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L’ORPAC est-il condamné à disparaître ?

  Sommaire  

Ecrit le 10 décembre 2014.

La question est brutale. La réponse risque de l’être aussi. Des échos convergents font état d’une volonté de la municipalité de Châteaubriant, de supprimer l’ORPAC  , (Office des Retraités) en tant qu’association indépendante, et d’en faire un service municipal, rattaché au CCAS   (Centre Communal d’Action Sociale). Ainsi, ce ne serait plus un Conseil d’Administration (élu par l’Assemblée Générale) qui déciderait des orientations et accepterait les activités proposées : tout serait dans les mains de la mairie.

Actuellement, l’ORPAC   a un conseil d’administration de 23 membres, et on a vu l’adjointe au maire, Monique Bigot, lors de la dernière assemblée générale, aller dire pour qui il fallait voter, au moment de son renouvellement.

Le bureau de l’ORPAC   compte 11 membres dont 5 désignés par la mairie, et deux membres supplémentaires, conseillers municipaux, élus directement par l’assemblée générale. Ainsi, de fait 7 membres sur 11 sont conseillers municipaux. Ce qui a permis, lors d’élections tout-à-fait démocratiques, d’éliminer le vice-président Michel Demé qui avait le tort d’être de gauche et de s’être présenté sur une liste opposée à celle du maire*. Démocratique mais pas sympathique ! Quant à la présidence, elle était assurée jusqu’en juin dernier par Monique Bigot, adjointe au maire, qui a su se faire remplacer par le docile Claude Ferron (ancien président qui a repris la présidence), celui-ci se laissant mener par le bout du nez.

Dans le bureau de l’Orpac   il y a aussi Maman Boisseau et Fiston Boisseau (par ailleurs adjoint au maire), ce qui n’est pas normal, comme l’a rappelé la Sous-Préfecture, mais qui se poursuit quand même. Au Conseil Municipal du 16 novembre 2014, la mairie aurait dû désigner un autre représentant, mais ne l’a pas fait, un ’’oubli’’ sans doute. Et Fiston Boisseau continue à faire sa loi, c’est même lui, et pas le Président Ferron, qui a annoncé la disparition prochaine de l’ORPAC   !

Chez les adhérents (ceux qui sont au courant), les manœuvres pour zigouiller l’ORPAC   sont mal acceptées mais une consigne de silence a été donnée (plus ou moins bien respectée !). Les adhérents non-informés sentent qu’il se passe quelque chose et apprendront les choses quand ce sera fait, il n’est même pas sûr que le Conseil d’Administration (malgré les statuts) soit appelé à donner son avis.

Zigouiller l’ORPAC  , est-ce donc possible ? Mais oui ! De la même façon que la municipalité a zigouillé l’ACLA (devenu ’’Centre de Loisirs’’) et son conseil d’administration qui comportait des représentants de parents. De la même façon que la municipalité a zigouillé le comité consultatif de l’école de musique (qui comportait des représentants de parents). De la même façon que la municipalité a ôté des tâches au Conseil de Développement. De la même façon que la Com’Com’   a zigouillé l’ADT   (Tourisme  ) qui associait les prestataires de service. Bien sûr ces services continuent, mais les citoyens n’ont pas la possibilité d’y participer … un bon moyen pour éliminer ceux qui sont un peu marqués à gauche et qui auraient eu la possibilité de faire passer leurs idées et de se faire connaître, faisant ainsi de l’ombre au grand maître de la ville !

Les bouleversements de l’ORPAC  , prévus pour le début de l’année 2015, seraient repoussés au 1er juin 2015, étant donné que l’ORPAC   a signé des contrats avec des intervenants, et qu’il serait bien compliqué de modifier ces contrats si l’employeur était désormais le CCAS  . En attendant, tout est fait pour que les utilisateurs de l’ORPAC   n’y voient que du feu.


