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Nouvelles contestations autour de ND des Landes

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Ecrit le 22 octobre 2014 {{{EELV : pas de débat !}}} Au printemps dernier, constatant que tous les scénarii concernant l’amélioration de la liaison ferroviaire Nantes-Rennes sont élaborés avec la volonté de proposer des dessertes à l’éventuel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les élu-e-s écologistes bretons et ligériens ont alerté la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Cette demande a été acceptée, et la CNDP a créé une mission d’expertise indépendante sur la liaison Nantes-Rennes pour analyser notamment de nouveaux tracés d’infrastructures et évaluer les aspects socio-économiques et environnementaux des solutions alternatives. Mais sans attendre la présentation de l’étude complémentaire prévue à Nantes (le 27 novembre) et à Rennes (le 2 décembre), le Conseil Général de Loire Atlantique a fait voter ses membres en faveur d'une desserte de l'aéroport Notre-Dame des Landes : ce vote a été effectué alors que le débat sur cette liaison Nantes/Rennes n’a pas encore eu lieu ! Lorsque le projet d’aéroport est plus que jamais suspendu, la validation prématurée d’un scénario imposant sa desserte est une aberration. Les élu-e-s écologistes du Conseil régional des Pays de la Loire réclament le respect du débat public sur la liaison des deux capitales régionales et la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux de tous les scénarii qui seront présentés. Pour débattre et choisir, chacun, collectivité ou simple habitant, doit posséder tous les éléments d’appréciation : c’est le minimum d’une procédure démocratique. ----------------- Ecrit le 22 octobre 2014 {{{Notre Dame des Landes : riquiqui !}}} Un article du Canard Enchaîné du 8 octobre, jette un pavé dans la mare ! La demande de permis de construire de Notre-Dame-des-Landes, que “Le Canard” a dénichée, a prévu un équipement plus petit que l'ancien, celui qu'on présente pourtant comme saturé. Ce permis, déposé le 30 avril 2013, est toujours en cours d'instruction. Il n'a jamais été rendu public. Le Canard s'est amusé à comparer, aidé par quelques experts en mètres carrés et en avions. les plans du projet Notre-Dame et les infrastructures actuelles de Nantes- Atlantique. à Bouguenais. Vous savez, cet aéroport qu'on nous dit sous-dimensionné. mal fichu et où l’on va bientôt se marcher sur les pieds parce qu'il dépasse dangereusement les 4 millions de passagers par an. Eh bien. le plus fort. c'est que la quasitotalité des espaces et des équipements de l'aérogare prévus à Notre-Dame sont en-dessous des préconisations de l‘aviation civile… Les zones d'accueil des passagers, par exemple. Dans l'aérogare dernier cri de Notre-Dame. Vinci leur a prévu un hall des départs et des arrivées de 2 870 m2. Grandiose ! Sauf qu'à Nantes-Atlantique il y a 4 200 m² et. dans son étude. le Service Technique de l'Aviation Civile estime qu'il faudrait au moins 5000 m². Passons aux comptoirs d'enregistrement. ll y en aurait 28 à Notre-Dame. Magnifique ! Devinette : combien en existe-t-il à Nantes-Atlantique ? Réponse : 34 et l'aviation civile en souhaiterait 40. Dans la zone de sûreté. il n’y a plus que sept postes de contrôle. contre huit actuellement à Nantes-Atlantique. Et les salles d'embarquement ultra-modernes ont, elles aussi, rétréci à l'atterrissage : 2 850 m² contre 3 775 à Nantes-Atlantique. L'aviation civile aurait voulu 4446 m². A l'arri- vée, les zones passagères couvriraient 10 000 m2 à Notre-Dame. Or elles sont de 11 250 m2 à Bouguenais, et les autorités aériennes en préconisent 3 000 de plus. A Notre-Dame, il n'est prévu que deux passerelles (contre 5 à Nantes-Atlantique). Quant aux parkings pour les avions ils ne feraient plus que 101 800 m2 pour 20 places. contre 121 600 m2 et 23 places. Cependant