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Mée-disances du 3 décembre 2014.

Ecrit le 3 décembre 2014.

  Démocratie et Tunisie

Le Point 22/11 : Colonne vertébrale de Tunis, l’avenue Habib-Bourguiba est également l’épicentre de la vie politique nationale. C’est ici que les Tunisiens se sont rassemblés pour célébrer la chute de Ben Ali, il y a près de quatre ans, ici également que s’est focalisée la campagne pour la présidentielle dont le premier tour a lieu le 23novembre. Pour cette première élection d’un chef de l’État au suffrage universel, pas moins de 27 prétendants ont été autorisés à concourir. Ils étaient initialement 70… Une surabondance telle que, pour aider les électeurs à s’y retrouver, la commission électorale a attribué un numéro à chacun.

L’élection devrait se jouer au second tour, le 21 ou le 28 décembre, entre le candidat n° 7 et le n° 24. Soit respectivement Béji Caïd Essebsi, chef du parti Nidaa Tounes, grand vainqueur des législatives du 26 octobre, et Moncef Marzouki, le président sortant qui avait été élu en 2011 par l’Assemblée constituante.

Le premier nommé a obtenu 39,46 % des suffrages et le second 33,43 %. Il n’y a guère que 196 966 voix d’écart. La participation n’a été que de 62,91 % et 1 968 176 électeurs ne se sont pas déplacés. Rien n’est donc joué pour le second tour.
Pour mieux connaître les deux finalistes, lire ici :

C’est en Tunisie qu’est né le Printemps arabe ; c’est aussi en Tunisie qu’il promet encore un été. Tous les autres pays touchés (Égypte, Libye, Syrie) sont passés directement en automne, voire en hiver.

  Hollande, Juppé, hués …

Le Parisien. fr 23/11 : En dépit de leurs désaccords, François Hollande et Martine Aubry ont affiché leur bonne entente ce samedi à Lille. Venu assister au match de double de la finale de la Coupe Davis entre la France et la Suisse, le chef de l’Etat est arrivé un peu avant 13 heures, accueilli par la maire de la ville et ancienne patronne du PS devant le restaurant Meert. Au passage, il a été copieusement sifflé et hué aux cris de « Hollande démission » à sa descente de voiture.
«  Il faut toujours jouer collectif, on a formé l’équipe de double  ! », a plaisanté le président à la sortie de son déjeuner avec son ancienne rivale des primaires socialistes.

Le Parisien.fr 23/11 : Pourtant sur ses terres, Alain Juppé a été hué au début du meeting que tenait Nicolas Sarkozy samedi à Bordeaux. Le maire de la ville a suscité l’ire de l’assemblée pour avoir parlé du « rassemblement de la droite et du centre  » et évoqué « une primaire ouverte » en vue de la présidentielle de 2017. « Je répète : l’UMP a été constituée sur la base de la droite et du centre. Je continuerai à le dire », a poursuivi Alain Juppé, bravant les huées, qui ont redoublé lorsqu’il a ajouté qu’il fallait «  préparer une primaire ouverte  » en 2016.

  Sarkozy décevant

Les Echos du 29/11 : La participation au vote interne à l’UMP a été, par rapport aux précédents scrutins, un record (58,1 %). Avec 64,5 % des suffrages exprimés, Nicolas Sarkozy est loin d’avoir obtenu le plébiscite espéré. Bruno Le Maire, qui voulait créer la surprise et espérait 20 %, a réalisé, avec 29,18 %, un très gros score. Hervé Mariton n’a pas réussi son pari, arrivé au-dessous des 10 % qu’il espérait. Sa volonté d’abroger la loi Taubira ou celle d’en finir avec le droit du sol pour passer au droit du sang, ne semblent donc pas avoir drainé autant qu’il l’aurait souhaité. N. Sarkozy va devoir compter avec une forte opposition interne, celle de Bruno Le Maire, mais aussi celles d’Alain Juppé et François Fillon. Celui-ci a déclaré : « L’union n’est pas la soumission. Un grand parti moderne accepte la différence !  » : il y aurait des félicitations plus chaleureuses !

