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Grappillages du 14 janvier 2015

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Ecrit le 14 janvier 2015

 Un cargo ça rapporte gros

 
L’Obs du 02/01 : selon l’Organisation internationale des migrations basée à Genève, les trafiquants recourent depuis peu à de gros cargos pour transporter les migrants clandestinement en Europe, ce qui leur permet de faire « des économies d’échelle ». Et de rapporter gros. Les migrants payent entre 1.000 et 2.000 dollars par personne, ce qui signifie que ceux qui sont derrière un cargo tel que le Blue Sky M [abandonné au large de l’Italie] ont encaissé plus d’un million de dollars pour un seul voyage. « De quoi payer l’équipage, son évacuation et sans doute des pots-de-vin qui pourraient être utiles pour une prochaine opération ». « Des villes entières sont en train d’être évacuées en Syrie, ce qui représente des milliers de migrants chaque mois ». [...]
 
Récemment, près de 800 migrants ont été abandonnés par l’équipage du Blue Sky M, battant pavillon moldave, et sauvés par des garde-côtes italiens. Quelques jours plus tard c’est un cargo transportant 450 migrants qui a été secouru alors qu’il dérivait au large de la Calabre.

L’Italie est confrontée depuis plusieurs années à un afflux croissant de clan-destins tentant de gagner l’Europe par la Méditerranée au péril de leur vie, environ 400 arrivées par jour. Plus de la moitié sont Syriens ou Érythréens.

 Marketing noir

 
Lexpress.fr du 08/01 : Pas de temps à perdre. Quelques heures après l’attentat à Charlie Hebdo, des plateformes se sont ouvertes sur internet pour commercialiser des produits autour du slogan « Je suis Charlie ». Un nom de domaine a même été créé Jesuischarlie.net où un t-shirt est en vente à 21,40 euros, soit « trois euros de plus que le prix du prestataire » assure à L’Express celui qui a ouvert la boutique. « Je voulais faire un geste pour Charlie Hebdo » se défend l’auteur de cette e-boutique, qui explique avoir depuis « demandé la fermeture de sa page » en voyant « la mauvaise interprétation » qui commençait sur les réseaux sociaux. 
 
« Je ne savais pas comment reverser les bénéfices à Charlie Hebdo, se défend aujourd’hui l’auteur. J’ai redirigé ma page vers le site du journal et je laisse même à disposition le nom de domaine » assure-t-il. Du côté des fabricants de produits dérivés, comme la société allemande Spreadshirt, on explique « avoir demandé à ce que toutes les ventes utilisant le terme ’’Je suis Charlie’’ se fassent à commission zéro, comme le prévoit le site ». L’auteur même du slogan, le directeur artistique et journaliste musique de Stylist, Joachim Roncin, a précisé sur Twitter que si « le message et l’image sont libres de toutes utilisation, en revanche je regretterais toute utilisation mercantile ». 
 
Un message qui semble diversement entendu. « Depuis hier soir, il y a beaucoup de boutiques qui s’ouvrent autour de ’’Je Suis Charlie’’. Nous les autorisons. Mais ils doivent nous fournir la preuve qu’ils ne réaliseront pas de profits sur ces ventes » précise Spreadshirt à L’Express. Une entreprise qui se garde bien de dire, pour l’instant, ce qu’elle fera des bénéfices qu’elle pourrait en tirer... 

 Refus de la carte Vitale

 
Pour l’UFC – Que Choisir, l’appel des syndicats de médecins à refuser la carte Vitale compromet l’accès de tous aux soins, en dégradant le système de remboursement. Le premier motif de grève avancé par les syndicats concerne la mise en place future du tiers payant chez les médecins. Le dispositif appelle certes concertation, expérimentation et mise en place progressive, pour s’assurer que les médecins seront payés pour le travail effectué, en temps et en heure. Mais n’oublions pas pour autant l’impératif absolu qu’est l’accès de tous à des soins de qualité. Dans cette optique, le tiers payant, en particulier dans son premier volet qui prévoit son application aux personnes à bas revenus bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, est une avancée qu’il faut maintenir.
 
