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Mée-disances du 16 juillet 2014.

Ecrit le 16 juillet 2014.

 Domicile parental

 
laCroix.com du11/07 : C’est en moyenne à 23 ans que les jeunes Français quittent le domicile parental. Cette étape d’indépendance arrive de plus en plus tard. Les études longues se généralisent, retardant d’autant l’entrée sur le marché du travail. Mais c’est surtout la crise économique et le changement du marché de l’emploi qui dissuadent certains jeunes de partir tôt. L’Insee consacre une étude au phénomè- ne de ’’décohabitation’’ qui profite davantage aux étudiants les plus diplômés : entre 25 et 30 ans, 92 % des étudiants diplômés du supérieur ne vivent plus au domicile parental, contre 88 % des titulaires du bac et 83 % des non diplômés.

 
À ces différences sociales s’ajoute une diversité géographique très forte en fonction des villes. À Paris notamment, le prix des loyers rend la décohabitation bien plus ardue : 84 % des 16-20 ans, 33 % des 21-25 ans et 10 % des 26-30 ans vivent chez les parents. La motivation principale de quitter le foyer familial est liée à la situation professionnelle attendue. La perspective de décrocher un CDI et l’assurance de bénéficier d’un bon salaire une fois les études terminées sont des facteurs déterminants.

 
L’Insee s’est également penchée sur les conditions de vie des décohabitants : 51 % des lycéens ou étudiants en décohabitation vivent sous le seuil de pauvreté mais seuls 16 % d’entre eux considèrent leur situation comme difficile. Cette perception s’explique par la conscience du caractère transitoire de leur situation et leur espoir d’une vie plus agréable une fois qu’ils seront détenteurs d’un travail ou d’un diplôme. Les difficultés financières sont plus ressenties chez les moins diplômés.
 
À diplôme, âge et travail égaux, les jeunes femmes qui ont quitté le domicile parental ont le même niveau de vie que les hommes. De même, aucune différence de niveau de vie n’apparaît entre Français et non-Français (là aussi à diplôme, âge et travail égal).

 Dukan dégraisse

 
Marianne.fr du 11/07 : Pierre Dukan s’est donné pour mission la lutte contre les kilos en trop. C’est désormais au sein de son propre groupe que le nutritionniste dégraisse. C’est la branche ’’coaching en ligne’’, Régime Coach, qui est touchée : un plan social de 24 personnes aurait été initié, et une procédure de sauvegarde a été mise en place le 2 juillet.
 

Le groupe a reconnu ses difficultés financières : « La branche “service de coaching” a été fortement impactée en France par les trois années de campagne médiatiques de dénigrement à l’encontre du docteur Pierre Dukan (fondateur du groupe et de la méthode) entrainant une forte baisse des abonnés. [...] L’ère de la « dukanmania » est manifestement révolue. D’abord parce que le régime hyper- protéiné est hypercontroversé. Ses ris- ques pour la santé ont été pointés et son efficacité à long terme questionnée. Ensuite parce que P. Dukan a multiplié les boulettes. La promotion de son régime à des fins commerciales lui a valu deux plaintes de l’Ordre des médecins, puis une exclusion des rangs de cette instance.
 

Cette même année, une ancienne patiente portait plainte contre le praticien pour « manquement à ses obligations déontologiques ». Pierre Dukan lui avait prescrit du Mediator en coupe-faim, en dehors, donc, des indications officielles, et avait omis de lui prescrire le suivi médical nécessaire à la prise de ce médicament. Échaudé par ses déconvenues hexagonales, le nutritionniste mise désormais sur de nouveaux marchés, notamment la Russie et le Brésil, pour se remplumer.

 Obama ne fait pas la queue

 
Le NouvelObs du 11/07 : Pour se faire pardonner d’avoir doublé une famille dans un restaurant, le président américain a proposé de lui offrir le repas. Dans ce populaire restaurant à viandes, il faut parfois attendre entre deux et trois heures. Mais le président, usant des prérogatives de sa fonction, n’a pas fait la queue.

Bruce Finstad, de Houston, et sa fille Faith, de Austin, profitant de l’aubaine, ont commandé 1 kilo et demi de bœuf, 1 kilo de côtes, 250 grammes de saucisses et 250 grammes de dinde pour leur famille qui s’était déjà assise. L’addition, qui a dépassé les 300 dollars, y compris le déjeuner du personnel présidentiel, s’est avérée trop salée pour les billets de 20 dollars qu’Obama a sortis de sa poche. Si bien que le président a dû se servir de sa carte de crédit pour la régler.
Le restaurant a lancé un sondage pour demander à ses clients si Obama aurait dû couper la file d’attente ou pas. Le président, qui connaît actuellement un passage à vide politique, pourra se réjouir de constater que 145 personnes ont jugé bon qu’il ne fasse pas la queue, contre 55 estimant qu’il aurait dû attendre son tour.

 Escroquerie à la Sécu

 
Lefigaro.fr du 11/07 : Une infirmière libérale a été interpellée à Lyon et placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une enquête sur une escroquerie à la Sécurité sociale de plus d’un million d’euros.
 
Âgée d’une cinquantaine d’année, l’infirmière a été accusée de « escroquerie, faux et usage de faux » concernant des « surfacturations », des « fausses factures » et des « actes fictifs » entre 2009 et 2014. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire après paiement d’une caution et avec l’interdiction d’exercer sa profession.

Selon les enquêteurs, l’infirmière, qui « a acquis depuis 2009 six appartements », percevait un salaire de « 20.000 euros par mois » et « ne payait pas d’impôts » grâce à une défiscalisation massive. Les investigations ont permis aussi la saisie de plus de 800.000 euros d’avoirs criminels notamment sous forme de contrats d’assurance-vie.

 Ménard s’incline devant l’O.A.S

 
Le NouvelObs du 10/07 : Le maire de Béziers, élu avec le soutien du Front national, a commémoré samedi dernier les « massacres d’Oran » du 5 juillet 1962 devant une stèle en l’honneur de quatre fusillés de l’OAS - une cérémonie en forme d’appel du pied à l’égard de son électorat pied-noir.
 
Depuis des années, cette stèle qui se trouve dans le cimetière municipal de Béziers provoque le courroux de l’opposition. Y figurent en effet les photographies de Dovecar et Piegts, (à l’origine de l’assassinat du commissaire d’Alger), de Bastien-Thiry, (organisateur de l’attentat manqué contre De Gaulle au Petit-Clamart), et de Degueldre, (fondateur des commandos Delta). Quatre hommes condamnés à mort par les tribunaux français après la guerre. 

Mais plutôt que de retirer la plaque commémorative, comme l’exigeait Aimé Couquet, membre du PCF, Robert Ménard a préféré s’incliner devant elle avec Elie Aboud, candidat malheureux aux municipales et député UMP de l’Hérault qui s’est joint à lui pour déposer une gerbe sur la stèle, en présence de 150 à 200 « rapatriés » de l’Algérie française.

Et le fondateur de Reporters sans frontières, qui revendique ses racines pieds-noires, a prononcé un discours sur « l’indifférence du gouvernement d’alors » et les « centaines de Français d’Algérie livrés sans défense à Oran au couteau des égorgeurs ». Un classique de l’extrême droite, en somme. La « stèle de la honte » en supplément.

(1) L’OAS, Organisation armée secrète, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle