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Mée-disances du 17 décembre 2014

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Ecrit le 17 décembre 2014

 Un Sarko revanchard ?

Europe 1 du 08/12 : Le Premier ministre, Manuel Valls, a accordé une interview au Journal Télévisé. Il s’est attaqué au nouveau président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. « Nous n’avons pas très bien compris le sens de son retour, et j’ai le sentiment qu’il est mu par une seule idée, la revanche » [...] « La revanche contre le Président de la République, on peut le comprendre, il a perdu l’élection en 2012 », a poursuivi le Premier Ministre. « A l’égard de ses amis peut-être. Mais j’ai surtout le sentiment qu’il s’agit d’une revanche à l’égard des Français ».

Manuel Valls a dit être « là pour assumer ses responsabilités jusqu’à la fin du quinquennat ». « C’est ce que nous avons convenu avec le Président de la Répu-blique, et je ne suis pas un déserteur », a-t-il ajouté. Avec Hollande, « nous gouvernons ensemble ».

Interrogé sur l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections législatives, promesse du candidat Hollande, Manuel Valls a précisé : « C’est une respon-sabilité que je ne souhaite pas que nous prenions », parce que « cela ferait rentrer 150 ou 180 députés du Front national à l’Assemblée nationale et que cela rendrait le pays totalement ingouvernable ».

Le Parisien 08/12 : Les Français sont 86% à estimer que la politique économique actuelle du gouvernement est mauvaise. Ils ne sont que 14% à la voir sous un jour favorable. Le rejet provient tant de la droite (95% de mauvaises opinions) que de la gauche (71%). Enfin, 70% des Français sont favorables à l’autorisation d’ouverture des magasins le dimanche et 64% à l’ouverture à la concurrence de certaines professions réglementées.

Blog de JeanMarieMorandini du 8/12 : L’image de N. Sarkozy s’est dégradée au cours de la campagne pour la présidence de l’UMP, d’après les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujour-d’hui en France. 61% des Français consi-dèrent que son retour est « une mauvaise chose » pour la vie politique française, en hausse de sept points par rapport à un sondage du 22 septembre, réalisé donc quelques jours après l’annonce officielle de son retour. A l’inverse, seuls 39% des Français pensent que « c’est une bonne chose ».

D’ailleurs, 66% (+5) des personnes interrogées ne souhaitent pas qu’il se présente à l’élection présidentielle de 2017, contre 33% (-4) qui le souhaitent.
58% des sondés ont une « mauvaise opinion » du nouveau patron de l’UMP, dont 32% de « très mauvaise opinion », et 41% « une bonne opinion ».

Comme dit Gramsci : « L’ancien monde se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour,. Dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

 Et une Z.A.D. de plus, une !

Ndlr : on s’y perd un peu, d’où précision : administrativement, une Z.A.D. se traduit par Zone à Aménagement Différé. C’est un secteur, un ensemble de terrains, où une collectivité locale, un établissement public y ayant vocation ou une Société d’économie mixte (SEM) titulaire d’une convention d’aménagement dispose, pour une durée de 6 ans, d’un droit de préemption. Pour d’autres citoyens, la Z.A.D. est rebaptisée ’Zone A Défendre’, car porteuse à leurs yeux d’un projet toxique pour la planète, voire d’un projet inutile. Ils contestent sa légitimité, en pointant l’insuffisance de la démocratie participative. Ouest-France 06/12 compte une quinzaine de Z.A.D. contestées.]

My TF1 News.fr 09/12 : La construction d’un Center Parcs (emprise de 150 à 200 ha sur site forestier) divise la population de la commune de Roybon (Isère, 1300 hab). Après les opposants à la construction de ce village vacances, c’est au tour [le lendemain] des partisans du projet de manifester. « Oui aux emplois », « Bienvenue à Center Parcs » : plus d’un millier de personnes ont défilé dans ce but ainsi que pour exprimer leur ras-le-bol contre la « minorité » qui bloque le chantier.

