanie s’enflamme ...

La géographie de la bande de Gaza