deux zones sont plus grandes sur les plans de Notre Dame : la salle de livraison des bagages (2714 m2, trois fois plus vaste que la norme). Et. surtout. la galerie commerciale, où les passagers dépensent leurs euros avant le vol. Boutiques, restos, bistros : avec 2 500 m2. elle fait presque le double de celle de Nantes-Atlantique ! Le CéDPA (Collectf d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport) ajoute qu'il y a aussi des choses étonnantes concernant la longueur du parcours des voyageurs, la distance de la caserne des pompiers, la surface du bâtiment de maintenance des avions. « De manipulations en grossières exagérations, la coupe « NDDL » déborde. Il est urgent d'abandonner ce projet infondé, dont les aspects calamiteux sont de plus en plus évidents, d'abroger la déclaration d'utilité publique de 2008 et de lancer les travaux de réaménagement de l'aéroport existant dont les grandes qualités vont commencer à pâlir faute d'investissements. Il est urgent de revenir à la raison sur ce dossier » conclut le CéDPA. --------------- Ecrit le 29 octobre 2014 {{{Notre Dame des Landes et le Modem}}} Dans une lettre du 15 octobre 2014, signée de Xavier Brucker, son président, le Modem de Loire-Atlantique souhaite rencontrer la ministre Ségolène Royal, au sujet « d'un projet qu'une majorité de Français désapprouve » « A l’heure où la situation de nos finances publiques conduit légitimement le gouvernement à réviser ses choix, notamment pour ce qui concerne les dépenses sociales, et à envisager des pistes d'économies dans de nombreux domaines, je souhaite attirer votre attention sur la nécessité de réévaluer les alternatives existantes aux engagements financiers de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’actualité récente et les recours déposés laissent à penser que la décision d'engager le chantier a été prise sans une revue exhaustive des éléments nécessaires et sans examen approfondi des solutions alternatives » ----------------- Ecrit le 29 octobre 2014 {{{Des journalistes fichés ?}}} « Une sorte d'affaire d'État » titre le Télégramme du 22 octobre 2014 reprenant la fracassante révélation faite par Delphine Batho, ministre de l'Écologie dans le gouvernement Ayrault, dans son livre L'insoumise (Ed.Grasset). Elle déclare : «  Il faut savoir que le sujet de Notre-Dame-des-Landes était si sensible qu'il était directement géré par Matignon. C'était devenu une sorte d'affaire d'État. Tout d'abord en raison de la contestation qui se développait, et aussi parce que c'était le fief du Premier ministre. Une liste de journalistes a été dévoilée lors d'une réunion interministérielle où devait être évoquée la stratégie de communication du gouvernement à ce sujet. Y assistaient tous les conseillers des ministres concernés. Ce document n'était pas une note d'analyse du traitement médiatique du dossier mais bel et bien une liste répertoriant les journalistes selon leurs supposées positions personnelles ». « Les journalistes étaient classés en trois groupes : les « neutres », les « contre » et les « favorables » Je ne l'ai pas rendue publique car... (silence) elle était accompagnée de commentaires pour chacun des journalistes cités. C'était très désagréable ». « J'ai aussitôt fait remonter l'information. J'ai alerté les services du Premier ministre, en disant que ces méthodes n'étaient pas acceptables, qu'elles étaient même dangereuses et qu'il fallait y mettre un terme immédiatement. Je n'ai obtenu aucune réponse. Je n'ai pas enquêté sur l'origine et les buts de cette liste. Mais elle existe bel et bien. J'en ai un exemplaire ». Interrogé, JM Ayrault dit ne pas avoir vu cette liste. Manuel Vals n'a pas répondu. Aucun ne dit que cette liste n'existe pas. [Des tracteurs vigilants->4547] pour le procès de la ferme des 1000 vaches.
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Ecrit le 22 octobre 2014

EELV : pas de débat !