Le cortège a emprunté une route longeant la forêt de Chambaran, où doit se construire le complexe touristique, mais sans s’approcher du chantier, pour éviter toute altercation avec les « zadistes », (zone à défendre) qui y occupent une maison forestière. « A Roybon, on nous a proposé un incinérateur puis une décharge. Je préfère un Center Parcs. Au niveau écologie, il n’y a pas photo », expliquait Anne Bayou, médecin et habitante de Roybon. C’est un « projet bénéfique pour le village, pour l’emploi et pour la nature », assurait un ouvrier.

Beaucoup de manifestants exprimaient un profond agacement contre la cinquantaine de « zadistes » qui entravent les travaux. « Zadiste, espèce protégée ? ». « Y en a pas un de la région, y en a pas un du coin. Ils ne travaillent pas et ne vivent que du RSA   ». « Nous allons leur montrer que nous sommes unis et nombreux et que la démocratie, c’est nous et pas eux ! ».

Le Center Parc doit accueillir un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l« Aquamundo », une bulle transparente maintenue à 29°c. Le projet prévoit 697 créations d’emplois (468 emplois « équivalent temps plein ») et d’importantes retombées fiscales pour les collectivités locales.

 Cyclistes, prunes low-cost !

nicematin.com 08/12 : Des amendes moins lourdes mais plus fréquentes pour les cyclistes bravant le code de la route : le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) a préconisé de géné-raliser cette mesure qui est testée à Strasbourg depuis deux ans, avec succès. Dans la capitale alsacienne, en pointe pour ses aménagements en faveur des vélos, le dispositif a été lancé fin 2012 pour remettre les cyclistes toujours plus nombreux dans le droit chemin. Une dizaine d’infractions sont visées, comme le non-respect d’un feu rouge ou le fait de téléphoner en circulant.

Les auteurs de ces infractions sont normalement passibles d’amendes d’au moins 90 € , comme les automobilistes. Mais la Ville, le parquet de Strasbourg et la préfecture du Bas-Rhin ont convenu d’appliquer aux vélo-cyclistes une « verbalisation adaptée » de 45,60 euros.

« Ce dispositif a permis plus de verbali-sations par les forces de l’ordre (...) et une baisse sensible des accidents de plus de 30%, ce qui n’est pas un pourcentage faible ». « L’objectif des amendes minorées, ce n’est pas de faire de la verbalisation à fond », insiste également Jean-Baptiste Mathieu, conseiller municipal, en estimant que la « politique répressive ne fait pas tout ».
Christian Jacquot, le président de la commission deux roues du CNSR (Comité National de la Sécurité Routière), préconise une extension nationale du dispositif.

 Allo, maman, bobo …

bfmtv.com 08/12 : Une trentaine de parlementaires, tous issus de la majorité, ont signé une tribune exigeant que les conséquences pathologiques du stress au travail soient indemnisés par le patronat, et non pas par la collectivité.

Le « burn out », sentiment d’épuisement psychique à cause des conditions de travail, touche un salarié sur quatre pendant sa carrière aujourd’hui en France, un chiffre alarmant. « Nous demandons la reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle », indiquent ainsi les élus signataires. « Cette reconnaissance est indispensable pour faire que les effets de l’épuisement nerveux au travail soient à la charge de ceux qui en sont responsables, c’est-à-dire les employeurs », expliquent-ils. Pour eux ; il s’agirait de faire « basculer le financement » de ce syndrome d’épuisement professionnel sur la branche Accident du travail et maladies professionnelles - financée par les cotisations patronales à 97%. Les députés proposent l’inscription de deux nouveaux éléments au tableau des maladies professionnelles : la dépression consécutive à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail.

Pour l’heure, une personne souffrant de stress au travail a droit à un congé maladie ou un temps partiel thérapeutique financés par le régime général de la Sécurité sociale et donc par l’ensemble de la collectivité. Et la définition clinique de ce syndrome « d’épuisement professionnel » est très floue.

Il n’y a pas d eMée-disaance pour les 24 et 31 décembre 2014