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Mée-disances du 13 août 2014

Ecrit le 13 août 2014

 Marine et Jean-Marie sont dans un avion

Surprise des passagers du vol Air France 7311 Strasbourg-Paris du 17 juillet qui faisaient la queue devant la porte d’embar-quement : ils voient Marine Le Pen, son collègue et néanmoins compagnon Louis Alliot et son garde du corps, ainsi que deux policiers en civil, leur passer devant et monter les premiers dans l’avion, bientôt suivis par Le Pen Jean-Marie lui-même et son épouse Jany.

Parmi les passagers se trouvaient pourtant une dizaine de députés européens, dont l’UMP Arnaud Danjean, qui interpelle l’hôtesse :

« Pourquoi doublent-ils tout le monde ?
— Mme Le Pen et ceux qui l’accompagnent étant en business class, ils ont le droit de passer devant tout le monde, répond l’hôtesse.
— Il n’y a pas de business class dans cet avion ».

L’hôtesse doit alors adapter son argumentation :

« Mme Le Pen a une carte d’abonnement Air France qui lui donne ce privilège.
— Elle a un abonnement Air France comme tous les députés européens.
— Oui, mais, comme c’est une VIP, elle a le droit. »

A l’atterrissage à Orly, un minibus de l’aéroport attendait la famille Le Pen au pied de l’avion, histoire de leur éviter de se mêler aux autres passagers.

A part quoi ces Le Pen ne se privent pas de dénoncer les privilèges de l’establishment UMPS…

 Rêve chinois

 
Lexpress.fr du 26/07 : la Chine est un des pays les plus inégalitaire du monde, sinon le plus inégalitaire. Un pour cent des ménages les plus riches en Chine contrôle plus d’un tiers des richesses du pays, tandis que 25% des ménages les moins riches en détiennent seulement 1%.
 
Les chiffres de 2012, cités par un rapport de l’Université de Pékin de juillet 2014, révèlent l’étendue de l’inégalité sociale en Chine, un facteur qui nourrit la colère dans le pays. Le fossé entre riches et pauvres inquiète le Parti communiste au pouvoir, qui attache beaucoup d’importance à ce que soit préservée la stabilité sociale du pays, afin de prévenir toute contestation de son pouvoir. 
 
Ce rapport révèle un coefficient de Gini, cet indicateur d’inégalité compris entre 0 et 1, très inquiétant, car très élevé. Concrètement, plus cet indicateur se rapproche de 1, plus les inégalités sont élevées. Selon les statistiques officielles celui-ci s’établissait à 0,47 en 2012. Mais le rapport de l’Université de Pékin, l’évalue plutôt à 0,73, indique le Quotidien du Peuple. A comparer avec les États-Unis - où les inégalités sont également très élevées, et où l’index s’établissait à 0,56 en 2009, selon la Banque mondiale. 
 
Le creusement des inégalités sociales est un sujet de préoccupation majeur pour le régime communiste chinois, régulièrement confronté à des troubles provoqués par la corruption de ses cadres locaux. Depuis son arrivée à la présidence l’année passée, Xi Jinping vante les mérites du « rêve chinois » censé encourager l’unité, le renouvellement et la fierté du pays. 

 Une histoire de famille

 
Le Dauphiné Libéré du 24/07 : Depuis 1981, Raymond Bardet est maire de la petite commune de Ville-la-Grand. Opposé au mariage pour tous, l’élu avait toujours fait savoir qu’il refuserait de procéder à des mariages de même sexe dans sa commune. L’an dernier, il avait même parodié une telle union avec son directeur général des services et son chargé de communication.
 
Mais Raymond Bardet a un fils qui vit à Paris et qui est homosexuel. Ne soupçonnant pas sa vie privée, l’élu a appris il y a deux mois et demi qu’il souhaitait se marier avec son compagnon. Pour ce maire de Haute-Savoie, il n’était pas question que quelqu’un d’autre procède à l’union dans sa mairie.

« Si j’avais demandé à un adjoint de célébrer le mariage, les gens auraient pu penser que je dénigrais mon fils ou que nous étions fâchés », explique le maire au Dauphiné Libéré. Et de préciser : « son compagnon est quelqu’un de très bien ».
 
Interrogé pour savoir s’il célébrerait d’autres mariages gay à l’avenir, Raymond Bardet a affirmé au quotidien que non. « Je ne ferai pas d’autre mariage gay. Je l’ai fait parce que c’est mon fils »…

 Poulets de Loué

 
LeParisien.fr du 02/08 : Loué a réussi son coup : se retrouver partout dans les médias grâce à sa campagne de communication provoc’. Cette publicité gratuite, le distributeur de poulets la doit à Christian Estrosi. Sur la voie publique, des affiches montrent en ce moment un représentant des forces de l’ordre tout sourire, des jumelles de contrôle de vitesse à la main, avec un volatile à ses pieds, le tout accompagné de cette légende : « Poulet contrôlé ! ». « Depuis 1958, un bon poulet est un poulet libre » disent encore les fermiers de Loué.
 
Un humour que ne partage pas l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. « J’ai écrit à la société Loué pour demander de retirer cette campagne contribuant au dénigrement des forces de l’ordre », a-t-il fait savoir sur les réseaux sociaux. Sauf que cette campagne n’est pas nouvelle. En quatre ans, c’est la troisième fois que Loué placarde des affiches humoristiques, avec des faux agents des forces de l’ordre comparé à des poulets, comme le rappelle Ouest-France. Au début, un gendarme « élevé en liberté » posait dans un pré. Ensuite un ’’poulet fermier, l’authentique’’, conduisait un tracteur.
 
Pas de quoi freiner Christian Estrosi. L’élu UMP, qui n’a pas reçu de réponse de Loué, compte aller plus loin. Il va présenter à la rentrée une proposition de loi ’’pour demander à ce que toute publicité qui discrédite l’autorité de l’Etat et le service public en général soit sanctionnée et interdite’’.

 Stupéfiant

 
leMonde.fr du 31/07 : Des chiens policiers ont fouillé, jeudi 31 juillet, le siège de… la police judiciaire, 36, quai des Orfèvres, pour tenter de retrouver la trace de 51 kg de cocaïne qui ont mystérieusement disparu des scellés. L’affaire, très sensible, a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale qui a procédé à la perquisition des locaux et à l’audition de plusieurs policiers.
 
La drogue avait été saisie par la brigade des stupéfiants fin juin, dans le cadre d’une enquête portant sur un trafic international. D’une valeur estimée à 2 millions d’euros, elle avait été entreposée dans une pièce sécurisée installée dans le service, derrière une porte blindée que seule une poignée de fonctionnaires de police est autorisée à ouvrir.
 
C’est en entrant dans cette pièce jeudi matin qu’un policier aurait découvert la disparition des ballots de cocaïne. Le procureur de la République de Paris, alerté par le directeur de la police judiciaire, a aussitôt ouvert une enquête.
 
Le stockage des saisies est une question récurrente au sein de la police, qui n’a pas le droit de procéder à leur destruction tant qu’un magistrat ne l’a pas ordonnée.
 
L’affaire tombe au plus mal pour le 36, quai des Orfèvres, quelques mois après l’interpellation de quatre fonctionnaires de la Brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire, consécutive au dépôt d’une plainte pour viol par une touriste canadienne.