Les plus ’’visés’’ actuellement sont les randonneurs de l’ORPAC  , une section forte de quelque 130 adhérents, qui organisent des sorties deux fois par semaine, et un repas annuel. Ils ont été ’’convoqués’’ en mars dernier par le bureau de l’ORPAC   qui leur a dit que :

  • - Obligation de fournir une photocopie du permis de conduire et de la carte verte d’assurance pour tous les conducteurs-covoitureurs potentiels.
  • - le responsable de la randonnée devra établir une liste des présents à chaque départ (pour une quarantaine de personnes à chaque fois).
  • - Pour les sorties annuelles, l’ORPAC   prendra en charge l’organisation matérielle de la sortie dans sa totalité, devis et réservation du véhicule, gestion des inscriptions (mais pas la location de la salle).

Une lettre de la commission ’’randonneurs’’ a été adressée à la présidente début mars 2014 et n’a pas eu de réponse. Cette lettre dit, après enquête auprès des compagnies MAIF, MACIF, MAAF, AXA, que la copie de la carte verte n’est pas une obligation et que, pour le permis de conduire, sa réquisition relève des seules autorités de police ou de gendarmerie. «  De plus rien ne garantit la validité des documents fournis à une date antérieure au supposé sinistre et elle est totalement invérifiable à chaque départ  ».

La commission ’’randonneurs’’ a le sentiment que, en imposant plein de règlements, il y aurait volonté de casser ce groupe qui fonctionne si bien et de façon autonome … et qui serait susceptible de s’opposer à une disparition de l’Orpac   ! ! Bref, à l’Orpac  , comme dit une adhérente «  C’est le bordel  ».

  Pourquoi ?

Mais pourquoi donc la municipalité souhaite-t-elle récupérer l’Orpac   ? Pour des raisons politiques (voir plus haut), pour des raisons financières aussi car elle estime que l’Orpac   lui coûte trop cher ! Mais il n’est pas sûr que ce soit un bon calcul. En effet, si l’Orpac   était un service communal, il n’y aurait plus les cotisations des membres (400 membres à 16 €, c’est pas rien). Et les subventions que verse le Conseil Général seraient réduites. Mais il y aurait toujours du personnel à payer et un local à louer. Sauf si la municipalité avait l’intention de mutualiser (enfin) des locaux associatifs et de licencier le personnel actuel !

Il y a peut-être une autre raison : il est reproché à la municipalité de ne pas avoir encore organisé un « centre social » à Châteaubriant. En récupérant l’Orpac  , cela ferait un ersatz ou un embryon de centre social, sans coûter plus que maintenant… La municipalité parle aussi de créer un «  Conseil des Anciens  » et de faire ’’mieux’’ que l’Orpac   actuel ! Un Conseil des Anciens, c’est une bonne idée, mais pourquoi supprimer l’ORPAC   ? L’Orpac   c’est 400 adhérents et plein d’activités qui fonctionnent bien, à la satisfaction des adhérents et les finances sont saines. Alors quoi demain ? Le Conseil d’Administration aurait voulu des explications à ce sujet mais une réunion extraordinaire a été refusée car, finale-ment, la mairie ne sait pas répondre aux questions qui lui sont posées...

Attendons maintenant de voir ce qui va se passer dans l’immédiat et dans l’avenir. Car une autre association est en ligne de tir de la municipalité : l’association Rencontres  . Quant au RAP   (Relais Accueil Proximité), il est en ligne de mire de la Com’Com’   … Il y avait l’ARCEL   aussi, mais cette association de Saint-Aubin-des-Châteaux a su tenir tête ! Pour l’instant.

(*) On peut d’ailleurs penser que Michel Demé, pour la même raison, ne sera pas réélu au Conseil d’Administration en avril prochain. Il s’est d’ailleurs passé la même chose en 2001 (après le changement de municipalité) quand la vice-présidente de l’Office de Tourisme   a été virée en assemblée générale, pour crime de mauvaise orientation politique.


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