[Ndlr : N. Sarkozy a mené une campagne médiatique et de terrain, tambour battant,
et a multiplié les approximations, les contre-vérités, et les mensonges mais cela n’a pas payé : 20 points de moins qu’il y a dix ans, la magie « Sarkozy  » n’opère plus comme avant ! Dans la longue liste des candidats à la candidature, en 2016, la guerre est commencée ]

  Budget russe à la diète

La Tribune (AFP) 24/11 : La Russie chiffre le coût des sanctions occidentales à 32 milliards d’euros par an, en réponse au rôle joué par Moscou dans la crise ukrainienne. Mais la baisse des cours du pétrole lui coûte beaucoup plus cher... Anton Silouanov, ministre russe des Finances, a en effet également estimé, lundi, que la chute du cours du pétrole faisait perdre jusqu’à 80 milliards d’euros à son pays par an. La moitié des rentrées budgétaires du pays dépend du pétrole, raison pour laquelle le ministre s’inquiète de la baisse des cours : « Nous pouvons perdre de 90 à 100 milliards de dollars (72 à 80 milliards d’euros) par an à cause de la baisse de 30% du cours du pétrole ». Le 27 novembre, le cours du baril de pétrole passait sous la barre des 72 dollars à Londres, pour la première fois depuis quatre ans, en juin dernier il était encore à 115 dollars.

  Dépollution à Grenoble

Le Monde (AFP) 24/11 : La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec le groupe d’affichage et de mobilier urbain J.C.Decaux. Cette annonce, qui était une promesse de campagne du maire, Eric Piolle, est « une première européenne pour une grande ville », explique la mairie. Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux vont disparaître de l’espace public, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 m2 d’espaces publicitaires. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l’immédiat, le contrat signé entre J.C.Decaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise ne prenant fin qu’en 2019. A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps  ».

  Le rail déraillera-t-il ?

Le Monde.fr 24/11 : Le chiffre impressionne. Si les commandes de TGV, trains régionaux et autres locomotives ne reprennent pas en France, pas moins de 10 000 emplois sont menacés d’ici à 2018, sur un total estimé aujourd’hui à 21 000, selon la Fédération des industries ferroviaires (FIF). Hors de la filière, ce sont 5 000 emplois supplémentaires qui seraient également en péril en France. Pour les TGV, Alstom dispose d’une charge de production jusqu’en 2017, grâce à la dernière commande d’une quarantaine de trains passée par la SNCF en 2013. Mais, au-delà, la charge s’annonce nulle en 2019. Pour les trains intercités et les TER, «  l’activité s’écroule dès 2016 pour devenir quasi nulle en 2017  », assure la FIF. Les régions, qui ont en charge les TER, et ont signé en 2009 un contrat-cadre pour l’achat de 1 860 trains à Alstom et Bombardier, n’ont finalement acheté que 315 rames. Elles accusent la baisse des transferts financiers de l’Etat et la suppression de certaines sources de financement autonomes.

Pour résumer, le chiffre d’affaires de l’activité ferroviaire lié au marché français devrait passer de 1,4 milliard d’euros en 2013 à 300 millions à l’horizon 2018, « tandis que l’activité de rénovation reste très limitée, et l’activité service reste nulle  », assure la FIF. Le seul espoir reste l’exportation. Mais le volume d’affaires y est pour l’instant limité pour l’activité d’assemblage, généralement installée à l’étranger au plus près des marchés.

Dans ce sombre paysage, le seul segment stable est celui de la production de métros, alors que la production des tram trains devrait s’écrouler d’ici à 2018. « Le gouvernement, qui n’a pas d’argent et fait des économies, compte revoir à la baisse les commandes à moyen terme, confie un observateur. D’ici à un an, les bus interurbains seront libéralisés  ».