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Yvonne Gérard, bombardements à Châteaubriant

Ecrit le 2 juillet

[Yvonne GERARD (épouse Troquet) est née en 1933, dans la Rue de Renac   à Châteaubriant. Elle réside toujours dans la maison où elle est née.

Je me souviens ... pendant la guerre j’allais à l’école Nazareth. Avec l’occupation allemande, l’école a été déplacée, et se tenait au ’’district’’, une salle paroissiale [qui est maintenant : la Maison de la Presse, Grand Rue].

Je me souviens ... quand il y avait des alertes à la bombe, nous allions nous réfugier dans le sous-sol de la tour d’artillerie
[à l’angle de la rue du Château et de la place des Terrasses].


Je me souviens ... du 22 octobre 1941. En revenant de l’école j’ai vu plein de sang près du passage à niveau de la place des Terrasses. J’ai appris ce soir-là que c’était le sang des 27 otages fusillés à la Sablière.

Je me souviens ... du bombardement du 7 juin 1944 à Châteaubriant. Les avions avaient tourné tout l’après-midi. Dans la maison où je suis née, nous étions six familles en location et 13 enfants. Nous les enfants, serrés les uns contre les autres, angoissés, nous étions réfugiés dans le couloir au rez de chaussée. Vers 19h30, les bombes sont tombées de l’autre côté de la rue, sur le château du sénateur Gautreau |où une femme est décédée]. Dans notre couloir, les plâtres tombaient sur nous. Les portes et fenêtres ont été totalement soufflées.

Je me souviens ... Ma mère et moi, nous sommes parties à pieds jusqu’à Louisfert où nous avions des amis. Nous avons traversé la gare qui, à ce moment-là, n’était pas touchée. Mon père, qui travaillait autrefois chez Huard, avait été embauché chez un fermier à Abbaretz, c’est là que nous avons fini la guerre en attendant que la maison soit réparée.

Je me souviens ... quand nous sommes revenus dans la maison, mon père avait habillé les plafonds avec du papier kraft et des ’’coutons’’ de châtaignier. ....

[Par la suite, Yvonne Gérard a épousé Georges Troquet, un jeune de Nozay qui avait participé à la libération de la poche de St Nazaire]