Au printemps dernier, constatant que tous les scénarii concernant l’amélioration de la liaison ferroviaire Nantes-Rennes sont élaborés avec la volonté de proposer des dessertes à l’éventuel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les élu-e-s écologistes bretons et ligériens ont alerté la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Cette demande a été acceptée, et la CNDP a créé une mission d’expertise indépendante sur la liaison Nantes-Rennes pour analyser notamment de nouveaux tracés d’infrastructures et évaluer les aspects socio-économiques et environnementaux des solutions alternatives.

Mais sans attendre la présentation de l’étude complémentaire prévue à Nantes (le 27 novembre) et à Rennes (le 2 décembre), le Conseil Général de Loire Atlantique a fait voter ses membres en faveur d’une desserte de l’aéroport Notre-Dame des Landes : ce vote a été effectué alors que le débat sur cette liaison Nantes/Rennes n’a pas encore eu lieu !

Lorsque le projet d’aéroport est plus que jamais suspendu, la validation prématurée d’un scénario imposant sa desserte est une aberration.

Les élu-e-s écologistes du Conseil régional des Pays de la Loire réclament le respect du débat public sur la liaison des deux capitales régionales et la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux de tous les scénarii qui seront présentés. Pour débattre et choisir, chacun, collectivité ou simple habitant, doit posséder tous les éléments d’appréciation : c’est le minimum d’une procédure démocratique.


Ecrit le 22 octobre 2014

Notre Dame des Landes : riquiqui !

Un article du Canard Enchaîné du 8 octobre, jette un pavé dans la mare ! La demande de permis de construire de Notre-Dame-des-Landes, que “Le Canard” a dénichée, a prévu un équipement plus petit que l’ancien, celui qu’on présente pourtant comme saturé. Ce permis, déposé le 30 avril 2013, est toujours en cours d’instruction. Il n’a jamais été rendu public.

Le Canard s’est amusé à comparer, aidé par quelques experts en mètres carrés et en avions. les plans du projet Notre-Dame et les infrastructures actuelles de Nantes- Atlantique. à Bouguenais. Vous savez, cet aéroport qu’on nous dit sous-dimensionné. mal fichu et où l’on va bientôt se marcher sur les pieds parce qu’il dépasse dangereusement les 4 millions de passagers par an. Eh bien. le plus fort. c’est que la quasitotalité des espaces et des équipements de l’aérogare prévus à Notre-Dame sont en-dessous des préconisations de l‘aviation civile… Les zones d’accueil des passagers, par exemple. Dans l’aérogare dernier cri de Notre-Dame. Vinci leur a prévu un hall des départs et des arrivées de 2 870 m2. Grandiose ! Sauf qu’à Nantes-Atlantique il y a 4 200 m2 et. dans son étude. le Service Technique de l’Aviation Civile estime qu’il faudrait au moins 5000 m2. Passons aux comptoirs d’enregistrement. ll y en aurait 28 à Notre-Dame. Magnifique ! Devinette : combien en existe-t-il à Nantes-Atlantique ? Réponse : 34 et l’aviation civile en souhaiterait 40. Dans la zone de sûreté. il n’y a plus que sept postes de contrôle. contre huit actuellement à Nantes-Atlantique. Et les salles d’embarquement ultra-modernes ont, elles aussi, rétréci à l’atterrissage : 2 850 m2 contre 3 775 à Nantes-Atlantique. L’aviation civile aurait voulu 4446 m2. A l’arri- vée, les zones passagères couvriraient 10 000 m2 à Notre-Dame. Or elles sont de 11 250 m2 à Bouguenais, et les autorités aériennes en préconisent 3 000 de plus.