Par ailleurs, la grève se justifierait, d’après les syndicats médicaux, par la stagnation du revenu des médecins généralistes depuis la dernière hausse du prix de la consultation en 2011. C’est oublier bien vite la mise en place d’une prime annuelle à la performance, qui s’est élevée en 2013 à 5774 € par généraliste participant !

La forme prise par l’action des syndicats de médecins est irresponsable et dangereuse. Refuser la carte Vitale, c’est engorger de feuilles de soins des Caisses primaires d’assurance maladie qui ne sont plus dimensionnées pour traiter un tel afflux. Si le mouvement se poursuit, les délais de remboursement pourraient atteindre jusqu’à deux mois.

Par ailleurs, ce mode d’action sera source de frais de gestion supplémentaires, à l’heure où il faut économiser sur ceux-ci pour continuer à financer notre système de santé.
 
Les usagers ne peuvent accepter de subir sans réagir la guerre que les syndicats de médecins veulent livrer à la Ministre de la Santé. Préoccupée par les conséquences de cette action sur l’accès aux soins, l’UFC–Que Choisir appelle aujourd’hui les médecins à cesser cette instrumen-talisation de la carte Vitale. L’association invite les usagers à régler en pièces jaunes leurs consultations chez les médecins réfractaires à la carte Vitale.

 Suicides à France Telecom

 
Lexpress.fr du 06/01 : France Telecom, devenu Orange, est la première entreprise mise en examen pour harcèlement moral, après le suicide de 35 salariés en 2008 et 2009. L’enquête sur les suicides à France Telecom est suivie de près par les spécialistes du droit du travail : elle pourrait ouvrir la voie à la reconnaissance par la justice d’un harcèlement moral institutionnalisé, contrairement aux cas ordinaires où le lien est direct entre l’auteur du harcèlement et sa victime. 
 
35 suicides de salariés de l’entreprise se sont produits en 2008 et 2009. Les syndicats et les plaignants y voient les conséquences d’un « système » mis en place pour pousser les salariés au départ dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Engagée dans des restructurations après le passage de l’Etat sous les 50% dans le capital du groupe en 2004, l’entreprise avait supprimé 22 000 postes entre 2006 et 2008 et procédé à 10 000 changements de métier durant cette même période. Outre Didier Lombard, d’autres anciens dirigeants ont été mis en examen en juillet 2012 pour harcèlement moral : l’ex-n°2 Louis-Pierre Wenes et l’ex-directeur des ressources humaines, Olivier Barberot. 
 
Quatre cadres ont été mis en examen pour complicité de harcèlement moral. Les parties, à qui la fin de l’enquête a été notifiée le 30 décembre, peuvent désormais faire des demandes d’actes complémentaires, susceptibles de retarder la tenue d’un éventuel procès. Le parquet doit prendre ses réquisitions sur un éventuel renvoi en correctionnelle de tout ou partie des mis en examen, avant une décision des juges d’instruction. 

 La place des femmes

 
Libération.fr du 02/01 : La polémique lancée par le président islamo-conservateur turc Erdogan sur la place ’’naturelle’’ des femmes a rebondi en Turquie après une sortie de son ministre de la Santé jugeant que la maternité était leur seule ’’carrière’’ possible.

A la faveur ’une tournée des premiers bébés de l’année dans les maternités d’Istanbul, le ministre a en effet dispensé quelques conseils à leurs mères : « Les mères ne doivent pas mettre d’autres carrières que la maternité au centre de leur vie. Élever de nouvelles générations doit être au centre de leurs préoccupations ».

Ces déclarations ont suscité une volée de critiques sur les réseaux sociaux : ’’La maternité n’est pas une carrière’’, a réagi l’écrivaine Eli Safak : ’’les femmes turques doivent décider elles-mêmes de leur chemin dans la vie, pas se le faire imposer par des hommes politiques’’.

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