A Notre-Dame, il n’est prévu que deux passerelles (contre 5 à Nantes-Atlantique). Quant aux parkings pour les avions ils ne feraient plus que 101 800 m2 pour 20 places. contre 121 600 m2 et 23 places.

Cependant deux zones sont plus grandes sur les plans de Notre Dame : la salle de livraison des bagages (2714 m2, trois fois plus vaste que la norme). Et. surtout. la galerie commerciale, où les passagers dépensent leurs euros avant le vol. Boutiques, restos, bistros : avec 2 500 m2. elle fait presque le double de celle de Nantes-Atlantique !

Le CéDPA (Collectf d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport) ajoute qu’il y a aussi des choses étonnantes concernant la longueur du parcours des voyageurs, la distance de la caserne des pompiers, la surface du bâtiment de maintenance des avions.

« De manipulations en grossières exagérations, la coupe « NDDL » déborde. Il est urgent d’abandonner ce projet infondé, dont les aspects calamiteux sont de plus en plus évidents, d’abroger la déclaration d’utilité publique de 2008 et de lancer les travaux de réaménagement de l’aéroport existant dont les grandes qualités vont commencer à pâlir faute d’investissements. Il est urgent de revenir à la raison sur ce dossier » conclut le CéDPA.


Ecrit le 29 octobre 2014

Notre Dame des Landes et le Modem

Dans une lettre du 15 octobre 2014, signée de Xavier Brucker, son président, le Modem de Loire-Atlantique souhaite rencontrer la ministre Ségolène Royal, au sujet « d’un projet qu’une majorité de Français désapprouve »

« A l’heure où la situation de nos finances publiques conduit légitimement le gouvernement à réviser ses choix, notamment pour ce qui concerne les dépenses sociales, et à envisager des pistes d’économies dans de nombreux domaines, je souhaite attirer votre attention sur la nécessité de réévaluer les alternatives existantes aux engagements financiers de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’actualité récente et les recours déposés laissent à penser que la décision d’engager le chantier a été prise sans une revue exhaustive des éléments nécessaires et sans examen approfondi des solutions alternatives »


Ecrit le 29 octobre 2014

Des journalistes fichés ?

« Une sorte d’affaire d’État » titre le Télégramme du 22 octobre 2014 reprenant la fracassante révélation faite par Delphine Batho, ministre de l’Écologie dans le gouvernement Ayrault, dans son livre L’insoumise (Ed.Grasset). Elle déclare :

« Il faut savoir que le sujet de Notre-Dame-des-Landes était si sensible qu’il était directement géré par Matignon. C’était devenu une sorte d’affaire d’État. Tout d’abord en raison de la contestation qui se développait, et aussi parce que c’était le fief du Premier ministre. Une liste de journalistes a été dévoilée lors d’une réunion interministérielle où devait être évoquée la stratégie de communication du gouvernement à ce sujet. Y assistaient tous les conseillers des ministres concernés. Ce document n’était pas une note d’analyse du traitement médiatique du dossier mais bel et bien une liste répertoriant les journalistes selon leurs supposées positions personnelles ».

« Les journalistes étaient classés en trois groupes : les « neutres », les « contre » et les « favorables » Je ne l’ai pas rendue publique car... (silence) elle était accompagnée de commentaires pour chacun des journalistes cités. C’était très désagréable ».

« J’ai aussitôt fait remonter l’information. J’ai alerté les services du Premier ministre, en disant que ces méthodes n’étaient pas acceptables, qu’elles étaient même dangereuses et qu’il fallait y mettre un terme immédiatement. Je n’ai obtenu aucune réponse. Je n’ai pas enquêté sur l’origine et les buts de cette liste. Mais elle existe bel et bien. J’en ai un exemplaire ».

Interrogé, JM Ayrault dit ne pas avoir vu cette liste. Manuel Vals n’a pas répondu. Aucun ne dit que cette liste n’existe pas.

Des tracteurs vigilants pour le procès de la ferme des 1000 vaches.